Protection civile

La mise au point des armes nucléaires et la GUERRE FROIDE durant les années 40 et 50 incitent les Canadiens à envisager des mesures encore plus élaborées.


Protection civile

 La protection des populations civiles en temps de guerre devient de plus en plus problématique au cours de la Deuxième Guerre mondiale avec l'avènement des raids aériens massifs. Même si la menace qui plane sur l'Amérique du Nord est négligeable, le Canada adopte des mesures de défense passive qui englobent la défense active de l'espace aérien par des avions de chasse, la LIGNE DE RADARS AVANCÉS, le black-out et la mise sur pied d'organismes de sauvetage et de secours d'urgence. C'est en octobre 1948 qu'est nommé le premier coordonnateur en temps de paix de la protection civile. Son rôle est de coordonner les efforts des autorités fédérales, provinciales et municipales en matière d'abris antiaériens, de ressources alimentaires et médicales d'urgence et de plans d'évacuation des zones les plus susceptibles d'être ciblées.

La mise au point des armes nucléaires et la GUERRE FROIDE durant les années 40 et 50 incitent les Canadiens à envisager des mesures encore plus élaborées. En 1959, le gouvernement Diefenbaker confie au Bureau des mesures d'urgence (Planification d'urgence Canada, de 1974 à 1986, devenu Protection civile Canada en 1986) la responsabilité de la protection civile et charge ensuite toutes les unités de l'armée de terre déployées au Canada des opérations d'évacuation et des opérations de survie, en cas d'attaque nucléaire.

L'année suivante, le gouvernement lance une campagne visant à encourager l'instauration d'abris antiatomiques dans les domiciles. L'enthousiasme du public pour ces programmes décroît rapidement. En effet, les coûts sont excessifs et les probabilités de survie diminuent, car les superpuissances accumulent un nombre de missiles et de têtes explosives plus que suffisant pour détruire le monde.

Le gouvernement fédéral maintient un système d'alerte en cas d'attaque. La planification fédérale des mesures d'urgence, en temps de paix comme en temps de guerre, est prise en charge par le Bureau de la protection des infrastructures essentielles et de la protection civile (BPIEPC), qui a remplacé Protection civile Canada le 5 février 2001. L'administration du BPIEPC est une responsabilité de ministre de la Défense nationale. Aujourd'hui, le rôle de ce bureau englobe la responsabilité des environnements physique et électronique. La protection civile fait appel aux services du MINISTÈRE DE LA DÉFENSE NATIONALE (MDN), de la GRC et du SERVICE CANADIEN DU RENSEIGNEMENT DE SÉCURITÉ (SCRS).

La coopération entre les gouvernements fédéral et provinciaux ou territoriaux est assurée par le Programme conjoint de protection civile (PCPC), établi en octobre 1980, qui est géré par le BPIEPC.

L'attaque terroriste sur le World Trade Center de New York le 11 septembre 2001 inspire un engagement renouvelé en matière de protection civile au Canada. Le CODE CRIMINEL du Canada définit clairement le terrorisme et les activités terroristes et comprend des dispositions visant les terroristes et les groupements terroristes.

(VoirPROTECTION CIVILE CANADA)