​Traité d’Easton

Le traité d’Easton est une entente entre les Britanniques et les peuples autochtones établie en octobre 1758 à la fourche de la rivière Delaware à Easton, en Pennsylvanie. Le traité est signé après une rencontre entre les agents des colonies britanniques et plus que 500 chefs représentant 15 peuples autochtones des forêts de l’Est. Au moyen du traité d’Easton et de plusieurs autres ententes, les Britanniques réussissent à neutraliser l’alliance entre les Français et les Autochtones dans la vallée de l’Ohio pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763) en garantissant la protection des terres autochtones contre les colons anglo-américains avides de les obtenir.

Le traité d’Easton est une entente entre les Britanniques et les peuples autochtones établie en octobre 1758 à la fourche de la rivière Delaware à Easton, en Pennsylvanie. Le traité est signé après une rencontre entre les agents des colonies britanniques et plus que 500 chefs représentant 15 peuples autochtones des forêts de l’Est. Au moyen du traité d’Easton et de plusieurs autres ententes, les Britanniques réussissent à neutraliser l’alliance entre les Français et les Autochtones dans la vallée de l’Ohio pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763) en garantissant la protection des terres autochtones contre les colons anglo-américains avides de les obtenir.


Prise de possession du fort Duquesne


Négociations

Le surintendant britannique des affaires indiennes dans le district du Nord, Sir William Johnson, joue un rôle déterminant dans la négociation du traité d’Easton. William Johnson considère que ses alliés, les Six Nations (aussi connus comme les Haudenosaunee ou Iroquois), dominent le haut de la vallée de l’Ohio et ses habitants, comme les Delawares. Ainsi, le traité d’Easton s’appuie sur les principes de la chaîne d’alliance, une alliance de longue date entre la Couronne britannique et les Haudenosaunee.

Le traité d’Easton est aussi influencé par la Friendly Association de Pennsylvanie, un groupe de quakers pacifistes. Cette organisation, représentée aux négociations du traité par Israel Pemberton, s’alimente d’idéaux des Quakers quant à la colonisation de l’Amérique du Nord, idéaux datant du 17siècle. Pendant cette période, William Penn fonde la Pennsylvanie et essaie de coexister en paix avec les habitants autochtones en achetant leurs terres avant la colonisation européenne.

Résultats

La Friendly Association de Pennsylvanie fait pression en faveur de la définition et de l’inclusion dans le traité d’une ligne frontière ferme entre les terres de la colonisation européenne et celles des Autochtones. Cette délimitation est établie aux monts Allegheny, et la vaste vallée de l’Ohio est donc réservée comme territoire autochtone.

Grâce aux assurances britanniques quant à leurs titres de propriété, les peuples autochtones de la vallée de l’Ohio retirent leur appui au contrôle français du fort Duquesne. La même année, les Britanniques s’emparent de cet endroit stratégique (où se situe de nos jours Pittsburgh) et le nomment « Fort Pitt ».

La campagne britannique pour la défaite française en Amérique du Nord pousse la Couronne à reconnaître les droits ancestraux dans la vallée de l’Ohio.

Mécontentement

Les promesses faites lors du traité d’Easton sont bientôt oubliées, ou bien tout simplement ignorées. Les Pennsylvaniens continuent de s’établir dans la vallée de l’Ohio; les Britanniques ne les en empêchent pas. De plus, contrairement à ce qui avait été promis, les Britanniques ont une présence imposante au Fort Pitt. Le mécontentement relatif à ces enjeux est en partie responsable de la Rébellion de Pontiac et, par la suite, de la Proclamation royale de 1763. En d’autres mots, la force serait nécessaire pour que les Britanniques donnent suite aux promesses du traité d’Easton, soit d’affirmer et de protéger les intérêts des Autochtones dans leurs terres ancestrales.


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