Theresa Tam

Dre Theresa Tam, BMBS, médecin, administratrice en chef de la santé publique du Canada (née en 1965, à Hong Kong). La Dre Tam est l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, c’est‑à‑dire la principale professionnelle de la santé publique à l’échelon du gouvernement fédéral. Elle possède une expertise en immunisation, en maladies infectieuses et en préparation aux situations d’urgence. Elle a été membre de plusieurs comités d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé et a participé à des missions internationales de lutte contre le virus Ebola, contre le MERS (syndrome respiratoire du Moyen‑Orient) et contre la pandémie de grippe. Elle a également œuvré à l’éradication de la polio. Elle s’est largement fait connaître, auprès de la population canadienne, en 2020, lors des points de presse, alors qu’elle dirigeait la réponse médicale au nouveau coronavirus et à la pandémie de COVID‑19.

Dre Theresa Tam, BMBS, médecin, administratrice en chef de la santé publique du Canada (née en 1965, à Hong Kong). La Dre Tam est l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, c’est‑à‑dire la principale professionnelle de la santé publique à l’échelon du gouvernement fédéral. Elle possède une expertise en immunisation, en maladies infectieuses et en préparation aux situations d’urgence. Elle a été membre de plusieurs comités d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé et a participé à des missions internationales de lutte contre le virus Ebola, contre le MERS (syndrome respiratoire du Moyen‑Orient) et contre la pandémie de grippe. Elle a également œuvré à l’éradication de la polio. Elle s’est largement fait connaître, auprès de la population canadienne, en 2020, lors des points de presse, alors qu’elle dirigeait la réponse médicale au nouveau coronavirus et à la pandémie de COVID‑19.



La Dre Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada, lors d’un événement de l’Assemblée mondiale de la santé, organisé pour examiner les moyens de renforcer la confiance du public vis‑à‑vis des vaccins (29 mai 2019).

(avec la permission de la U.S. Mission to International Organizations in Geneva / Wikimedia Creative Commons)

Début de carrière

La Dre Tam naît à Hong Kong et obtient son diplôme de médecine au Royaume‑Uni, à l’Université de Nottingham, en 1989. Elle mène à bien une résidence en pédiatrie à Edmonton, en 1996, dans le cadre de l’Université de l’Alberta. L’année suivante, elle obtient une bourse pour une formation postdoctorale en maladies infectieuses auprès de l’Université de la Colombie‑Britannique. Elle est membre du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada depuis 1996.

Au début de sa carrière, la Dre Tam travaille à Ottawa au Laboratoire de lutte contre les maladies. Durant l’épidémie de SRAS, en 2003, elle occupe les fonctions de chef de la Division de l’immunisation et des infections respiratoires de Santé Canada.

Administratrice en chef de la santé publique

La Dre Tam est nommée administratrice en chef de la santé publique par intérim lorsque le DGregory Taylor prend sa retraite, en décembre 2016. Elle est nommée définitivement à ce poste, six mois plus tard, le 26 juin 2017. Elle est le troisième médecin à occuper cette fonction, dont le premier titulaire a été le DDavid Butler‑Jones.

Le poste d’administrateur en chef de la santé publique est complexe: il s’agit de conseiller le ministre fédéral de la Santé, tout en étant à la tête de l’Agence de la santé publique du Canada, créée, en 2004, dans la foulée de l’épidémie de SRAS, afin de répondre aux menaces et aux urgences en matière de santé publique.

Après sa nomination, la Dre Tam publie un énoncé de vision, dans lequel elle s’engage à faire porter ses efforts sur les besoins des Canadiennes et des Canadiens les plus pauvres et les plus marginalisés, afin qu’ils «aient une chance de vivre une vie saine, tant physiquement que mentalement».

Immunisation

En tant qu’administratrice en chef de la santé publique, la Dre Tam est responsable de la vaccination de la population canadienne. Elle critique ouvertement une minorité active et bruyante de la population canadienne refusant la vaccination (on parle de mouvement antivaccination ou d’anti‑vaxxers en anglais). C’est ainsi qu’elle déclare au magazine Châtelaine, en 2019: « Ils sont peu nombreux, mais ils propagent des renseignements erronés. Ils communiquent également leurs opinions sur un mode où l’émotion prédomine. »

COVID‑19

La Dre Tam se fait largement connaître, en 2020, auprès de la population canadienne, à l’occasion des points de presse, alors qu’elle dirige la réponse médicale au nouveau coronavirus et à la pandémie de COVID‑19. Dans ce cadre, elle reçoit de nombreuses félicitations pour son calme et pour son approche mesurée. Cependant, elle n’est épargnée ni par les critiques de certains commentateurs des médias ni par celles de politiciens conservateurs, comme le premier ministre de l’Alberta Jason Kenney, pour avoir fait état de renseignements, émanant de l’Organisation mondiale de la santé, ayant été ultérieurement contestés, voire démentis. Il s’agissait, notamment, des premières affirmations selon lesquelles on disposait de peu de données probantes quant à la transmission communautaire du virus. Au milieu de l’épidémie, le député conservateur fédéral Derek Sloan, candidat à la direction nationale de son parti, s’est demandé si la Dre Tam travaillait « pour la Chine ou pour le Canada ». Ses commentaires ont été largement condamnés, notamment par un certain nombre de membres de son propre parti.