The Grey Fox

L’un des premiers films les plus acclamés de l’histoire du cinéma canadien, The Grey Fox, de Phillip Borsos raconte l’histoire vraie du distingué bandit Bill Miner (joué par Richard Farnsworth), à qui l’on attribue le tout premier cambriolage de train au Canada.

Grey Fox
Richard Farnsworth dans le r\u00f4le de Bill Miner, et Wayne Robson dans le r\u00f4le de Shorty Dunn, dans le film The Grey Fox du réalisateur Phillip Borsos (avec la permission du Toronto International Film Festival Group).\r\n \r\n

L’un des premiers films les plus acclamés de l’histoire du cinéma canadien, The Grey Fox, de Phillip Borsos raconte l’histoire vraie du distingué bandit Bill Miner (joué par Richard Farnsworth), à qui l’on attribue le tout premier cambriolage de train au Canada. Un classique du cinéma canadien, ce film western est sélectionné pour deux Golden Globes, en plus de remporter de nombreux Prix Génie, dont les trophées du meilleur film, de la meilleure réalisation, de la meilleure actrice de soutien (Jackie Burroughs) et du meilleur scénario.

Synopsis

Bill Miner (Richard Farnsworth) est libéré d’une prison des États-Unis en 1901 après y avoir servi une peine de 33 ans pour avoir volé des carrioles. Incapable de s’adapter au monde qui a énormément changé, il s’inspire du film Le Vol du grand rapide (1903) d’Edwin S. Porter et décide de cambrioler les trains. À la suite d’un braquage raté dans l’État de Washington, Bill Miner s’enfuit au Canada et s’installe à Kamloops, en Colombie-Britannique, où il se fait passer pour un ingénieur minier de l’Idaho. Il se lie d’amitié avec le sergent local de la North-West Mounted Police (Timothy Webber) et entame une relation intime avec Kate Flynn (Jackie Burroughs), une photographe protoféministe. Il est pourchassé par un détective privé (Gary Reineke), et sa relation avec Kate Flynn le pousse à changer son mode de vie. Malgré cela, après un ultime vol, qui s’avère un échec, Bill Miner est capturé et jeté en prison.

Analyse

The Grey Fox (1982), le tout premier film de Phillip Borsos, repose sur la fascination ambivalente que de nombreux Canadiens ont envers les États-Unis. En tant que version canadienne des films westerns, le film tourne autour d’un brigand qui se découvre du charisme et une aura mythique lorsqu’il rencontre des Canadiens. Le film de Phillip Boros raconte une histoire décidément canadienne, accompagnée d’un style visuel qui exploite le terrain de la Colombie-Britannique et renforce l’idée d’un paysage reclus comme caractéristique principale de la culture canadienne. La production mise aussi sur un sens peu commun d’authenticité historique, empruntant directement aux transcriptions de cours de justice et aux témoignages de l’époque des lignes de dialogue, et tournant certaines scènes aux endroits précis où les événements réels ont eu lieu. Un fusil ayant appartenu à Bill Miner, prêté par le Kamloops Museum & Archives, est même utilisé par Richard Farnsworth pendant le film.

Réception critique

The Grey Fox est distribué à l’échelle internationale, chose rare pour un film anglo-canadien à l’époque, et connaît un accueil modeste. Le critique américain Roger Ebert le loue comme étant l’une des aventures les plus charmantes de l’année, en plus de vanter l’interprétation authentique, élégante et naturelle de Richard Farnsworth. Le magazine Variety qualifie le film de gracieux, et la direction photo, d’épatante. La première du film à la télévision sur la chaîne CBC attire un public d’au-delà de deux millions d’auditeurs.

Le site Web Rotten Tomatoes dote The Grey Fox d’un rarissime score de 100 %. Dans une critique datant de 2012, Phil Hall, de Film Threat,écrit qu’il s’agit de l’un des films les plus marquants des années 1980 et de l’un des meilleurs films canadiens. Le New York Times reconnaît quant à lui The Grey Fox comme un conte nostalgique et remarquable qui est devenu un classique du cinéma canadien.

Prix et distinctions

The Grey Fox, le premier film de l’Ouest canadien à obtenir un important succès depuis Back to God’s Country (1919), joue un rôle clé dans le développement de l’industrie canadienne du film. Le film, sorti à la fin de l’ère des abris fiscaux, une période caractérisée par des films médiocres de série B destinés au public étatsunien, prouve que le Canada est capable de produire des films de langue anglaise de qualité. Le film introduit également Phillip Borsos, nouveau cinéaste majeur sur la scène canadienne, en plus de devenir l’un des premiers films les plus retentissants de l’histoire du Canada. The Grey Fox domine les Prix Génie en 1983 : sur 12 nominations, le film met la main sur 7 trophées, dont ceux du meilleur film, de la meilleure réalisation et du meilleur scénario. Le film est aussi en lice aux Golden Globes dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère et pour l’interprétation de Richard Farnsworth.

En 2001, The Grey Fox est nommé « chef-d’œuvre » par l’organisme Audio-Visual Preservation Trust. À l’occasion du 20e anniversaire du film, le Festival international du film de Toronto en fait une projection spéciale. Ce dernier place The Grey Fox aux cinquième et huitième rangs des listes des dix meilleurs films canadiens de tous les temps, en 1984 et en 1993 respectivement.

Voir aussi Cinéma, Histoire du cinéma canadien

Prix

Best Movie Script (John Hunter), Western Writers of America (1979)

Meilleur film canadien, Festival des films du monde de Montréal (1982)

Meilleur film, Prix Génie (1983)

Meilleure actrice dans un second rôle (Jackie Burroughs), Prix Génie (1983)

Meilleur acteur étranger (Richard Farnsworth), Prix Génie (1983)

Meilleure réalisation (Phillip Borsos), Prix Génie (1983)

Meilleur scénario original (John Hunter), Prix Génie (1983)

Meilleure musique (Michael Conway Baker), Prix Génie (1983)

Meilleure direction de la photographie (Frank Tidy), Prix Génie (1983)

Meilleur son, film étranger, Motion Picture Sound Editors (1984)

Acteur de l’année (Richard Farnsworth), London Film Critics Circle Awards (1985)


The Grey Fox

Pays :

Canada

Année :

1982

Durée :

91 min

Langue :

Anglais

Réalisation :

Production :

Peter O’Brian

Scénario :

John Hunter

Photographie :

Frank Tidy

Montage :

Frank Irvine

Son :

Rob Young

Musique :

Michael Conway Baker

Interprétation :

Richard Farnsworth,

Ken Pogue

Samantha Langevin,

Timothy Webber,

Gary Reineke

Maison de production :

Mercury Pictures Inc.