Conseil national de recherches du Canada

Le Conseil national de recherches du Canada (CNRC), une SOCIÉTÉ DE LA COURONNE fédérale, doit rendre des comptes au Parlement par l'intermédiaire du ministère de l'Industrie. Le CNRC est fondé en 1916 sous le nom de Conseil consultatif honoraire de recherches scientifiques et industrielles.

Conseil national de recherches du Canada

Le Conseil national de recherches du Canada (CNRC), une SOCIÉTÉ DE LA COURONNE fédérale, doit rendre des comptes au Parlement par l'intermédiaire du ministère de l'Industrie. Le CNRC est fondé en 1916 sous le nom de Conseil consultatif honoraire de recherches scientifiques et industrielles. Il finance, dès le départ, des comités de recherches pour satisfaire des besoins spéciaux. Il offre des bourses scientifiques aux universités canadiennes; et il dresse un inventaire de recherches (la première étude statistique sur l'intelligentsia scientifique canadienne et les budgets que le pays consacre à la science). Les premiers plans pour fonder un laboratoire national du Conseil de recherche à Ottawa ne sont pas approuvés avant 1928. Sous la présidence de H.M. TORY (1923-1935), le nombre de personnes travaillant au laboratoire grimpe à 153, dont 54 scientifiques et ingénieurs en recherche, tous sauf un faisant de la recherche industrielle ou appliquée.

Le successeur de Tory, le général A.G.L. MCNAUGHTON, augmente le personnel jusqu'à 300 employés et prépare les laboratoires du CNRC pour qu'ils jouent un rôle central dans la recherche pour la guerre (de la médecine et l'emballage des aliments aux armes et aux carburants synthétiques). Sous C.J. MACKENZIE, président de 1939 à 1952, le personnel du CNRC atteint les 2000 personnes et est réorganisé afin de posséder une base plus solide en SCIENCE fondamentale (pure). Le président E.W.R. STEACIE (1952-1962) adopte le principe voulant que les budgets extra-muros du CNRC associés aux subventions et aux bourses universitaires doivent être augmentés pour équivaloir au budget intérieur (21,5 millions de dollars en 1962-1963) et lance le Programme d'aide à la recherche industrielle basé sur l'attribution de subventions à l'industrie privée (voir RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT INDUSTRIELS).

Plusieurs fonctions du CNRC sont attribuées à des entités distinctes. Par exemple, il agit comme principal organisme conseil du gouvernement en matière de POLITIQUE SCIENTIFIQUE de 1916 jusqu'à la création du Secrétariat scientifique en 1964. Les activités lancées par le CNRC et déléguées à des entités distinctes comprennent la recherche militaire (déléguée au Conseil de RECHERCHES POUR LA DÉFENSE en 1947), la recherche atomique (déléguée à ÉNERGIE ATOMIQUE DU CANADA LIMITÉE en 1952), les subventions pour la recherche médicale (déléguées au CONSEIL DE RECHERCHES MÉDICALES DU CANADA en 1966), les subventions et les bourses aux universités (déléguées au CONSEIL DE RECHERCHES EN SCIENCES NATURELLES ET EN GÉNIE en 1978), et le programme des astronautes (délégué à l'Agence spatiale canadienne en 1989).

Structure et fonctions

Durant l'exercice financier 1995-1996, le personnel du CNRC s'élève à 3072 employés (dont 1092 scientifiques et ingénieurs de recherche) et son budget total est de 408 millions de dollars. Il comprend deux secteurs : la recherche ainsi que la technologie et le soutien à l'industrie. La recherche comprend 17 instituts du Conseil groupés en 5 domaines : la construction, l'infrastructure, la fabrication, l'information et les télécommunications, et la biotechnologie. Plusieurs centres technologiques travaillent pour l'industrie sur la base du recouvrement des coûts. L'autre secteur important, celui de la technologie et du soutien à l'industrie, comprend l'Institut canadien de l'information scientifique et technique, les Presses scientifiques du CNRC (anciennement Revues scientifiques) et le Programme d'aide à la recherche industrielle.

Activités extra-muros

Depuis 1920 environ, parmi les activités extra-muros incessantes du CNRC, on compte des douzaines de comités associés qui se sont penchés sur un grand nombre de problèmes spéciaux allant de la tuberculose aux chemins de fer et de la tribologie (la science de la lubrification et de la friction) au Code national de prévention des incendies. Le Conseil représente le Canada au sein de plusieurs organismes internationaux et soutient des projets spéciaux multilatéraux, tels que l'OBSERVATOIRE astronomique Canada-France-Hawaï, le Tri-University Meson Facility (TRIUMF) de Vancouver et le Gemini Telescope Project à Hawaï et au Chili. La Bibliothèque du CNRC, fondée en 1924, devient la Bibliothèque scientifique nationale en 1957 et l'Institut canadien de l'information scientifique et technique (ICIST) en 1974.

L'ICIST fournit des renseignements dans les domaines de la science, de la technologie, de l'ingénierie et de la médecine, et offre divers services, dont la recherche de documentation par des spécialistes de l'information, des copies d'articles, de rapports et d'autres documents publiés, ainsi que des outils d'information électroniques. L'ICIST offre plus de 25 produits et services différents, sans compter la bibliothèque principale d'Ottawa et les services d'acheminement de documents et de références offerts par les centres d'informations du CNRC situés dans sept autres villes d'un bout à l'autre du Canada. Le CNRC fonde le Canadian Journal of Research en 1929. Les Presses scientifiques du CNRC publient maintenant 14 revues scientifiques, des monographies, des travaux de congrès et un nombre croissant de produits électroniques.

Depuis 1945, le CNRC possède un service d'information technique pour l'industrie, qui est intégré aux activités des Programmes d'aide à la recherche industrielle en 1981. Ces programmes offrent une gamme de services techniques aux petites et moyennes entreprises canadiennes.


Lecture supplémentaire

  • W. Eggleston, National Research in Canada: The NRC 1916-1966 (1978); M. Thistle, The Inner Ring: The Early History of the National Research Council of Canada (1966).

Liens externes