New Waterford

Son nom d'origine, Barrachois, vient de « barachois » qui signifie petit port, lagune ou étang. Quant à son nom actuel, il a probablement été emprunté au port de mer irlandais et au chef-lieu de Waterford, d'où sont issus de nombreux pionniers.

New Waterford

New Waterford (N.-É.); pop 8942 (recens. 2011), 9661 (recens. 2006). New Waterford est située à 23 km au nord-nord-est de Sydney, dans la région industrielle du Cap-Breton. Constituée en municipalité en 1913, elle a fusionné avec la municipalité régionale de Cap-Breton en 1995 (voir Municipalité Cap-Breton). New Waterford est une localité de charbonnages qui a connu des moments difficiles.

Son nom d'origine, Barrachois, vient de « barachois » qui signifie petit port, lagune ou étang. Quant à son nom actuel, il a probablement été emprunté au port de mer irlandais et au chef-lieu de Waterford, d'où sont issus de nombreux pionniers. L'exploitation minière commence dans la région dès 1854, à Lingan, puis à Low Point en 1865. L'importante Dominion Coal Company, qui deviendra la Dominion Steel and Coal Company, commence l'exploitation à Barrachois en 1907 et, avant la Première Guerre mondiale, d'autres grandes mines entrent en exploitation. Au fil des ans, on peut en compter onze. L'expansion de l'entreprise attire dans cette ville-compagnie une population en grande partie catholique, mais aux origines diverses (Irlandais, Écossais, Anglais et Européens de l'Est). Les mines de charbon sont bien connues pour être dangereuses; un terrible événement, survenu en 1917 à Waterford en témoigne. En effet, le 25 juillet à 7 h, 270 hommes se rendent au travail dans la mine numéro 27. Trente minutes plus tard, le bruit d'une explosion se fait entendre aux niveaux six, sept et huit de la mine. Soixante-cinq hommes et jeunes garçons, âgés de 14 à 65 ans, sont tués. Ces décès s'ajoutent à une longue liste de victimes d'accidents miniers qui s'élèvent à des centaines (voir aussi Désastres).

Depuis les années 20, les mineurs ont connu beaucoup de difficultés, y compris des grèves (voir Grèves au Cap-Breton dans les années 20) et surtout les premières fermetures de mines des années 60 et 70. En décembre 1999, la fermeture, après 13 années d'exploitation, de la Phalen Mine et la discontinuation du financement fédéral de la Cape Breton Development Corporation (DEVCO), marquent la cessation de presque toutes les activités d'exploitation des mines. Désormais, cette industrie qui employait plus de 12 000 hommes à son heure de gloire ne fournit de travail qu'à quelques centaines de miniers et ce, à la seule mine encore en exploitation, la Prince Colliery. L'avenir à long terme de cette mine privatisée demeure incertain.

À l'heure où le Cap-Breton s'éloigne de sa dépendance à la production de l'acier et du charbon, les efforts récents visant à diversifier l'économie grâce aux secteurs des technologies et des services, promettent un avenir meilleur.