Orillia

Orillia, ville de l'Ontario; pop. 30 586 (recens. 2011), 30 259 (recens. 2006); construite en tant que village en 1867, puis en tant que ville en 1875, puis en tant que cité en 1969. Orillia est située sur les rives des lacs SIMCOE et Couchiching, dans la partie centrale de l'Ontario.

Orillia, ville de l'Ontario; pop. 30 586 (recens. 2011), 30 259 (recens. 2006); construite en tant que village en 1867, puis en tant que ville en 1875, puis en tant que cité en 1969. Orillia est située sur les rives des lacs SIMCOE et Couchiching, dans la partie centrale de l'Ontario. En espagnol, « orillia » signifie berge. Ce nom lui a été donné par sir Peregrine MAITLAND, lieutenant-gouverneur du Haut-Canada de 1818 à 1828, qui avait servi en Espagne.

Ce site est à l'origine un peuplement huron. Pendant des centaines d'années, ils y pêchent à l'endroit appelé The Narrows. Après la disparition des Hurons, causée par la famine et la maladie, l'endroit est fréquenté par une bande d'Ojibwés ayant le chef William YELLOWHEAD à sa tête. Les Ojibwés y cultivent le sol jusqu'à ce qu'ils soient contraints de se dessaisir de leurs terres au profit des colons européens. Ils sont alors déplacés vers la réserve voisine de Rama (1838-1839).

La traite des fourrures est la première industrie qu'on y trouve, suivie par l'exploitation forestière et l'agriculture. À la fin du XIXe siècle, Orillia devient une station estivale dont la création est en partie motivée par la construction de la VOIE NAVIGABLE TRENT-SEVERN. En 1902, elle est la première municipalité canadienne à être munie de sa propre centrale hydroélectrique. Celle-ci est située près de la rivière Severn. Bien que le tourisme soit toujours un secteur important de l'économie de la ville, bon nombre d'entreprises industrielles, manufacturières, de même que des sociétés d'ingénierie, axées sur les secteurs de l'automobile, de la pétrochimie, de l'aéronautique et du plastique, contribuent largement à l'assiette fiscale.

Au Orillia est le lieu d'inspiration de « Mariposa », une petite ville de l'Ontario décrite par l'humoriste Stephen LEACOCK dans SUNSHINE SKETCHES OF A LITTLE TOWN (1912). Le manuscrit de cet ouvrage et plusieurs autres documents de Leacock sont conservés dans la maison d'été de l'auteur, située près d'Old Brewery Bay, là où Leacock a écrit plusieurs de ses livres. Cette maison abrite aujourd'hui le musée Stephen Leacock, déclaré lieu historique national en 1994. Franklin CARMICHAEL (Groupe des Sept), Elizabeth WYN WOOD (sculpteure), Sam STEELE (de la police à cheval du Nord-Ouest), Leslie M. FROST (premier ministre de l'Ontario) et James K. BARTLEMAN (lieutenant-gouverneur de l'Ontario) sont d'autres résidents célèbres de la ville d'Orillia. Parmi d'autres attraits de la ville, on compte le monument à Champlain, érigé en 1925 pour commémorer le 300e anniversaire du passage de Samuel de CHAMPLAIN, l'opéra (construit en 1895), de même que plusieurs autres bâtiments historiques dont la plupart se trouvent dans le pittoresque centre-ville.


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