Relations publiques



Relations publiques

Les relations publiques sont des initiatives de communications qui ont pour but d'influencer favorablement l'attitude des gens à l'endroit d'une compagnie, d'un organisme public ou d'une personnalité afin de promouvoir l'acception de valeurs relatives aux produits, aux politiques ou aux concepts d'un groupe ou d'une personne. Au Canada, les relations publiques sont pratique courante dans le monde des affaires modernes et chez les gouvernements.

Activités et techniques de relations publiques

Toute stratégie de communication visant à influencer un organisme et ses produits, une personne ou un concept, implique les relations publiques. La PUBLICITÉ est une composante des relations publiques, mais publicité et relations publiques sont habituellement considérées comme des entités distinctes.

Déterminer le public visé par le message et élaborer une stratégie pour s'assurer de la crédibilité du message, telles sont les premières étapes de toute campagne de relations publiques. La stratégie doit aussi établir les objectifs relatifs aux différents publics et définir les moyens de rejoindre ces groupes. Les activités peuvent inclure les relations avec la communauté, pour soutenir les organismes de charité ou positionner les entreprises; les relations avec le consommateur, et les stratégies pour améliorer la position de la compagnie sur le marché; les relations avec les pouvoirs publiques, qui peuvent impliquer le LOBBYING auprès de leurs fonctionnaires et les mesures à prendre pour s'attirer l'appui de la population; et les relations avec les médias, pour sensibiliser davantage la population par la publicité.

Crédibilité des relations publiques

La crédibilité des relations publiques a quelquefois été entachée par l'abus délibéré de certaines personnes des relations publiques dans le but de dissimuler les faits ou de leurrer l'opinion publique. Cependant, utilisées à bon escient, les relations publiques favorisent la communication de l'information factuelle par la divulgation de toutes les sources et une discussion ouverte portant sur tous les aspects des questions controversés.

Histoire des relations publiques au Canada

L'origine des relations publiques contemporaines remonte aux activités de publicité, aux écrits d'affaires et aux attachés de presse de la fin du XIXe siècle. La campagne transatlantique du gouvernement libéral de sir Wilfrid Laurier, dont l'objectif était d'attirer des immigrants dans l'Ouest, est l'un des tout premiers exemples de relations publiques au Canada. En fait, elle précède l'émergence reconnue des relations publiques bien que ses tactiques soient encore employées aujourd'hui. Plus de deux millions d'immigrants entrent au Canada entre 1896 et 1911, séduits par la grande campagne de publicité et la concession des terres. Au cours de cette campagne orchestrée par Clifford Sifton, ministre de l'Intérieur, des conférenciers s'adressent aux auditoires des foires automnales américaines. Ils sont appuyés par des milliers de brochures et de dépliants publicitaires dans plus de 7000 journaux américains. Six cents rédacteurs américains (l'une des premières versions du « circuit médiatique ») et des députés britanniques se rendent au Canada aux frais de la Couronne. Des agents ratissent la Grande-Bretagne, l'Allemagne et d'autres pays européens pour vanter les mérites des « champs dorés » de l'Ouest, et pour inciter à venir s'établir au Canada tant les travailleurs urbains que les paysans en sabots, que Sifton présente comme les « bons colons » dont le Nord-Ouest canadien a besoin. Même si à l'époque les relations publiques ne sont pas connues au sens commercial du terme, la campagne de Sifton, qui est probablement l'une des plus importantes et des plus réussies de l'histoire du Canada, est un modèle de communication, car elle cible des groupes spécifiques.

Depuis la Deuxième Guerre mondiale, la croissance des relations publiques reflète celle de l'économie canadienne. Ce secteur entrevoit pour l'avenir son expansion la plus importante du fait que la population incrédule porte de plus en plus attention aux agissements des sociétés privées et des institutions publiques.

En 1948, La Société Canadienne des Relations Publiques est fondée à Montréal et la Public Relations Association of Ontario, à Toronto. Les deux sociétés s'unissent en 1953 pour former la Société Canadienne des Relations Publiques (SCRP), laquelle reçoit sa charte fédérale le 17 avril 1957. Au milieu des années 60, la croissance des relations publiques dites para-professionnelles au Canada évolue à un point tel que la SCRP décide d'instaurer un programme d'accréditation volontaire en 1969. Les candidats qui réussissent les examens obtiennent le titre d'agréé en relations publiques (ARP). Le titre conféré indique qu'un praticien a travaillé pendant au moins cinq ans à temps plein dans le domaine des relations publiques, qu'il a réussi l'examen à trois volets et qu'il s'engage à respecter le Code d'éthique professionnelle. À la fin des années 80, la SCRP au Canada compte plus de 1500 membres dont 500 agréés.

D'autres associations canadiennes desservent les relationnistes du Canada parmi lesquelles on compte l'Association internationale des professionnels de la communication (AIPC), l'Association des Relations Publiques des Organismes de la Santé (ARPOS), l'Association des agents et des agentes de communication en éducation (AACE) et l'Association des affaires publiques du Canada (AAPC).

Carrières en relations publiques

Les habiletés en communication et plus particulièrement en communication écrite sont un atout dans le domaine des relations publiques. La formation en relations publiques est plutôt récente au Canada, mais de nombreuses institutions ont instauré des programmes, notamment l'U. Laval, l'U. McGill, l'U. de Calgary, l'U. Mount Saint Vincent, le Mount Royal College à Calgary, le Grant MacEwan College à Edmonton, l'Algonquin College à Ottawa, le Durham College à Oshawa, le Cambrian College à Sudbury, et le Humber College, le Seneca College et le Centennial College à Toronto.

Jusqu'à récemment, il n'existait aucun critère officiel d'inscription Aussi, de nombreux spécialistes en relations publiques ont-ils débuté leur carrière dans d'autres champs, tout spécialement le journalisme, les finances, la technologie, l'enseignement ou la médecine. Les relations publiques requièrent la compréhension des médias écrits et électroniques, des arts graphiques et des techniques publicitaires.

Selon les sondages réalisés en 1986 et 1987 et publiés dans le bulletin de l'industrie canadienne PR Strategies, les relationnistes canadiens se considèrent comme des professionnels et plus de 60 p. 100 d'entre eux prônent la licence obligatoire.

Leur rémunération se compare à la moyenne salariale dans le domaine de la communication : mieux payés que les journalistes, ils touchent quelquefois moins que leurs collègues en publicité. Les relationnistes exercent leur profession dans les organismes sans but lucratif, les associations professionnelles, les ministères, les compagnies ou dans les cabinets de relations publiques.


Lecture supplémentaire

  • W.B. Herbert and J.R.G. Jenkins, eds, Perspectives on Public Relations in Canada (1984).