Deux solitudes

Deux solitudes est la traduction française (Paris, 1963) du roman de Hugh MacLennan, Two Solitudes (Toronto, New York et Des Moines, 1945). Son titre est devenu le symbole de l'héritage le plus inquiétant du Canada : les relations entre Canadiens-français et Canadiens-anglais.

Deux solitudes est la traduction française (Paris, 1963) du roman de Hugh MacLennan, Two Solitudes (Toronto, New York et Des Moines, 1945). Son titre est devenu le symbole de l'héritage le plus inquiétant du Canada : les relations entre Canadiens-français et Canadiens-anglais. MacLennan utilise un décor historique, qu'il situe dans un cadre mythologique, pour analyser les tensions entre les Canadiens-anglais et les Canadiens-français. Il commence à la Première Guerre mondiale et termine en 1939. La paroisse de Saint-Marc-des-Érables, dominée par le curé Beaubien, et par Athanase Tallard, un homme puissant mais frappé d'ostracisme par l'Église dans sa tentative d'industrialiser le village, représente la réalité canadienne-française. Montréal, quant à elle, est dominée par des personnages comme Huntley McQueen, un homme d'affaires presbytérien de l'Ontario. Paul, le fils de Tallard, est à l'aise dans les deux langues, mais il s'est aliéné les deux cultures. Il s'engage dans une véritable odyssée à la recherche de son identité et d'une vision du Canada au cours de laquelle il essaie d'écrire un roman relatant sa propre expérience canadienne. Le livre a aussi été traduit en espagnol, en suédois, en tchèque, en néerlandais et en estonien.

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Deux solitudes