Stephenville

Stephenville, ville de T.-N.-L.; pop. 6719 (recens. 2011), 6588 (recens. 2006); const. en 1952. Stephenville est située sur la rive nord de la baie St. George, dans le sud-ouest de la province.

Stephenville, ville de T.-N.-L.; pop. 6719 (recens. 2011), 6588 (recens. 2006); const. en 1952. Stephenville est située sur la rive nord de la baie St. George, dans le sud-ouest de la province. Son nom évoque le pionnier acadien Stephen Le Blanc. Stephen est l'équivalent anglais d'Étienne, et on tente toujours de déterminer si son nom de famille était Le Blanc ou Gallant, soit le nom de famille du premier enfant né dans le hameau connu à l'époque sous le nom d'Indian Head. En 1845, des ACADIENS sont déplacés à Stephenville et commencent à y pratiquer l'agriculture et la pêche. À leur arrivée, ils trouvent deux familles anglaises établies là depuis un an.

La position de Stephenville sur le grand parcours de la route aérienne entre les États-Unis et l'Europe lui vaut d'être choisie comme emplacement pour la construction d'une base des forces aériennes américaines. La construction de cette base, qui ouvre en 1941, entraîne une augmentation rapide de la population. À sa mise en activité, la base se nomme Stephenville Airbase puis, en 1948, elle devient Ernest Harmon Airbase. Sa fermeture en 1966 a des conséquences économiques désastreuses pour la région, mais le ministère fédéral des Transports ouvre l'aéroport Harmon Field, géré par Trans Canada Airlines. La base passe sous le contrôle du gouvernement provincial, qui en confie la gestion à la Crown's Harmon Corporation, fondée en 1967 pour attirer de nouvelles industries. En 1973, on ouvre une fabrique de carton doublure d'une valeur de 252 millions de dollars, mais elle ferme ses portes en 1977. En 1979, le plus gros fabricant mondial de papier journal, l'Abitibi-Price (maintenant ABITIBI CONSOLIDATED), achète la fabrique et la transforme pour la production de papier journal. L'exploitation commence en 1981 et fournit de très nombreux emplois pendant 24 ans, jusqu'à sa fermeture définitive.

Aujourd'hui, Stephenville est un centre administratif et de service régional. On y retrouve également le campus principal du College of the North Atlantic. Avant la construction de la base des forces aériennes américaines, Stephenville est une communauté essentiellement francophone. De nos jours, seuls les vestiges de cette culture y subsistent.