Robinson, sir John Beverley



Robinson, John Beverley
En tant que membre du Pacte de famille, John Beverley Robinson est un défenseur de l'influence impériale et d'une hiérarchie sociale dirigée par les élus d'une élite. Dessin réalisé par George Berthon (avec la permission de la Metro Toronto Library).

Robinson, sir John Beverley

 Sir John Beverley Robinson, avocat, homme politique et juge (Berthier, Bas-Canada, 26 juill. 1791 -- Toronto, 31 janv. 1863). Inscrit à l'école de John STRACHAN, il se fait un ami fidèle de ce ministre anglican tory. Nommé procureur général intérimaire en 1813, il devient solliciteur général après la guerre et va terminer ses études de droit en Angleterre. À son retour, il est de nouveau assigné au poste de procureur général. En 1820, Robinson est élu à l'assemblée et demeure porte-parole du gouvernement jusqu'en 1828. En tant que membre du FAMILY COMPACT, il défend avec acharnement les causes de l'union impériale, de l'Église anglicane et de la hiérarchie sociale dominée par une élite choisie. Il s'attire la colère des réformistes et des opposants, tel Robert GOURLAY, qu'il poursuit en justice, et il joue de toute son influence pour déposséder les colons américains de leurs droits politiques et de leur droit de propriété, en les qualifiant d' « étrangers ». Robinson favorise toutefois le développement économique du Canada et mène une remarquable carrière juridique. Il est nommé juge en chef en 1829, puis orateur au Conseil législatif et président du Conseil exécutif. Après les procès des rebelles du Haut-Canada, il ordonne l'exécution de Samuel LOUNT et de Peter MATTHEWS. Il critique le rapport de lord DURHAM et appuie l'union de toute l'Amérique du Nord britannique. Après 1841, il a peu d'influence politique en tant que juge et membre tory du Family Compact. Il est fait chevalier, puis devient baronnet (1854). Des problèmes de santé mettent fin à son exceptionnelle carrière de juriste et l'obligent à quitter le banc en 1863.