Musique des États-Unis d'Amérique

Musique des États-Unis d'Amérique. Le Canada et son voisin du sud ont bien des points communs.

Musique des États-Unis d'Amérique

États-Unis d'Amérique. Le Canada et son voisin du sud ont bien des points communs. Ces deux pays ont accueilli les pionniers du Nouveau Monde : aventuriers ou individus cherchant à faire fortune, mais aussi missionnaires, colonisateurs, idéalistes et réfugiés fuyant les dictatures des vieux continents. Un même engouement technologique et matérialiste mêlé de puritanisme religieux anime le Canada et les États-Unis. Ils ont en commun des conditions climatiques extrêmes, de grandes distances, des habitants aux origines ethniques et linguistiques diverses. En revanche, ce qui les distingue visiblement, c'est l'importante proportion française de la population du Canada, son allégeance au Commonwealth britannique (les États-Unis l'ont quitté voilà 200 ans révolus) et enfin l'inégalité des croissances démographiques - peut-être la plus décisive au point de vue musical : non seulement les États-Unis sont dix fois plus peuplés que le Canada, mais quand on recense, de part et d'autre, les orchestres, éditeurs de musique, compagnies d'enregistrement, fonds de bibliothèque, agences artistiques, écoles supérieures, et le reste, on constate des disparités encore plus considérables. Ainsi, vers 1840, date à laquelle le Canada commença à imprimer de la musique, les États-Unis en avaient déjà édité davantage que tout ce que son voisin publierait jusqu'en 1980!

Bref, il est facile d'oublier que si son voisin se développe plus vite, la date du premier établissement en Amérique n'en donne pas moins ses droits d'aînesse au Canada : il peut légitimement revendiquer le premier orgue (Québec, v. 1657), le premier opéra (Colas et Colinette de Quesnel, 1790) et le premier B.Mus. mérité (Toronto, 1846).

XVIIe et XVIIIe siècles

Rappelons que pendant la plus grande partie de ces deux siècles, les frontières politiques n'avaient rien de commun avec celles d'aujourd'hui. Avant le second Traité de Paris, en 1783, il n'existait aucune frontière canado-américaine, fût-elle imaginaire. Les Français avaient colonisé la Louisiane, et celle-ci constitue encore un bastion de la culture française (acadienne ou « cajun »), comme il en existe au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, et où l'on est fier de posséder de nombreuses chansons d'origine française qui continuent de fasciner les chercheurs. Il est bon de se rappeler aussi qu'entre le premier Traité de Paris (1763) et le second, c'est-à-dire entre la conquête de la Nouvelle-France par les Britanniques et la Déclaration de l'Indépendance des États-Unis, le Canada et la Nouvelle-Angleterre, deux colonies britanniques, constituaient en fait un seul pays. Après 1760, la population protestante anglophone augmentant, le Canada, comme les États-Unis avant lui, devint un terrain fertile à l'implantation d'écoles de chant (voir Écoles de chant choral) et, parallèlement, un marché où s'écoulaient les nombreux recueils d'hymnes et manuels de musique pour débutants publiés en Nouvelle-Angleterre. Voilà peut-être pourquoi le Canada publia si peu d'ouvrages anglais de musique d'église avant 1850.

C'est aussi à partir des États-Unis que des compagnies itinérantes d'acteurs, de chanteurs et d'instrumentistes, souvent d'origine européenne, s'en venaient divertir la population, de Halifax à Montréal. John Bentley fut l'un d'eux, et parmi les Loyalistes qui s'établirent au Canada après la Révolution américaine, se trouvaient des musiciens comme Stephen Humbert, Jonathan Sewell et David Willson (voir Les Enfants de la paix).

XIXe siècle

Une croissance extrêmement rapide permit aux États-Unis d'offrir de nombreux emplois à leurs musiciens. Aussi, peu d'entre eux émigrèrent-ils au Canada, où les besoins étaient comblés en grande partie par des immigrants belges, français, allemands et britanniques; ceux qui vinrent des États-Unis étaient souvent des enfants de Canadiens français expatriés, comme Jean-Baptiste Labelle (né à Plattsburgh, N.Y., 1828), Charles Labelle (né à Champlain, N.Y., 1849), Orpha-F. Deveaux (né à Hartford, Conn.) et Chambord Giguère (né à Woonsocket, R.I.). Bien entendu, des Anglo-Saxons furent aussi du nombre : la famille Holman en 1858 (voir Holman English Opera Troupe), Edward Fisher en 1875, Samuel Porter vers 1876, suivi de son frère Charles H. Porter vers 1877, Arthur Bird (1856-1923; organiste, pianiste, chef d'orchestre et compositeur) en 1877 et Herbert L. Clarke, le virtuose du cornet, en 1880.

Dès le début du XIXe siècle, le commerce de la musique alla bon train aux États-Unis : tandis que les manufacturiers fournissaient au Canada pianos et harmoniums, des éditeurs tels que Firth & Pond, Lee & Walker, O. Ditson et, plus tard, G. Schirmer, exportaient de grandes quantités de musique imprimée. Au Canada, l'éducation musicale et les goûts étaient façonnés par les manuels d'instruction, recueils d'hymnes et albums de chansons américains, bien plus nombreux que ceux qui provenaient d'Europe. Des célébrités européennes comme Ole Bull, Jenny Lind, Henri Vieuxtemps et d'autres n'auraient probablement jamais visité le Canada s'il n'avait été sur la route entre New York et Detroit, ou entre Boston et Chicago. Des artistes américains (par exemple, Louis M. Gottschalk) et même des orchestres entiers (au milieu du siècle, la Société Germania - un orchestre constitué de Berlinois établis à Boston vers 1850 - et l'orchestre de Theodore Thomas, venu pour la première fois en 1873) se produisaient aussi au Canada, qui accueillit le National Opera en 1888, et le Charley Opera de la Nouvelle-Orléans en 1899. En 1896, le Quatuor à cordes Kneisel de Boston effectua à Montréal une première visite, suivie de bien d'autres.

Vers le milieu du siècle commença un exode en sens inverse, lent mais régulier : les possibilités d'emploi plus nombreuses et les auditoires plus sophistiqués des États-Unis attiraient des musiciens canadiens (voir aussi Émigration). Non seulement beaucoup d'entre eux réussirent à y gagner leur vie, mais grande fut leur contribution à l'essor musical de leur pays d'adoption, en particulier dans l'enseignement de la musique. Calixa Lavallée, qui fut m. c. à la cathédrale catholique de Boston et prés. de la Music Teachers' National Assn, fut l'un des premiers à organiser des concerts entièrement consacrés à la musique américaine. Philip Cady Hayden fonda la Music Educators' National Conference. Hugh A. Clarke, qui devint l'un des deux premiers professeurs de musique nommés à ce poste en 1875 par une université américaine, réalisa aussi de nombreux manuels.

Parmi les interprètes, Samuel P. Warren se distingua à l'orgue de concert; Alfred De Sève, qui succéda à Lavallée à la cathédrale de Boston en 1891, fut membre et, à l'occasion, soliste de l'OS de Boston; le violoniste François Boucher s'établit à Kansas City; les pianistes Salomon Mazurette et Waugh Lauder.furent chaleureusement accueillis à Detroit et Chicago

D'autres Canadiens ayant vécu aux États-Unis sont mentionnés plus loin.

XXe siècle

Si l'influence britannique sur les universités et les églises canadiennes-anglaises prévalut pendant la première moitié du siècle, et si les immigrants venaient surtout d'Europe, l'influence américaine s'imposa peu à peu dans plusieurs autres domaines de la vie musicale, grâce au développement des médias de grande diffusion (musique en feuilles, disques de phonographe, radio, cinéma puis télévison) et à l'expansion des grandes écoles de musique américaines - l'Eastman School, le Curtis Institute, la Juilliard School et le New England Cons. -, aux professeurs exceptionnels, et bien plus proches que Leipzig, Londres ou Paris. De plus, la puissante industrie, voire le monopole qu'était devenu le concert avait envahi le Canada (voir Community Concerts). De 1930 à 1955 environ, les émissions symphoniques et lyriques les plus écoutées étaient américaines. On s'arrachait The Etude, Musical America et le Musical Courier, et aucune revue musicale canadienne ne survivait bien longtemps. Si les diplômes américains étaient plus avancés (voir Enseignement supérieur), les salles de concert canadiennes présentaient, outre les grands interprètes, beaucoup de musiciens de seconde zone, au détriment d'artistes canadiens au moins aussi talentueux. On fredonnait des airs de Broadway et de Paris. Les unions de musiciens étaient dirigées avant tout des États-Unis. Les villes frontières comme Windsor et Detroit partageaient les mêmes établissements d'enseignement et musiciens d'orchestre. Enfin, l'Opéra Haskell à cheval sur la frontière entre le Québec et l'État du Vermont, dessert encore les citoyens des deux pays. Bref, inondé par les meilleurs et les pires produits des États-Unis, le Canada perdait à peu près toute initiative musicale.

Cependant, après la Deuxième Guerre mondiale, le processus se ralentit, le pays s'efforçant de mettre en valeur ses propres ressources, à tous les niveaux : écoles supérieures de musique, manuels scolaires, agences de concert, industrie d'enregistrement nationale. La création de la LCComp, du Centre de musique canadienne, du CRTC, de l'AOC et d'autres organismes a grandement favorisé l'instauration de rapports plus équilibrés entre les deux pays.

À partir du milieu du XXe siècle, l'immigration américaine vers le Canada commença à augmenter. De nombreux professeurs américains, à commencer par Richard Johnston, Robert Rosevear et Ezra Schabas, vinrent enseigner dans les universités canadiennes. Au milieu des années 1950, l'introduction de la musicologie dans les programmes universitaires attira de nombreux spécialistes, à la suite de Harvey Olnick (1954) et Welton Marquis (1958). La situation politique du pays d'une part, et son potentiel artistique, promesse de défis intéressants, d'autre part, expliquent l'afflux de musiciens américains observé dans les années 1960 et 1970. De formation universitaire, l'immigrant type était spécialisé en composition ou musicologie. Dans les années 1980, l'immigration déclina brusquement, comme l'indique la liste ci-dessous, qui est loin d'être exhaustive (la date d'arrivée de chacun figure entre parenthèses) : Quenten Doolittle (1960), David Kaplan (1960), Elliot Weisgarber (1960), Thomas Schudel (1964), Bruce Lobaugh (1966), David Keane (1967), Janis Taylor (1967), Dennis Farrell (1968), Neil Rosenberg (1968), Phillip Werren (1968), Sterling Beckwith (1969), Phillip Young (1969), David Jaeger (1970), Monica Gaylord (1970), Larry Lake (1970), Steve Tittle (1970), Monte Keene Pishny-Floyd (1971), Paul Théberge (1971), Charles Foreman (1972), Donald et Margit McCorkle (1972), James Montgomery (1972), Eugene Cramer (1973), James Lee Fankhauser (1973), Gregory Levin (1973), Michael Colgrass (1974), Vladimir Simosko (1974), Stephen Chatman (1976), James Tenney (1976), Peter Ware (1976), Wallace Berry (1978), William Jordan (1978), Henry Meredith (1978), David Mott (1978), Alan Thrasher (1983).

Dans la foule d'instrumentistes d'orchestre et d'ensemble de chambre qui immigrèrent alors se trouvaient plusieurs membres du Canadian Brass et les groupes de musique nouvelle Nexus et NOVA MUSIC. Certains immigrants repartirent plus tard. Ce fut le cas du chef d'orchestre James De Preist, dir. artistique de l'Orchestre symphonique de Québec, des musicologues Stephen Blum et Robert Cohen, de la flûtiste Jeanne Baxtresser et du compositeur David Rosenboom.

Des musiciens de renom nés en Europe vécurent aux États-Unis avant de s'installer au Canada, tels Ernesto Barbini, Ernst Friedlander, Nicholas Goldschmidt, Andrew Hughes, Mieczyslaw Kolinski, Anton Kuerti et Boris Roubakine.

Il y a longtemps que les artistes de concert et les ensembles canadiens se rendent aux États-Unis. Le Choeur Mendelssohn de Toronto se produisit pour la première fois à Buffalo en 1905. Plusieurs années durant, ce choeur fut accompagné, à Toronto ou en tournée aux États-Unis, par l'Orchestre de Pittsburgh ou l'OS de Chicago. Le Winnipeg Male Voice Choir fit sa première tournée américaine en 1922 avec Percy Grainger comme soliste. En 1947, la Symphonie féminine de Montréal fut le premier orchestre canadien à se produire à Carnegie Hall. Le TSO joua à Detroit en 1951; à partir de 1973, il se produisit chaque année au Carnegie Hall de New York. L'OSM fit ses débuts américains en 1976. De nombreux artistes canadiens firent une belle carrière aux États-Unis (par exemple, Colette Boky, Judith Forst, Glenn Gould et Louis Quilico). Lois Marshall et Maureen Forrester, qui se produisirent souvent en solo aux États-Unis, se joignirent au Bach Aria Group de New York au milieu des années 1960. Représentant le Canada aux célébrations du bicentenaire des États-Unis, la COC interpréta l'opéra Louis Riel de Somers au Kennedy Center de Washington. En 1979, le Birmingham (Alabama) Festival of Arts consacra son programme de 10 jours à des artistes canadiens. De nombreux musiciens canadiens ont participé à la commémoration de la 100e saison de concerts du Carnegie Hall (1990-91).

Canadiens ayant fait carrière aux États-Unis

La liste qui suit fournit quelques renseignements sur certains musiciens nés ou formés au Canada et dont la carrière s'est surtout poursuivie aux États-Unis. Ceux qui font l'objet d'entrées dans l' EMC sont mentionnés sans autre commentaire. Cette sélection est basée en grande partie sur le nombre d'années passées au Canada, les liens conservés avec le Canada après l'émigration et la contribution au patrimoine culturel canadien. Outre ces musiciens, beaucoup d'autres ont eu des rapports importants avec la musique aux États-Unis. Certains font l'objet d'articles dans l' EMC. Voir aussi Blues, Guitare 2, Jazz, Metropolitan Opera, Musique country, Orchestres de danse, Rock.

Compositeurs

Hugh Archibald Clarke (né en 1839).

Calixa Lavallée (né en 1842).

George Grant-Schafer (né en 1872).

Edward Betts Manning (Saint-Jean, N.-B., ou peut-être Île-du-Prince-Édouard, 1874 - New York, 1948). Il étudia la composition avec Edward MacDowell à New York, avec Humperdinck à Berlin et avec Vidal à Paris, ainsi que le violon avec Henry Schradieck à New York. Dans cette ville, il donna des cours particuliers, enseigna à à l'Université Columbia (1914-19) et fut superviseur musical pour le réseau des écoles publiques de New York. Son oeuvre la plus importante, Rip Van Winkle, opéra folklorique en trois actes dont il écrivit lui-même le livret, fut créée le 26 avril 1919 à la Bronx House de New York; en 1930, une version révisée fut présentée au Town Hall de New York. Le PMC a publié quelques-unes de ses oeuvres, dont la Fugue pour piano (vol. VI), le joli Trio avec piano (vol. XI) et des extraits de Rip Van Winkle (vol. X). Des nombreuses mélodies que Manning écrivit aussi, certaines ont été publiés (par exemple, Six Limericks, Boosey & Co., New York 1911). Le campus Saint-Jean de l'Université du Nouveau-Brunswick possède un grand nombre de ses manuscrits.

L.J. Oscar Fontaine (né en 1878).

Cedric (Wilmot) Lemont (Fredericton, N.-B., 1879 - New York, 1954). Il étudia à l'Université du Nouveau-Brunswick, à la Faelten Piano School et au New England Cons. à Boston, ainsi qu'au Capitol College à Columbus (Ohio) où il obtint un diplôme de M.Mus. Il devint professeur en 1906 à la Walter Spry Music School (le futur Chicago Institute of Music). Il fit également fonction d'o. m. c. dans des églises de Fredericton et de Chicago et donna des cours particuliers à Fredericton et à Brooklyn (N.Y.). Il collabora à plusieurs revues musicales et à trois des volumes de l' American History and Encyclopedia of Music. Ditson, C. Fischer et Presser publièrent plusieurs centaines de ses compositions, surtout des anthems et des oeuvres pédagogiques. Son recueil d'études Facile Fingers fut un grand succès commercial. Dans ses compositions pour piano à l'usage des élèves de niveau élémentaire et intermédiaire, Lemont employait des procédés harmoniques et rythmiques inhabituels pour la pédagogie de l'époque.

Gena Branscombe (née en 1881).

Nathaniel Dett (né en 1882).

Lorraine (Noel) Finley (Montréal, 1899 - Greenwich, Conn., 1972). Elle étudia le violon avec J.-J. Goulet et le piano avec Ada Richardson (Montréal), le chant avec Louise Héritte-Viardot (Allemagne) et Frank La Forge (New York), et la composition avec Percy Goetschius et Rubin Goldmark. Ses nombreuses compositions, dont une Symphonie en ré, ont été publiées. Elle traduisit aussi en anglais les paroles de plus de 600 oeuvres écrites en 20 langues différentes, dont de courtes pièces des National Anthems of United Nations and Associated Powers, des airs de concert de Mozart, et l'opéra Le Pauvre matelot de Milhaud (version anglaise, 1937).

Colin McPhee (né en 1901).

Gerald Strang (Claresholm, Alb., 1908 - Loma Linda, Cal., 1983). Il étudia à l'Université de Stanford (B.A., 1928), à l'Université de la Californie à Berkeley et à l'Université de la Californie du Sud. Ses professeurs de composition furent Charles Koechlin, Arnold Schoenberg et Ernest Toch. Strang fut l'adjoint de Schoenberg (1936-38) et son éditeur adjoint (1936-50). À partir de 1938, il enseigna dans divers collèges californiens, et fut chargé de cours en musique électroacoustique à l'Université de la Californie à Los Angeles (1969-70). Il inaugura les New Music Workshops (1933), devint dir. de la New Music Society of California en 1936 et rédigea la New Music Edition (1935-40). À partir de 1950, il fut conseiller en conception et acoustique d'édifices auprès de plusieurs collèges et départements de musique américains, et travailla dans le domaine de la musique assistée par ordinateur et de l'électroacoustique aux laboratoires de Bell Telephone au New Jersey (1964-69), et à l'Université de la Californie à Los Angeles (après 1964).

Charles Jones (Tamworth, Ont., 1910). Il étudia le violon à l'Institute of Musical Art de New York et la composition avec Bernard Wagenaar. Il enseigna au Mills College à Oakland, Cal. (1939-44), puis à la Music Academy of the West à Santa Barbara, à la Bryanston School (Angleterre) et au Séminaire d'études américaines de Salzbourg. Il commença à enseigner la composition en 1951 à l'Aspen Music School (Colorado) et fut aussi professeur à la Juilliard School et au Mannes College of Music, à New York, où il dirigea le dépt de composition de 1972 à 1977. Jones a composé quatre symphonies, six quatuors à cordes, deux sonates pour piano et Allegory pour orchestre divisé (1970). En 1972, CRI enregistra sa Sonatine pour violon et piano (1942) et son Quatuor à cordes nº 6 (1970).

George Tremblay (né en 1911) : voir Amédée Tremblay.

Reuel (ou Ruel) Lahmer (Maple, Ont., 1912). Il grandit aux É.-U., y étudia (universités Columbia et Cornell) puis exerça ses talents de compositeur, organiste, chef de choeur et chanteur folklorique. Dans les années 1940, il enseigna au Cornell College et au Carroll College à Waukeska, Wisc., et fit fonction de dir. du dépt de théorie au Colorado College. Il fut organiste à la Church of the Ascension, à Pittsburgh (1951-62). On lui doit des compositions pour choeur, ensemble de chambre et orchestre.

Henry Dreyfus Brant (né en 1913) : voir Saul Brant.

Minuetta Kessler (née en 1914).

Dorothy Cadzow (Edmonton, 1916 - Seattle, Washington, juillet 2001). Ayant obtenu un B.A. en musique à l'Université de Washington, elle étudia la composition à la Juilliard School avec Frederick Jacobi et Bernard Wagenaar. En plus de faire des arrangements et de donner des cours particuliers, elle devint prof. matières théoriques, d'orchestration et de composition à l'Université de Washington en 1959. Ses compositions incluent des oeuvres pour orchestre, piano et chant.

Robert Lenard Barclay (né Leonard Edwin Basham, 1918).

Emmanuel Ghent (Montréal, 1925).

Galt MacDermot (né en 1929).

Sydney Hodkinson (Winnipeg, 17 janvier 1934). M.Mus. (ESM, Rochester) 1958, D.M.A. (Michigan) 1968. Il étudia la composition à l'ESM avec Louis Mennini et Bernard Rogers, et à l'Université Princeton en 1960 avec Carter, Sessions et Babbitt. Il enseigna à l'Université de la Virginie (1960), à l'Université d'État de l'Ohio (1963-68) et à l'Université du Michigan (1968-73). En 1973, il commença à enseigner la direction d'orchestre à l'ESM, où il se trouvait encore en 1991. Hodkinson a reçu le prix de composition Prince Pierre de Monaco (1967) ainsi que deux prix au Concours national de composition des JM, le premier prix à l'épreuve nationale (1966) et le deuxième prix à l'épreuve mondiale (1967). En 1988, il dirigea son opéra Saint Carmen of the Main au Festival du printemps de Guelph.

Auteurs-compositeurs

John A. Stromberg (né Stramberg, Milton, Î.-P.-É, 9 nov 1858 - Freeport, Long Island, New York, 5 juillet 1902). Il grandit en Nouvelle-Écosse et s'installa à New York comme chef d'orchestre, arrangeur et auteur. Il écrivit pour Jolson (la chanson à succès « Rosie, You Are My Rosie » ou « Ma Blushing Rosie »), pour Lillian Russell et pour Weber et Fields.

Cowles (né en 1860) : voir COMÉDIES MUSICALES plus loin.

James Gardiner MacDermid (Utica, Ont., 1875 - ?, 1960). Il fut l'élève de B. Sanders (London, Ont.), G. Tyler et F.E. Woodward (Minnesota) et A. Williams et G. Hamlin (Chicago). Outre des récitals et des concerts, il fut accompagnateur de sa femme, la chanteuse Sybil Sammis MacDermid, lors de ses tournées. Il composa des chants profanes et sacrés; Forster Music Publishers Inc. et Horace J. Carver en publièrent plusieurs.

Geoffrey O'Hara (né en 1882).

Organistes

Édouard et Arthur Dumouchel (jumeaux nés en 1841).

Samuel P. Warren (né en 1841).

Paul Ambrose (né en 1865).

George H. Fairclough (né en 1869) : voir William E. Fairclough.

J.-Ernest Philie (Saint-Dominique de Magog, Québec, 1874 - Montréal, 1955). Après avoir étudié l'orgue et le chant, et enseigné dans les Cantons de l'Est, il accepta un poste d'organiste à Manchester (N.H.) vers 1900. Il y resta neuf ans puis alla s'établir à Woonsocket, R.I., à Fall River, Mass., et enfin à Springfield, Mass., vers 1920. Il prit sa retraite à Montréal dans les années 1950. Il écrivit plusieurs messes, une cantate pour choeur et orchestre (Le Pays) et des chants patriotiques. Ses éditeurs étaient Theodore Presser et White, Smith.

Lynnwood Farnam (né en 1885).

Ernest White (né en 1901).

Bernard Piché (né en 1908).

Gérard Caron (né en 1916).

Paul Halley, organiste, pianiste, compositeur, chef de choeur (Romford, Essex, Angl., 12 juin 1952). A.R.C.T. 1970, F.R.C.O. 1972, B.A. (Cambridge) 1973, M.A. (ibid.) 1977. Il avait cinq ans quand sa famille déménagea à Ottawa, où il étudia avec Russell Green, Gerald Wheeler et Brian Law. Il enseigna l'anglais en Jamaïque (1974-76), fut organiste adj. à la cathédrale Christ Church de Victoria (1976-77) et o. m. c. à la cathédrale Saint John the Divine de New York (1977-90). En 1981, il se joignit au Paul Winter Consort, avec lequel il a effectué des tournées et fait des enregistrements. Le gouvernement fédéral canadien lui commanda Song for Canada / Un chant canadien (1984) pour présentation à Ottawa lors de la fête nationale.

Pianistes

Calixa Lavallée (né en 1842).

Salomon Mazurette (né en 1847).

Waugh Lauder (né en 1858).

Jeannette Durno (Walkerton, Ont., 1876 - Los Angeles, 1964). Elle étudia au conservatoire du Ladies' College de Rockford, Ill., et avec J.J. Hattstaedt à l'American Cons. de Chicago. Elle donna son premier récital à sept ans, puis fit ses débuts professionnels à Vienne, où elle fut l'élève de Leschetizky. Elle enseigna à Chicago et se produisit comme soliste avec plusieurs orchestres américains et européens. Les Canadiens Evelyn Eby Bedford, Neil Chotem et Lyell Gustin furent ses élèves.

Gwendolyn Williams Koldofsky (née en 1906).

Arthur Gold (Toronto, 1917 - New York, 1990). Il étudia le piano avec Josef et Rosina Lhévinne, à la Juilliard School. Il forma avec le pianiste américain Robert Fizdale un duo qui effectua des tournées aux États-Unis, au Canada et en Europe. Gold et Fizdale créèrent des oeuvres de John Cage pour piano préparé. Les compositeurs Auric, Barber, Milhaud, Poulenc et Virgil Thomson écrivirent des oeuvres à leur intention.

Zadel Skolovsky (Vancouver, 1921). Né de parents russes qui s'établirent aux É.-U. en 1923. Ses professeurs de piano furent Isabelle Vengerova au Curtis Institute et Leopold Godowsky. Gagnant du Naumburg Award (1939), il s'est produit avec les grands orchestres canadiens et américains et a fait des tournées en Europe. En 1950, avec l'OS de Boston dirigé par Charles Munch, il créa le Concerto nº 4 que Milhaud lui avait dédié. Il a enregistré chez Philips et Columbia. Il devint professeur à l'Université de l'Indiana en 1975.

Marion (Phyllis) Barnum (Vancouver, 12 mai 1926). Elle étudia à la Juilliard School et à l'Université de l'Iowa (D.M.A., 1971). Elle a enseigné à l'Université d'État de l'Iowa et a donné des récitals au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Union soviétique (EMC 1983).

Raymond Dudley (né en 1931).

Mari-Elizabeth Morgen (née en 1944).

Paul Shaffer (né en 1949).

Timothy Gaylard (Ottawa, 21 novembre 1954). A.R.C.T. 1971, B.A. (Carleton) 1975, B.Mus. (ibid.) 1976, Ph.D. (Columbia) 1987. Il étudia aussi au Mozarteum de Salzburg (1974). Également musicologue, il commença à enseigner à la Washington and Lee Université de Lexington, Virg., en 1984.

CORDES (violon, sauf autre indication)

Oscar Martel (né en 1848).

François Boucher (né en 1860).

Alfred De Sève (né en 1860).

Chambord (Joseph-Émile) Giguère (Woonsocket, R.I., 1877 - ?, après 1957). Fils de musiciens canadiens-français établis aux É.-U. vers 1874, il étudia à Montréal avec Émile Daudelin, Frantz Jehin-Prume et Oscar Martel, et à Bruxelles avec César Thomson et Eugène Ysaÿe. Après avoir enseigné quelque temps en Angleterre et joué dans des orchestres belges au début du siècle, il enseigna pendant plus de 50 ans en Nouvelle-Angleterre et au Canada. Il se produisit aussi en concert.

Kathleen Parlow (née en 1890; vécut aux É.-U. de 1926 à 1940).

Ernest Gill Plamondon (né en 1896).

Louis Gesensway (Dvinsk, Lettonie, 1906 - Philadelphie, 1976). Considéré comme un prodige, il effectua une tournée canadienne de 1916 à 1918. Arrivés en Amérique du Nord en 1913, ses parents s'installèrent à Toronto en 1917, où Louis fut l'élève de Luigi von Kunits. Il étudia plus tard au Curtis Institute, et à Budapest avec Kodály. Il fut membre du New Symphony Orchestra (TSO) de 1923 à 1926 et de l'OS de Philadelphie de 1926 à 1971. Il composa de la musique de chambre et des oeuvres orchestrales, et imagina un système d'« harmonie des couleurs ».

Albert Pratz (né en 1914; vécut aux É.-U. de 1943 à 1953).

William Waterhouse (né en 1917) : voir John Waterhouse.

Suzette Forgues, violoncelliste (Montréal, v. 1920). Elle étudia à Montréal avec Gustave Labelle et J.-B. Dubois, et se produisit comme soliste avec les CSM (OSM) en 1937. Gagnante du Prix d'Europe en 1940, elle travailla à New York avec Emanuel Feuermann. Elle devint violoncelliste solo du New York City Center en 1947.

Lorne Munroe, violoncelliste (né en 1923).

Shirley Trepel, violoncelliste (Winnipeg, 1 mars 1924). Élève de Saidenberg, Feuermann et Piatigorsky, elle fit ses débuts à New York en 1949, devint violoncelle solo de l'OS de Houston en 1963 et commença à enseigner à l'Université Rice de Houston en 1975. Elle s'y trouvait encore en 1991.

Klemi Hambourg (né en 1928) : voir famille Hambourg.

Lea Foli (née en 1933).

Pierre Ménard (Québec, v. 1940 - Warren, Maine, 3 août 1994). Élève de Calvin Sieb au CMQ, il gagna le Prix d'Europe en 1961 puis s'établit aux É.-U. où il devint second violon du Quatuor Vermeer, qui a fait des tournées aux États-Unis et au Canada.

Martin Foster (Rochdale, Angl., v. 1950). Arrivé au Canada en 1956, il étudia à l'Université McGill et au CMM où il obtint un premier prix de violon en 1970. Élève, entre autres, de Taras Gabora à Montréal et de Dorothy Delay à la Juilliard School, il a joué dans l'OMJM et avec l'Aspen Chamber Symphony. Il fut membre fondateur du Gagliano String Quartet en 1971 et de l'American String Quartet en 1974. Revenu au Canada en 1980, il devint en 1989 violon solo des Chamber Players de Toronto.

Martin Chalifour (Montréal, 1961). Il étudia au CMM et au Curtis Institute. Il fut violon solo adj. de l'OS d'Atlanta (1985-90) avant d'assumer le même poste au Cleveland Orchestra en 1990.

Emmanuelle Boisvert (Amos, Québec, 1963). Elle étudia au CMM. Diplômée du Curtis Institute en 1984, elle fut nommée violon solo de l'OS de Detroit en 1988.

Autres Instruments

Édouard N. L'Africain, trompettiste (membre de l'OS de Boston de 1887 à 1902).

Alexandre Laurendeau, hautboïste (né en 1870; vécut aux É.-U. de 1900 à 1920).

Percival Price, carillonneur (né en 1901).

Gloria Agostini, harpiste (née en 1923).

Claude Hill (1934 - New York, 1987). Elle fut harpiste dans l'orchestre du Metropolitan Opera de 1962 jusqu'à sa mort.

John W. Johnson, cornettiste et professeur.

Michèle Gingras, clarinettiste; premier prix (CMM) 1981. Elle a fondé le Miami Wind Quintet, a enseigné à l'Université de Miami à Oxford (O.) et écrit des articles dans des revues professionnelles.

Chefs D'orchestre

Bruce Carey (né en 1877).

Rosario Bourdon (né en 1885).

Wilfrid Pelletier (né en 1896).

Reginald Stewart (né en 1900).

Daniel Saidenberg, chef d'orchestre, violoncelliste (Winnipeg, 1906). Sa famille s'établit aux É.-U. peu après sa naissance. Il étudia le violoncelle avec André Hekking au Cons. de Paris (1919-21) puis à la Juilliard School (1925-30). Membre de l'Orchestre de Philadelphie (1926-30) et violoncelle solo de l'OS de Chicago (1930-37), il fut aussi dir. du dépt de violoncelle au Chicago Musical College (1933-37). Il commença une carrière de chef invité avec des orchestres de l'est des É.-U. en 1933 et forma la Saidenberg Little Symphony en 1941. Il devint chef de l'OS du Connecticut en 1946.

Albert Steinberg (né en 1910).

Brock McElheran (né en 1918).

Gregory Millar (Prince Albert, Sask., 1929). Il eut pour mentors, entre autres, Dalton Baker et Arthur Benjamin (Canada), Leonard Bernstein, Darius Milhaud et Dimitri Mitropoulos (É.-U.). Il a dirigé de nombreux orchestres amér. et fut dir. de l'Opéra national de Mexico (1973-75). Au Canada, il dirigea l'Orchestre symphonique de Regina (1978-81) et a été chef d'orchestre invité des orchestres de la SRC à Toronto et Vancouver. Il s'est aussi produit comme ténor en récital, à l'opéra et comme soliste dans des oeuvres chorales-orchestrales. Il a dirigé des oeuvres enregistrées sous étiquette Fantasy.

MUSIQUE À L'ÉCOLE

Joseph (Bennett) Sharland (Halifax, N.-É., v. 1837 - Boston, 1909). Il s'établit à Boston pendant sa jeunesse puis devint accompagnateur ou chef de plusieurs sociétés chorales. Professeur et dir. de musique à l'école pendant plus de 25 ans, il rédigea plusieurs recueils de chansons pour écoliers.

Philip Cady Hayden (Brantford, Ont., 1854 - Keokuk, Ia, 1925). Il étudia à l'Oberlin Cons. en Ohio, puis fut responsable de musique à l'école à Quincy, Ill. (1888-1900), et à Keokuk, Ia (1892- ?). Il fut en 1907 l'un des organisateurs de l'assemblée qui fonda la Music Supervisors' (puis Educators') National Conference (MENC). Il dirigea aussi plusieurs chorales et écrivit les paroles et la musique de chansons pour enfants. Fondateur du magazine School Music, il en fut le rédacteur en chef de 1900 à 1925.

Edwin (Ninyon Chaloner) Barnes (Oromocto, près Fredericton, N.-B., 1877 - Landover Hills, Md, 1952). Après avoir poursuivi des études au Canada, aux États-Unis et en Angleterre, il obtint un D.Mus.Éd. en 1924. Nommé dir. de musique à l'école pour le Massachusetts en 1906 et pour le Rhode Island en 1914, il assuma ensuite la fonction de dir. du dépt de musique pour les écoles publiques du district de Columbia (1922-47). Auteur de livres et d'opuscules sur la musique américaine, il fut dir. exécutif de la Stephen Foster Memorial Foundation.

ENSEIGNEMENT PRIVÉ ET DANS LES CONSERVATOIRES

Kate Sara Chittenden (Hamilton, Haut-Canada, auj. Ontario, 1856 - New York, 1949). Elle fut professeur au Hellmuth Ladies' College à London, Ont. (1873-76), et organiste à l'église baptiste Calvary de New York (1879-v. 1906). Dir. des classes de piano de la Catharine Aitken School à Stamford, Conn. (1890-1914), et au Vassar College à Poughkeepsie, N.Y. (1899-1930), elle fut aussi doyenne du Metropolitan College of Music, à New York, de 1892 à 1933 (collège restructuré en 1900 et intégré à l'American Institute of Applied Music). En 1887, elle fonda la Synthetic Piano School fusionnée plus tard avec le même institut. Elle eut plus de 3000 élèves.

Katherine Burrowes (Kingston, Ont., v. 1869 - ?, 1939). Elle étudia avec J.C. Batchelder (Detroit) et Karl Klindworth (Berlin), et enseigna au Detroit Cons. (1895-1903). Elle fonda la Burrowes Piano School de Detroit en 1903. Spécialiste de l'enseignement aux enfants, elle composa des études et des pièces faciles, et conçut The Burrowes Course of Music Study for Beginners (1895) ainsi que The New Success Music-Method (1917).

Evelyn Ashton Fletcher (née en 1872) : voir Fletcher : Création et implantation de la méthode de ce nom au Canada.

Jeannette Durno (née en 1876) : voir PIANISTES ci-dessus.

Léopold Simoneau (né en 1918).

Pierrette Alarie (née en 1921).

UNIVERSITÉ (enseignement et musicologie)

Hugh Clarke (né en 1839) : général, théorie.

George Bornoff (né en 1907) : pédagogie des instruments à cordes.

Wilfred Conwell Bain (Shawville, Québec, 1908). À l'âge de 10 ans, il se rendit aux É.-U. où il étudia au Houghton College (B.A., 1929), au Westminster Choir College (B.Mus., 1931) et à l'Université de New York (M.A., 1936; D.Éd., 1938). Titulaire de plusieurs diplômes h.c., il fut doyen de musique à l'Université d'État de North Texas (1938-47) et à l'Université de l'Indiana (1947-73), où il créa un dépt d'opéra.

Michael Winesanker (Toronto, 1913). Élève de George Boyce (piano) et de Healey Willan (théorie), il étudia ensuite la musicologie avec Otto Kinkeldey à l'Université Cornell. Il reçut un B.Mus (Toronto) en 1933, une M.A. (Michigan) en 1941 et un Ph.D. (Cornell) en 1944. Il enseigna le piano et la théorie au Hambourg Conservatory (1940-42), à l'Université du Texas (1945-46) et à l'Université chrétienne du Texas (1946-83), qui le nomma professeur émérite en 1983.

Jack Diether (Vancouver, 1919 - New York, 22 janvier 1987). Il étudia à l'Université de la Colombie-Britannique et, en 1955, s'installa à New York où il travailla pour Schirmer's. Spécialiste de Malher et de Bruckner, il fut dir. de Chord and Dischord, revue de la Bruckner Society of America; il signa des articles dans d'autres publications.

Jaroslav Mráček (Montréal, 1928). Il étudia le piano avec Alberto Guerrero au RCMT et termina son B.Mus. (Toronto) en 1951. Il poursuivit ses études aux É.-U. où il obtint une M.A. (Indiana) en 1962 et un Ph.D. en musicologie (Indiana) en 1965. L'Université d'État de San Diego le nomma professeur en 1965. C'est un spécialiste de la musique instrumentale du XVIIe siècle et de la musique tchèque de la Renaissance. Il a édité Seventeenth Century Instrumental Dance Music (Suède 1978) et signé des articles dans l' EMC et le New Grove Dictionary. Il organisa en 1986 un festival et une conférence de musique canadienne à l'Université d'État de San Diego.

H. Colin Slim (Vancouver, 1929). Il étudia avec Harry et Frances Adaskin, Ida Halpern et Irwin Hoffman à l'Université de la Colombie-Britannique (B.A., 1951), et avec Otto Gombosi, Arthur Merrit, Walter Piston et John Milton Ward à Harvard (M.A., 1955; Ph.D., 1959). Spécialiste de la musique de la Renaissance, il enseigna à l'Université de Chicago (1958-65) et à l'Université de la Californie à Irvine (1965-72) qui le nomma en 1974 dir. du dépt de musicologie historique. Il est l'auteur de Musica Nova : Monuments of Renaissance Music (Chicago et Londres 1964) et de l'ouvrage en deux volumes A Gift of Madrigals and Motets (Chicago et Londres 1972). Il était prés. de l'American Musicological Society en 1989.

(John) Warren Kirkendale (Toronto, 1932). Il fit des études universitaires au Canada (B.A., Toronto, 1955), en Allemagne et en Autriche (Ph.D., Vienne 1961), occupa en 1963 un poste de bibliothécaire de référence à la Bibliothèque du Congrès à Washington, et enseigna à l'Université de la Californie du Sud (1963-67), puis à l'Université Duke, en Caroline du Nord. Conférencier invité en Europe et en Amérique du Nord, il a écrit des articles, entre autres dans Acta Musicologica et le Journal of the American Musicological Society.

CHANTEURS (opéra et concert)

Emma Albani, soprano (née en 1847; vécut aux É.-U. de 1852 à 1856 et de 1864 à 1868).

Charles Hedmont, ténor (Portland, Me, 1857 - Londres, 1940). Dans sa jeunesse, il étudia à Montréal, puis à Londres et Leipzig. Il fit ses débuts à Berlin en 1881 dans le rôle de Tamino et chanta sept saisons durant au Stadttheater de Leipzig. Il se produisit à la Gewandhaus, dans des concerts dirigés par Nikisch, et parcourut plusieurs fois l'Amérique du Nord en tournée. Il tint le rôle principal de Lohengrin au sein de la compagnie Emma Juch à Toronto (1890) et à Vancouver (1891). En 1914, il chanta du Wagner avec le Quinlan English Opera, à Montréal.

(William Thomas) Whitney Mockridge, ténor (Port Stanley, Haut-Canada, auj. Ontario, 1861 - Capetown, 1956). Élève de F.H. Torrington, il fit ses débuts en 1879 avec la Toronto Philharmonic Society. Il se produisit en solo avec plusieurs sociétés américaines et fut membre de la Carl Rosa Opera Company (1882-84) et de l'American Opera Company en 1886. Établi en Angleterre en 1893, il revint parfois enseigner aux É.-U.

Albert P. Quesnel, ténor, (Montréal?, v. 1870). Il chanta à Saint Paul, Minn., à Chicago et à Saint Louis avant de s'établir à New York où il fit ses débuts au Metropolitan Opera le 20 février 1901 : il incarnait Zorn, dans Die Meistersinger. Il chanta de nouveau au Metropolitan pendant les saisons 1905-06, 1907-08, 1913-14 et 1915-16. Il se produisit dans un grand nombre de villes américaines mais rarement au Canada. Il enregistra six cylindres Edison Blue Amberol (voir En remontant les années).

Edward Johnson (né en 1878).

Francis Archambault, basse (L'Assomption, Québec, 1879 - Montréal, 1914). Il étudia avec Frank Dossert à New York et avec Jacques Bouhy à Paris. En 1904, il fit une tournée nord-amér., interprétant Amfortas dans une version concert de Parsifal présentée par Walter Damrosch et l'OS de New York. Il donna des concerts à Paris et à Londres vers 1906 et fut membre du Boston Opera sous la direction de Henry Russell pendant la saison 1909-10. Il fit des disques d'essai pour American Columbia (1909-10).

Kathleen Howard (née en 1880).

Forrest Lamont, ténor (Athlone, comté d'Adjala, Ont., 1881 - Chicago, 1937). Il grandit au Massachusetts, étudia en Italie et fit ses débuts à Rome en 1914. Premier ténor de l'Opéra de Chicago (1917-30), il fut également professeur et réalisa 10 enregistrements pour la maison Okeh (1919-20).

Elizabeth Campbell (née Findlay), mezzo-soprano (Toronto, 1883 - Toronto, 1969). Après avoir chanté dans des églises et des salles de concert de Toronto, elle se produisit avec le Century Opera de New York (1914-15), le Boston Opera dirigé par Max Rabinoff (1915-16), le San Carlo Opera (1916-17, sous le nom de Maddalena Carreno), l'Aborn English Grand Opera (1917-18) et la Society of American Singers (1918-19). Elle vécut et enseigna à Paris de 1920 à la fin des années 1950.

Joseph Royer, baryton (Québec, 1884 - Phoenix, Ariz., 1965). Sa famille s'établit au New Hampshire quand il était encore enfant. Après 1916, il chanta souvent avec le San Carlo Opera. Dans les années 1920, il fit des tournées avec des compagnies d'opérette en Amérique du Sud et en Afrique du Sud. Il fit ses débuts au Metropolitan Opera le 16 mai 1936 en jouant le rôle d'Escamillo dans Carmen. Il se produisit également avec des compagnies de Chicago, Cincinnati, Philadelphie et Saint Louis.

Éva Gauthier (née en 1885).

Irene Pavloska (née en 1889).

Arthur Michaud, ténor (Northampton, Mass., de parents canadiens, 1982 - Hollywood, Cal., 1942). Il étudia à Montréal et en Europe, et déménagea à New York en 1923, puis à Hollywood en 1936.

Jeanne Gordon (née en 1893).

Josef Shlisky (Ostrowce, Pologne, 1896 - New York, 1955). Une liste des enregistrements de ce chanteur de concert et de synagogue formé à Toronto figure dans En remontant les années.

Mary Bothwell (née en 1900).

James Eby, basse (Saskatoon, 1911). Il se fit entendre pour la première fois à la CCR en 1933. Il quitta le Canada en 1946 pour étudier à New York. Il fit des tournées au Canada et aux États-Unis avec des compagnies d'opéra et enregistra pour l'Early Music Foundation de New York. Il s'établit à Wallkillm, N.Y.

Mary Henderson (née en 1912).

Jack Barkin (né en 1914)

Jean Dickenson, soprano (Montréal, de parents amér., 1914). Elle fut élevée en Inde, en Afrique du Sud et aux États-Unis. Élève de Florence Hinman à Denver, elle se produisit régulièrement sur les ondes de la NBC (1937-50) et fut aussi très appréciée des auditoires radiophoniques du Canada. Elle chanta avec les orchestres symphoniques de Denver et de Milwaukee, les Concerts symphoniques Promenade et la Petite symphonie de Montréal, et les compagnies d'opéra de Denver et de San Carlo. Elle fit ses débuts au Metropolitan Opera le 26 janvier 1940 dans le rôle de Philine dans Mignon.

Mary Henderson (née en 1914).

Norman Farrow, basse chantante (Regina, 1916 - Greensboro, Car.N., 1984). Élève de chant à la Juilliard School (1938-40), il fit ses débuts à New York en 1940 et participa en 1946 à la création du Bach Aria Group de New York, avec lequel il chanta sur disques et lors de tournées en Amérique du Nord. Soliste dans des orchestres américains et canadiens, il dirigea le dépt de chant de l'Université de la Caroline du Nord (1969-81).

Mona Paulee, mezzo-soprano (Edmonton, 1916). Elle grandit à Portland, Ore., et gagna les « Metropolitan Opera Auditions of the Air » en mars 1941. Elle chanta avec le Metropolitan Opera (1941-1946), effectua des tournées en Amérique centrale et en Europe au début des années 1950 et se produisit à Broadway dans The Most Happy Fella, en 1956. Elle enseigna ensuite en Californie.

Emilia Cundari, soprano (Detroit, 1930). Elle grandit à Windsor, Ont., et étudia au Marygrove College de Detroit (B.Mus., B.A., 1953), puis avec Edith Piper à la Juilliard School. Au milieu des années 1950, elle chanta avec les orchestres symphoniques de Detroit, de Toronto et de Windsor, et avec le New York City Opera (1953-55). Elle fut stagiaire au Metropolitan Opera (1956-59). En 1959, elle se fixa en Italie où elle participa au festival de musique sacrée de Pérouse en 1959, 1960 et 1961 et chanta avec l'Opéra de Rome et le Teatro Sociale de Côme. Elle se fit entendre aussi à la radio européenne et lors de divers festivals. Elle revint en Amérique du Nord dans les années 1960 et enseigna le chant au Marygrove College dans les années 1970. Elle enregistra chez Columbia, Harmonia-Mundi, Victor et Music Guild.

Salli Terri (née Stella Tirri), chanteuse et folkloriste (London, Ont., v. 1935). Sa famille s'installa à Detroit quand elle était enfant. Elle étudia la musique à l'Université d'État de Wayne, l'Université de la Californie du Sud et l'Université de la Californie à Los Angeles. Longtemps soliste de la Roger Wagner Chorale de Los Angeles (pour laquelle elle fit aussi des arrangements), elle enregistra chez Capitol (disques réédités par Angel) et fit des tournées avec le John Biggs Consort, dirigé par son mari. Elle devint professeure au Fullerton Community College de Fullerton, Cal., en 1976.

Teresa Stratas (née en 1938).

COMÉDIES MUSICALES

George H. Primrose, « minstrel » (comédien blanc déguisé en Noir) (London, Haut-Canada, auj. Ontario, v. 1853 - San Diego, Cal., 1919). Il commença sa carrière au début des années 1860, fit des tournées avec les troupes Haverly, Barlow, Wilson, Primrose et West Company, et travailla avec Lew Dockstader. On lui attribue l'invention du « soft-shoe dancing » (danse en escarpins).

Eugene (Chase) Cowles, basse (Stanstead, Bas-Canada, auj. Québec, 1860 - Boston, 1948). Il grandit dans le Vermont. Spécialiste de l'opéra bouffe, il incarna Will Scarlett dans la création (1890) du Robin Hood de Reginald de Koven. Avec l'Alice Nielsen Opera Company, il tint des rôles principaux dans les créations de The Fortune Teller (Toronto, 1898) et The Singing Girl (Montréal, 1899) de Victor Herbert. Il se produisit par la suite dans des vaudevilles et à Broadway, dans des opérettes de Gilbert et Sullivan. Il composa environ 40 chansons, enregistra chez Victor en 1906 et grava en 1921 sa chanson « Forgotten » sur disque Edison Diamond (Ditson 1894).

May Irwin (née Campbell), chanteuse (Whitby, Haut-Canada, auj. Ontario, 1862 - New York, 1938). Elle se produisit au Tony Pastor's Theatre à New York (1877-83) en compagnie de sa soeur Flo. Puis elle se rendit à Londres où elle parut dans la troupe de répertoire d'Augustin Daly. Elle tint son premier rôle important dans The Widow Jones en 1895. Connue plus tard comme « la plus noble des veuves de la scène », elle grava quelques chansons de ragtime chez Victor en 1907.

Marie Dressler (née Koerber), chanteuse, comédienne (Cobourg, Ont., 1868 - Santa Barbara, Cal., 1934). Elle connut son premier succès dans The Lady Slavey en 1896. Après avoir joué dans des vaudevilles en Grande-Bretagne et aux États-Unis, elle remporta un second succès au théâtre dans Tillie's Nightmare (1910). Elle enregistra des chansons de ragtime pour Edison (1910) et joua dans des films muets du metteur en scène canadien Mack Sennett, et dans 24 films parlants (1930-34). Elle gagna un Academy Award comme meilleure comédienne en 1930.

Harry Macdonough (né en 1871).

Donald Brian, chanteur, comédien (Saint-Jean, T.-N., 1875 - Great Neck, Long Island, N.Y., 1948). Sa famille s'établit à Boston quand il avait six ans. Il fit ses débuts à New York en 1899 et devint une idole des représentations en matinée. Son plus grand succès fut le rôle du prince Danilo dans la production américaine originale de The Merry Widow de Lehár (New Amsterdam Theatre, New York, 1907).

Christie MacDonald, soprano (Pictou, N.-É., 1875 - Greenwich, Conn., 1962). Elle grandit à Boston. Son premier rôle important (1910) fut celui de la princesse Bozena dans l'opérette The Spring Maid de Reinhardt. C'est pour elle que Victor Herbert écrivit son opérette Sweethearts en 1913. Elle enregistra des chansons extraites de ces deux oeuvres chez Victor en 1911 et 1913. Elle tint son dernier rôle au théâtre lors d'une reprise de Floradora en 1920.

George MacFarlane, baryton, comédien (Kingston, Ont., 1877 - Hollywood, 1932). Il tint un rôle important dans The Beauty Spot de Koven à Broadway (1909). D'autres rôles suivirent dans des comédies musicales ou opérettes comme Miss Caprice (1913), The Midnight Girl (1914) et Trilby (1915) de Jerome Kern. Il enregistra chez Victor et Columbia.

(Robert) Craig Campbell, ténor (London, Ont., 1878 - New York, 1965). Élève d'Isidore Luckstone à New York, il fut pendant six ans soliste à l'église de la Transfiguration de cette ville. Il fit ses débuts à la scène (1909) au New Amsterdam Theatre en incarnant Alfred Blake dans The Love Cure d'Edmund Eysler. Il fut Jack Travers dans la création de The Firefly de Friml (1912). Il se produisit pendant plusieurs années à Broadway et dans des vaudevilles et fut membre de la Society of American Singers (1917-20), et soliste à l'église épiscopale Saint John de Jersey City, N.J. (1942-54). Il enregistra chez Columbia, Davega, Pathé et Perfect.

Eva Tanguay, chanteuse, danseuse, comédienne (Marbleton, Québec, 1878 - Hollywood, 1947). Elle joua dans divers spectacles et comédies musicales à travers les États-Unis. The Chaperones, où elle chanta son premier grand succès, « My Sambo », fit d'elle une vedette de premier plan en 1902. En 1912, elle était considérée comme l'actrice nord-amér. la mieux payée. Elle joua dans le film Wild Girl en 1916. Elle connut un succès considérable avec sa version de la chanson « I Don't Care », qu'elle enregistra sur étiquette Nordskog en 1922.

Walter Huston, chanteur, comédien (Toronto, 1884 - Beverley Hills, Cal., 1950). Frère de Margaret Huston, il joua dans des vaudevilles pendant 20 ans avant de devenir un comédien célèbre au théâtre et au cinéma. Son interprétation de « September Song » dans Knickerbocker Holiday de Kurt Weill est restée mémorable.

Henry Burr (né en 1885).

Estelle Carey (née en 1890).

Walter Pidgeon, baryton, comédien (Saint-Jean-Est, N.B., 1898 - Santa Monica, Cal., 1984). Il chanta avec la E.E. Clive Repertory Company en Angleterre, puis se produisit à Broadway dans Puzzles of 1925 avant de s'établir à Hollywood où il se fit surtout connaître au cinéma. Il enregistra chez HMV en Angleterre vers 1924.

Douglas Stanbury, baryton (Toronto, 1899 - Huntington, N.Y., 6 décembre 1980). Il fit des tournées au Canada et dans l'État de New York avec l'Arthur Pryor's Band pendant sa jeunesse, puis étudia avec Otto Morando à Toronto (1915-20). Il devint premier baryton soliste du Capitol Theatre de New York en 1922. Dans les années 1920, il chanta avec les opéras Chicago Civic et San Carlo tout en continuant de se produire à Broadway. Il parut régulièrement à la radio au début des années 1930 et, en 1934, il chanta à la radio dans plusieurs opéras commandités par Chase & Sanborn et dirigés par Wilfrid Pelletier. La transcription sur disque de l'une de ces émissions (Aïda) fut réalisée en 1976 par la Unique Opera Record Corp. Stanbury parut dans cinq courts métrages de Vitaphone (1926-34) et enregistra chez Edison, Victor, Cameo, Silvertone et Oriole.

Ruby Keeler, danseuse, chanteuse (Halifax, N.-É., 25 août 1909). Sa famille s'établit à New York où elle se joignit finalement aux Ziegfeld Follies. Elle se rendit à Hollywood dans les années 1930 et joua dans plusieurs films musicaux de Busby Berkeley, notamment 42nd Street. Elle se retira du monde du spectacle en 1941, mais effectua en 1970 un bref retour à la scène dans une reprise à Broadway de No, No, Nanette.

Kaye Connor, soprano lyrique (Vancouver, v. 1925). À cinq ans, son passage à la radio lui valut le surnom de « Vancouver's Baby Kaye ». Au cours des années 1930, elle joua des rôles d'enfant dans des films à Hollywood. Par la suite, elle se produisit sur scène dans des représentations de Romany Love de Victor Herbert à Hollywood, New York et Londres.

Dorothy Collins (née Marjorie? Chandler), chanteuse (Windsor, Ont., 18 novembre 1926 - New York, 21 juillet 1994). Elle chanta à la station de radio WJKB de Detroit et fut découverte en 1942 par le chef d'orchestre Raymond Scott. Elle parut à l'émission télévisée « Your Hit Parade » de la NBC (1950-59) puis se produisit dans des comédies musicales et des vaudevilles, à Broadway et en tournée. Parmi ses enregistrements figure « My Boy Flat Top » et « Seven Days » (1956), et le grand succès : « Four Walls » (1957).

Gisèle MacKenzie (née en 1927).

Milton Jiricka, ténor (Saskatoon, 1930). Il étudia au RCMT et en Italie. Après avoir chanté pour la radio de la SRC au début des années 1950, il s'établit à New York où il se produisit dans des comédies musicales à Radio City Music Hall et à Broadway. Aux É.-U., il participa aux émissions télévisées de Lawrence Welk et de Tennessee Ernie Ford.

Gale Sherwood, soprano, comédienne (Hamilton, Ont., 1930). Elle chanta dès l'âge de trois ans pour des stations de radio de Toronto, se rendit à Hollywood vers 1938 et tint son premier rôle au cinéma en 1939. Après avoir joué dans plusieurs films musicaux tournés dans les années 1940, elle commença à se produire sur scène dans des opérettes et des émissions de télévision hors série. Des numéros de cabaret au Canada et aux États-Unis en compagnie du baryton Nelson Eddy demeurent son plus grand succès. Elle se retira à la fin des années 1960.

Robert Goulet (né en 1933).

Len (Leonard) Cariou, comédien, metteur en scène, chanteur (Saint-Boniface, Man., 1939). Il fit partie du choeur du Rainbow Stage, joua au Festival de Stratford et fut l'une des vedettes de la comédie musicale Applause à Broadway (1970). Il participa aux productions de A Little Night Music de Sondheim au théâtre et au cinéma. Il tint le rôle principal dans une autre comédie musicale à succès de Sondheim, Sweeney Todd. Il fut en nomination pour un Tony Award (Broadway) à titre de meilleur acteur dans ces trois comédies musicales et en reçut un pour Sweeney Todd.

Judy Lander, chanteuse (Winnipeg, v. 1948). Elle commença à chanter en 1964 et étudia avec Portia White et Rosemary Burns à la fin des années 1960. Elle parut dans une production torontoise de Jacques Brel Is Alive and Well and Living in Paris (1968-69), et dans Spring Thaw (1969). En 1973, elle se produisit à Broadway dans From Berlin to Broadway with Kurt Weill et fit une tournée des É.-U. dans le spectacle consacré à Jacques Brel.

CHANTEURS ÉVANGÉLISTES

Aimee Semple McPherson (née Kennedy) (Ingersoll, Ont., 1890 - Oakland, Cal., 1944). Après avoir fait oeuvre de missionnaire en Inde et en Chine, elle s'établit à Los Angeles. Son église Angelus Temple Church of the Foursquare Gospel abritait un poste de radio qui diffusait les sermons. Elle enregistra des chansons et de courts sermons chez Columbia en 1926 et 1931.

George Beverly Shea (né en 1909).

Chanteurs De Hollywood

Deanna (née Edna Mae) Durbin (Winnipeg, 1922). Sa famille s'établit en Californie quand elle avait un an. Dans les années 1930 et 1940, elle joua dans plusieurs films dont le premier fut Three Smart Girls. On l'entendit régulièrement à l'émission de radio d'Eddie Cantor (CBS).

Bobby Breen (né Jackie Boreen) (Toronto, 1927). Il chanta dans les revues de Jack Arthur à Toronto et à l'émission de radio d'Eddie Cantor à l'âge de neuf ans. Il joua dans plusieurs films à Hollywood avant 1942. Il fit des tournées de cabarets dans les années 1940 et 1950 et enregistra entre autres chez Bluebird et Decca. En 1987, il vivait à Matgate, Fl.

Voir aussi Dressler, Sherwood et Tanguay dans Comédies Musicales.

Autres Artistes De Musique Pop

Rosario Bourdon (né en 1885).

John Murray Anderson, parolier, metteur en scène (Saint-Jean, T.-N., 1886 - New York, 1954). De 1919 à 1924, il fut parolier et metteur en scène des Greenwich Village Follies, rivales des Ziegfeld Follies. Il réalisa le film King of Jazz (1930) et fut dir. mus. du Diamond Horseshoe de Billy Rose (1938-50) et du cirque des Ringling Bros. (1942-51).

Percy Faith (né en 1908).

Lucille Starr (née en 1938).

Impresarios Et Administrateurs

Bernard R. Laberge (né en 1891).

Terry McEwen (Thunder Bay, Ont., 1929). Il fut employé par l'International Music Store à Montréal, puis par les disques Decca à Londres en 1950. En 1959, il s'établit à New York où il fut dir. artistique de la section classique de London Records. Comme expert, il participa régulièrement aux entractes lors des radiodiffusions du Metropolitan Opera. En 1979, il fut nommé successeur de Kurt Adler au poste de dir. général du San Francisco Opera. Entré en fonction en 1982, il démissionna en 1988.

Maryse ANGRIGNON SIROIS, « Terence A. McEwen, un Canadien directeur de l'Opéra de San Francisco », Aria, VIII (print. 1985).

AUTEURS-COMPOSITEURS (pop)

Shelton Brooks (né en 1886) : voir « Darktown Strutters' Ball ».

Carmen Lombardo (né en 1903).

Will Osborne (né Oliphant), chanteur, auteur-compositeur (Toronto, 1906). Parti du Canada vers 1925, il est notamment l'auteur de « Beside an Open Fireplace », « The Hills of Old Virginia », « Mumble Jumble » et « Pompton Turnpike ».

Robert Nolan (né en 1908) : voir « Tumbling Tumbleweeds ».

Paroliers

George V. Hobart (Port Hawkesbury, N.-É., 1867 - Cumberland, Md, 1926). Parti du Canada à l'âge de 17 ans, il connut un vif succès de 1900 à 1922, comme parolier et librettiste de plus de 40 comédies musicales de Broadway, dont de nombreuses Ziegfeld Follies (1911-20).

James O'Dea (Hamilgon, Ont., 1871 - Long Island, N.Y., 1914). Il grandit à London, Ont., puis se rendit à New York où il commença à composer des chansons. Comme parolier, il collabora avec sa femme Anna Caldwell à la composition de « The Ghost of the Banjo Coon » (v. 1902), « The Sweetest Girl in Dixie » (1904) et de la fantaisie Chin-Chin d'Ivan Caryll; avec Neil Moret pour « Hiawatha » (Whitney-Warner 1903); avec Jerome Kern pour « The Subway Express » de Fascinating Flora (1907); avec Victor Herbert pour Lady of the Slipper.

J.M. Anderson (né en 1886) : voir plus haut

Autres Artistes De Musique Pop

George White (né Weitz) (Toronto, 1890 - Hollywood, 1968). Danseur dans sa jeunesse, il travailla avec Luigi Romanelli à Toronto puis fit équipe avec le vaudeviliste Bernie Ryan à Broadway et ailleurs. Il écrivit et réalisa les George White Scandals (1919-32, 1936, 1939), revues de Broadway concurrentes des Ziegfeld Follies.

Jazz

Voir Jazz 10.

Country

Wilf Carter (né en 1904).

Hank Snow (né en 1914).

Voir aussi Guitare, Musique country 4.

POP ET DANSE, DIVERS (incluant groupes rock et orchestres de danse)

Guy Lombardo (né en 1902)

Paul Anka (né en 1941).

David Clayton-Thomas (né en 1941).

Joni Mitchell (née en 1943).

Neil Young (né en 1945).

Gino Vannelli (né en 1952).

The Diamonds (fl. 1952-64).

The Crew-Cuts (fl. 1954-années 1970).

Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, avec le développement de l'industrie du disque et l'amélioration continue des transports et des communications, il devint possible à de nombreux interprètes canadiens de musique pop (par exemple, Anne Murray, Joni Mitchell, Gino Vannelli, Neil Young, etc.) de vivre au Canada ou aux États-Unis tout en poursuivant de brillantes carrières dans l'un et l'autre pays.


Lecture supplémentaire

  • Nixon, D.C. 'Canadian colony in New York,' CMTJ, vol 2, Feb 1901

    MacMillan, Ernest. 'Musical relations between Canada and the U.S.A.,' Proceedings of the Music Teachers' National Association, 1931

    MacMillan, Mazzoleni, Walter, J.-M. Beaudet, Peaker. Proceedings of the Music Teachers' National Association (1946)

    Yocum, John. 'Tin pan alley to Canada, popular music's one way street,' SatN, 31 May 1952

    Sinclair, Lister. 'Big time,' SatN, 14 Nov 1953

    BMI Canada Ltd. Canadian Music at Carnegie Hall: a Report (Toronto 1954)

    Kaplan, M. 'Reflections on music education in the United States and Canada,' CME, vol 5, no. 1, 1963

    Proctor, George. 'The bachelor of music degree in Canada and the United States,' CME, vol 7, Jan-Feb 1966

    Thomas, Tony. 'Some Canadians in Hollywood,' CanComp, 43, Oct 1969

    Beckwith, John. 'What every U.S. musician should know about contemporary Canadian music,' Mcan, 29, final issue 1970