Stellarton

Stellarton, Nouvelle-Écosse, est une ville constituée en 1889. En 2011, elle compte une population de 4 485 âmes. Fondée en 1774 par cinq familles arrivées sur le voilier à deux mâts Hector, elle longe la rivière East à environ 18 km au sud-est de Pictou.

Stellarton, Nouvelle-Écosse, est une ville constituée en 1889. En 2011, elle compte une population de 4 485 âmes. Fondée en 1774 par cinq familles arrivées sur le voilier à deux mâts Hector, elle longe la rivière East à environ 18 km au sud-est de Pictou. En 1827, des investisseurs britanniques (The General Mining Association) et des charbonniers s’installent dans la région, attirés par la houille. Leur arrivée aide à établir la collectivité d’Albion Mines. La fonderie GMA construit le premier moteur à vapeur (1827) de la Nouvelle-Écosse pour le pompage et le levage, ainsi que son premier bateau à vapeur (1830). Cette même fonderie moule les rails pour l’Albion Rail Road, la première voie ferrée à employer des rails en fer au Canada. La Samson, une locomotive à vapeur importée de l’Angleterre, est l’une des premières à rouler sur ces rails (1839). Après l’arrivée du chemin de fer Intercolonial, la ville devient un carrefour ferroviaire.

En 1870, Albio Mines est rebaptisée Stellarton, du nom du charbon Stellar qui brûle en étincelant. L’exploitation du charbon est florissante, attirant des immigrants britanniques et européens. En 1914, l’Acadia Coal Company emploie 1 350 mineurs, dont le rendement minier alimente en charbon le boom industriel (1870-1920) du comté de Pictou. L’industrie minière connaît une baisse graduelle, sauf au cours de la Deuxième Guerre mondiale, et disparait en 1957 pour des motifs économiques et de sécurité. En effet, en 1992, à Plymouth, non loin, 26 hommes périssent lors du désastre à la mine de Westray. L’accident rappelle les 650 hommes qui ont péri dans des accidents et des désastres miniers jusque-là, ainsi que la bravoure de l’Acadia Coal Resce Corps. Le patrimoine minier est exposé à Stellarton au Musée de l’industrie, qui appartient au Musée de la Nouvelle-Écosse et qui sert de vitrine à l’histoire industrielle de la province. On trouve également à Stellarton le siège de la deuxième plus grande chaîne d’épicerie au Canada, Sobeys, qui, à ses débuts en 1907 est une boucherie qui vend la viande de porte-à-porte. La ville a abrité une variété de petites industries, y compris le manufacturier infortuné d’électronique, Clairtone (1966-1971). Bien qu’elle soit surtout une ville résidentielle, une mine de surface y opère depuis 1996, et des usines y produisent des vêtements de travail et des boissons gazeuses.