Ressources en mollusques

Bien que le Canada ait de vastes côtes et abrite diverses espèces de mollusques, cette ressource a une valeur économique assez faible. En 1985, on a pêché environ 69 213 t de mollusques d'une valeur de 83 millions de dollars.


Ressources en mollusques

Bien que le Canada ait de vastes côtes et abrite diverses espèces de mollusques, cette ressource a une valeur économique assez faible. En 1985, on a pêché environ 69 213 t de mollusques d'une valeur de 83 millions de dollars. Les pétoncles (voir Pétoncle et Peigne) et les calmars de la côte atlantique étaient les espèces dominantes. Elles représentaient 95 p. 100 du poids et 97 p. 100 de la valeur des prises totales des deux côtes. Il n'y a pas de pêche de mollusques en Arctique. Au Canada, la plupart des espèces sont pêchées plutôt qu'élevées. En raison de la courte saison de croissance, le taux de croissance est trop lent pour que l'élevage soit rentable. L'huître est la seule espèce que l'on élève en quantité, mais on commence à faire l'élevage de la moule. Il est possible d'en augmenter la production, mais en général au Canada, le potentiel aquicole des mollusques est faible (voir Aquaculture).

L'intoxication paralysante par les mollusques peut limiter la consommation de certaines espèces. Cette toxine provient d'un dinoflagellé planctonique toxique dont se nourrissent les bivalves. Sans aucun danger pour les mollusques, il peut être fatal aux humains. L'acide domoïque est une toxine également mortelle qui a entraîné l'interdiction des mollusques de l'Atlantique à la fin de 1987 parce que 100 personnes ont été malades et au moins deux sont décédées après avoir mangé des moules intoxiquées de l'Île-du-Prince-Édouard. Sauf les pétoncles et en partie les calmars, la plupart des espèces sont pêchées ou élevées par des pêcheurs individuels ou des familles. Les autochtones font la pêche commerciale et de subsistance de certaines espèces (p. ex. les clams ou palourdes). Les gouvernements fédéral et provinciaux collaborent à la réglementation et au contrôle des facteurs clés tels que l'assainissement, la pollution, les territoires et la mise en marché. Les juridictions diffèrent d'une province à l'autre en raison des ententes réalisées au fil des ans.

On pêche les pétoncles avec des bateaux de 20 à 30 m de longueur en draguant le fond à des profondeurs pouvant atteindre 100 m. Le centre de cette pêche est le banc Georges, dont la propriété a été contestée par le Canada et les États-Unis jusqu'en octobre 1984, date à laquelle le Tribunal international de La Haye a attribué au Canada un sixième du banc dans sa partie la plus à l'est qui est riche en pétoncles et en Poissons de fond. Il est peu probable que la production dépasse le niveau de prises passées. Seul le muscle adducteur de la pétoncle est consommé : il est vendu frais ou congelé. Sur la côte atlantique, on élève les huîtres en eau peu profonde sous la ligne de la marée basse. Les sites d'élevage d'huîtres sont loués du gouvernement fédéral et ensemencés avec des larves collectées par diverses techniques. Les huîtres sont vendues fraîches dans la coquille, généralement à la douzaine, et sont mangées crues.

Dans l'industrie huîtrière de la côte du Pacifique, on élève une huître japonaise qui se développe habituellement dans les zones intertidales, qui sont louées du gouvernement provincial. Les huîtres sont retirées de leur coquille et vendues au volume de chair. Les clams ou palourdes vivent en zones intertidale et infratidale et sont pêchées manuellement et mécaniquement. Une certaine quantité sont vendues fraîches, mais la plupart sont mises en conserve. On trouve plusieurs espèces commerciales sur les deux côtes et la pêche est réglementée par saison, par quota et par taille. Les ormeaux vivent dans les zones infratidales rocheuses de la côte du Pacifique et sont pêchées par des plongeurs. Les prises sont réglementées par taille et par quota de zone, et la majorité sont vendues congelées au Japon. Le centre de pêche du calmar est à Terre-Neuve où on les capture à la turlutte ou au filet. Les calmars sont utilisés comme appâts et exportés au Japon pour la consommation


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