Larry Walker

Larry Kenneth Robert Walker, joueur et entraîneur de baseball (né le 1erdécembre1966 à Maple Ridge, en Colombie‑Britannique). Larry Walker est sans doute le meilleur joueur canadien dans l’histoire de la Ligue majeure de baseball (LMB). Avec le lanceur Ferguson Jenkins, il est le seul joueur canadien à avoir été intronisé au Temple de la renommée du baseball. Sélectionné dans l’équipe des étoiles à cinq reprises, il a remporté sept «Gants dorés» (Gold Glove), trois «Bâtons d’argent» (Silver Slugger) et le titre de joueur par excellence (MVP) de la Ligue nationale en1997. En neuf saisons, il a réalisé une moyenne au bâton de 0,300, décroché la première place du classement de la moyenne au bâton des ligues majeures à trois reprises et été le premier joueur né au Canada à remporter un titre de frappeur depuis Tip O’Neill en1887. Il pointe en tête, parmi tous les joueurs canadiens de la LMB, au chapitre des coups sûrs, des circuits, des points produits, des doubles et des points marqués. Il a remporté le trophée Lou‑Marsh, récompensant le sportif canadien ou la sportive canadienne de l’année, en1998, et le prix Tip‑O’Neill, attribué au meilleur joueur de baseball canadien, à neuf reprises, soit plus que n’importe quel autre joueur. Il a également été intronisé au British Columbia Sports Hall of Fame, au Colorado Sports Hall of Fame, au Panthéon des sports canadiens et au Temple de la renommée du baseball canadien.



Larry Walker

Photo non datée de Larry Walker pendant un entraînement au bâton avec les Rockies du Colorado.

Jeunesse

Larry Walker grandit à Maple Ridge, en Colombie‑Britannique. Il est le plus jeune des quatre fils de Mary et Larry Walker Sr. Ce dernier a été un jeune joueur de baseball talentueux dans l’équipe qui est aujourd’hui devenue les Canadiens de Vancouver. Le fils commence à jouer au hockey et occupe le poste de gardien de but pendant 13 ans. Parmi ses coéquipiers de l’époque, on trouve son ami d’enfance, Cam Neely, qui poursuivra, ultérieurement, une carrière en Ligue nationale de hockey (LNH), avec les Canucks de Vancouver et les Bruins de Boston, qui le conduira à une intronisation au Temple de la renommée du hockey. Le jeune Larry idolâtre Billy Smith, le gardien de but des Islanders de New York, et rêve de jouer en LNH. Cependant, après deux essais infructueux pour les Pats de Regina de la Western Hockey League, il renonce à ses aspirations de hockeyeur.

Début de carrière dans le baseball

Larry Walker se tourne alors vers le baseball, sans, toutefois, se fixer d’objectifs de carrière. Comme il le déclarera, plus tard, à Sports Illustrated en 1993 : « Au Canada, lorsque nous étions enfants, nous jouions 10 matchs de baseball par an, 15 au maximum. Le baseball n’était tout simplement pas un sport important. Les conditions météo n’étaient pas favorables. Personne ne jouait, à l’époque, en pensant intégrer les ligues majeures. Ce n’était qu’un jeu, une occupation. »

Larry Walker réussit à intégrer une équipe de Vancouver qui joue une saison de 72 matchs. Malgré sa relative inexpérience, il frappe avec suffisamment de puissance pour être sélectionné dans l’équipe nationale junior du Canada. Les recruteurs des Expos de Montréal le découvrent lors d’un camp d’entraînement national en Saskatchewan et l’engagent avec, à la clé, une prime symbolique de 1 500 $. Pour se préparer à sa première saison dans le baseball professionnel, il joue avec une équipe de softball pratiquant la version « lancé rapide » de ce sport, parrainée par une salle de quilles locale.

Larry Walker
Le superstar du baseball, Larry Walker, a commencé sa carrière professionnelle avec les Expos de Montréal en 1984.

Larry Walker joue sa première saison en ligue mineure avec le club indépendant des Utica Blue Sox, en 1985. Incapable de frapper autre chose que des balles rapides, il termine, après 62 matchs, la saison avec 2 circuits, et une moyenne au bâton de 0,223, un pourcentage de présence sur les buts de 0,297 et une moyenne de puissance de 0,307. (Souvent présentées séparées par une barre oblique, ces trois statistiques sont appelées en anglais « slash line ».) Devant ces résultats, le club l’aurait probablement libéré de son contrat; toutefois, l’entraîneur des frappeurs, Ralph Rowe, impressionné par sa coordination œil‑main et par ses qualités athlétiques générales, convainc les Expos de l’envoyer jouer en Florida Instructional League, qui pratique la saison courte. En 1986, il prend son envol avec les Expos de West Palm Beach, obtenant une slash line de 0,283/0,423/0,540. Ultérieurement, cette même année, il améliore encore ses résultats, atteignant des statistiques de 0,289/0,387/0,623 et 29 circuits, en 95 matchs, avec les Expos de Burlington, un club de classe A.

En 1987, alors qu’il n’a que 20 ans et joue avec les Expos de Jacksonville, un club de classe AA, il décroche son premier prix Tip‑O’Neill, récompensant le meilleur joueur de baseball du Canada de l’année (voir également Tip O’Neill). Il termine cette saison avec 26 circuits, 24 buts volés et une slash line de 0,287/0,383/0,534, en 128 matchs.

Larry Walker est cependant tenu à l’écart de la compétition, durant toute la saison 1988, en raison d’une blessure au genou ayant nécessité une intervention chirurgicale majeure. Lors de sa première saison après son retour de blessure, il atteint les statistiques respectables de 0,270/0,361/0,421, avec 12 circuits et 36 buts volés, en 114 matchs avec Indianapolis, un club de classe AAA.


Carrière avec les Expos de Montréal

Larry Walker connaît sa première expérience en ligue majeure avec les Expos de Montréal, le 16 août 1989, débutant comme voltigeur de droite, contre les Giants de San Francisco. Lors de ce match, il obtient trois buts sur balles et son premier coup sûr contre le lanceur Mike LaCoss. Cette année‑là, durant cette première période limitée de 20 matchs joués en ligue majeure avec les Expos, il récolte une slash line famélique de 0,170/0,264/0,170. Cependant, en 1990, à l’occasion de sa première saison complète avec les Expos, il améliore grandement ses statistiques à 0,241/0,326/0,434, avec 19 circuits et 21 buts volés, en 133 matchs. Ces résultats lui valent de terminer septième lors du vote pour la meilleure recrue de l’année.

Au cours de la deuxième moitié de la saison 1991, alors qu’il est le meilleur frappeur de la Ligue nationale, Larry Walker lance pleinement sa carrière en LMB. En 72 matchs, après la pause du match des étoiles, il obtient une moyenne au bâton de 0,338, avec 21 doubles, 10 circuits et 41 points produits. Cette saison, il dispute également 39 matchs comme joueur de premier but et 4 comme voltigeur de centre. En 1992, il remporte ses deux premières récompenses, un Gant doré et un Bâton d’argent, en tant que, respectivement, meilleur joueur défensif et meilleur joueur offensif, à son poste de voltigeur de droite. Cette saison‑là, en 143 matchs, il obtient une slash line de 0,301/0,353/0,506, avec 23 circuits et 18 buts volés. Il est alors nommé joueur de l’année des Expos, une distinction qu’il est le seul Canadien à avoir obtenue à ce jour. Il prend également part, pour la première fois, au match des étoiles et termine cinquième lors du vote pour désigner le MVP de la Ligue nationale.

En 1993, Larry Walker poursuit son ascension au firmament des étoiles du baseball. Cette saison est sa première à 20/20 (au moins 20 circuits et 20 buts volés) et il remporte son deuxième Gant doré. En 1994, il joue au poste de joueur de premier but pendant la majeure partie de la saison, en raison d’une blessure subie à la coiffe des rotateurs de l’épaule droite, celle qu’il utilise pour lancer. En dépit d’une épaule qui devra être opérée à l’issue de la saison, il décroche tout de même une spectaculaire slash line de 0,322/0,394/0,587. Il termine également, avec 44 doubles, à la première place du classement de la Ligue à ce chapitre, ex aequo avec Craig Biggio.

La saison 1994 commence bien pour Larry Walker et pour les Expos. Ils sont l’une des meilleures équipes de la Ligue et ont les faveurs de nombreux pronostiqueurs pour remporter la Série mondiale. Cependant, la saison est suspendue le 11 août, en raison d’un conflit du travail entre le syndicat des joueurs et les propriétaires de la Ligue. Cette année‑là, la fiche des Expos est de 74‑40, la meilleure du baseball majeur.

Carrière avec les Rockies du Colorado

Les Expos, en difficultés financières, ne sont plus en mesure de faire signer un nouveau contrat à Larry Walker, désormais une supervedette, quand il devient joueur autonome avant la saison 1995. En avril 1995, il s’engage avec les Rockies du Colorado de la Ligue nationale. Pour la deuxième année consécutive et pour la troisième fois en quatre ans, sa moyenne au bâton, à 0,306, dépasse les 0,300. Ses 36 circuits, ses 72 coups sûrs de plus d’un but et sa moyenne de puissance de 0,607 lui permettent de décrocher la deuxième place au classement de la Ligue nationale. Cette année‑là, il termine septième lors du vote de désignation du MVP de la saison.

La saison 1996 de Larry Walker est interrompue lorsqu’il se blesse à la clavicule lors d’un match à Denver. Jusque‑là, il avait connu une bonne saison, notamment une période au cours de laquelle il avait établi, avec six coups sûrs de plus d’un but consécutifs, un record de la Ligue nationale à ce chapitre. En seulement 83 matchs, il obtient une impressionnante slash line de 0,276/0,342/0,570, avec 18 circuits et 18 buts volés.

En 1997, Larry Walker rebondit avec la meilleure saison jamais enregistrée par un Canadien en Ligue majeure de baseball. En 153 matchs, il décroche une moyenne au bâton de 0,366, ce qui le met en deuxième position pour cette statistique, et mène les classements de la Ligue nationale au chapitre des circuits (49), du pourcentage de présence sur les buts (0,452), de la moyenne de puissance (0,720) et du total de buts (409), terminant également troisième en ce qui concerne les points produits. Il échoue à seulement 4 coups sûrs et 10 points produits d’une triple couronne (plus grand nombre de circuits, plus grand nombre de points produits et moyenne au bâton la plus élevée), une performance qui n’avait pas été réalisée en Ligue nationale depuis 60 ans. Son total de 409 buts le place au 18e rang à ce chapitre dans toute l’histoire du base‑ball et à la première place du base‑ball majeur depuis les 429 buts de Stan Musial en 1948. Il est également le troisième joueur à enregistrer au moins 200 coups sûrs, 40 circuits et 30 buts volés en une seule saison. Outre son troisième Gant doré, son deuxième Bâton d’argent et sa deuxième sélection dans l’équipe des étoiles, il devient aussi le premier Canadien, et seulement le troisième joueur né en dehors des États‑Unis, à décrocher le titre de MVP de la Ligue nationale, 22 des 28 membres du jury lui accordant la première place.


Fin 1997, le trophée Lou‑Marsh, récompensant le sportif canadien ou la sportive canadienne de l’année, est attribué au pilote automobile Jacques Villeneuve, qui reçoit également le prix Lionel‑Conacher couronnant le meilleur athlète canadien de l’année, plutôt qu’à Larry Walker, en dépit de son année record, déclenchant ainsi une importante controverse. Le natif de Maple Ridge déclare à cet égard : « J’ai été battu par une machine! »

Larry Walker subit une opération du coude, avant le début de la saison 1998, et est en proie à de nombreuses blessures cette année‑là. Malgré cela, il devient le premier joueur né au Canada à remporter un titre de frappeur, depuis Tip O’Neill, qui avait décroché cette distinction dans l’American Association en 1887. Il réalise, cette année‑là, une moyenne au bâton de 0,363, intégrant notamment une moyenne remarquable de 0,402 obtenue à l’issue du match des étoiles dont il est partie prenante pour la deuxième année consécutive. Il enregistre également un pourcentage de présence sur les buts de 0,445 et une moyenne de puissance de 0,630, ces statistiques lui valant un quatrième Gant doré.

Lors du camp d’entraînement du printemps 1999, alors âgé de 32 ans, Larry Walker signe une prolongation de contrat prévoyant une rémunération annuelle de plus de 12 millions de dollars américains au cours des six années suivantes. Cette année‑là, il remporte son deuxième titre de frappeur en atteignant une moyenne au bâton de 0,379, avec une moyenne de 0,461 à domicile, dont on pense qu’elle constitue un record du baseball majeur. Il termine également en tête des statistiques de la Ligue nationale au chapitre du pourcentage de présence sur les buts (0,458) et de la moyenne de puissance (0,710), frappant 37 circuits. Un deuxième titre de MVP semble à sa portée. Cependant, il doit se faire opérer pour réparer un effritement du cartilage du genou gauche, ce qui met fin à sa saison après seulement 127 matchs.

En 2000, Larry Walker ne dispute que 87 matchs à la suite de problèmes au coude qui l’obligent finalement à subir une deuxième intervention chirurgicale. Il devient, malgré tout, le meilleur frappeur canadien de l’histoire, avec son 1448e coup sûr, surpassant ainsi Jeff Heath (1936‑1949). Il dépasse également les 887 points produits par ce dernier, grâce à un circuit exceptionnel ayant atteint le troisième niveau du stade Coors Field, le 17 juillet. Il termine la saison 2000 avec le titre de meilleur Canadien de tous les temps au chapitre des coups sûrs, des circuits, des points produits, des doubles et des points marqués.

En 2001, Larry Walker remporte son troisième titre de frappeur en quatre ans, obtenant une moyenne au bâton de 0,350 avec 35 doubles, 38 circuits et 123 points produits. Il figure également, cette année‑là, pour la cinquième et dernière fois, dans l’équipe des étoiles et remporte son sixième Gant doré.


Carrière avec les Cardinals de Saint‑Louis

En 2004, à l’âge de 37 ans, Larry Walker demande à être échangé à une équipe rivale. Un accord en ce sens est trouvé avec les Cardinals de Saint‑Louis, en cours de saison. Il réalise une saison solide au marbre, atteignant, entre ses deux équipes, une slash line de 0,298/0,424/0,589. En raison d’une blessure, il ne joue que 82 matchs cette saison, réussissant, toutefois, à se rétablir au cours des séries éliminatoires à l’occasion desquelles il obtient, en 15 matchs, une slash line de 0,310/0,398/0,760, avant que les Cardinals ne soient balayés par les Red Sox de Boston en Série mondiale.

En 2005, à 38 ans, Larry Walker réalise encore une fois, en 100 matchs avec Saint‑Louis, une solide performance, avec une slash line de 0,289/0,384/0,502. Cependant, ses statistiques lors des matchs éliminatoires s’avèrent faméliques à 0,158/0,271/0,211. Les Cardinals sont éliminés lors des séries du championnat de la Ligue nationale et il prend sa retraite du baseball professionnel.

Carrière d’entraîneur

Larry Walker poursuit sa carrière dans le baseball en tant qu’entraîneur. Il occupe un poste d’instructeur à temps partiel auprès de son ancienne équipe des Cardinals de Saint‑Louis de 2006 à 2008, puis il est entraîneur d’Équipe Canada lors des éditions 2009, 2013 et 2017 de la World Baseball Classic. Il est également entraîneur des joueurs de premier but et des frappeurs, lors des Jeux panaméricains de 2011 et de 2015, qui voient Équipe Canada remporter la médaille d’or contre les États‑Unis.


Caractéristiques et réalisations

Don Baylor, le directeur des Rockies du Colorado de 1993 à 1998, évoque ainsi les qualités de Larry Walker : « C’est le joueur le plus talentueux que j’aie jamais eu. Il ne manque jamais l’intercepteur et il ne lance jamais vers le mauvais but. Il est rapide, puissant et intelligent. Tout ce que vous avez à faire, c’est d’inscrire son nom dans la formation de départ et il s’occupera du reste! »

Les qualités athlétiques exceptionnelles de Larry Walker en ont fait l’un des meilleurs joueurs complets de l’histoire du jeu. Comme l’écrit Tyler Kepner, du New York Times : « Walker était aussi performant que n’importe quel autre joueur de sa génération, et ce, aussi bien pour frapper, pour cogner en puissance, pour défendre au champ ou pour lancer. » Il termine sa carrière avec une slash line de 0,313/0,400/0,565. Il est l’un des 19 joueurs, avec un minimum de 5 000 présences au marbre, ayant atteint, en carrière, une moyenne au bâton de 0,300, un pourcentage de présence sur les buts de 0,400 et une moyenne de puissance de 0,500. Sa moyenne de puissance en carrière de 0,565 le place au 12e rang de ce classement, devant des joueurs comme Willie Mays, Mickey Mantle et Hank Aaron.

Larry Walker est l’un des 20 joueurs à avoir remporté un titre de frappeur à au moins trois reprises et l’un des 40 joueurs à avoir enregistré 2 000 coups sûrs, 300 circuits, 1 000 points, 1 000 points produits et 400 doubles. Il est le premier joueur, né au Canada, à atteindre la barre des 2 000 coups sûrs. Selon Baseball‑Reference.com, son nombre de « victoires au‑dessus du remplacement » (WAR) est de 72,7. Selon le système JAWS, cette statistique le classe, dans l’histoire du base‑ball, au 86e rang, tous joueurs confondus, et au 10e des voltigeurs de droite. Elle le situe également devant 19 voltigeurs déjà intronisés au Temple de la renommée du baseball.

Distinctions honorifiques et intronisations

Larry Walker a été intronisé au Panthéon des sports canadiens en 2007, au British Columbia Sports Hall of Fame and Museum et au Temple de la renommée du baseball canadien en 2009, ainsi qu’au Colorado Sports Hall of Fame en 2011. Le 17 janvier 2020, les Rockies du Colorado ont annoncé le retrait de son numéro 33 avant un match contre les Cardinals de Saint‑Louis au stade Coors Field, le 19 avril 2020. Il n’est que le deuxième joueur des Rockies, après Todd Helton, à avoir cet honneur.

En dépit de ses statistiques, de ses nombreux prix et de ses participations aux matchs des étoiles, l’intronisation de Larry Walker au Temple de la renommée du baseball s’est avérée controversée. Il n’a été élu que lors de sa 10e et dernière année d’admissibilité. En 2015, à l’occasion de sa cinquième année d’admissibilité, il n’a obtenu que 11,8 % des voix, un chiffre bien inférieur aux 75 % requis. Ce résultat était certainement dû à l’opinion, largement répandue, selon laquelle les neuf saisons et demie passées au Colorado, où l’altitude élevée du Coors Field octroie au frappeur un avantage par rapport aux autres stades de la Ligue, faussaient quelque peu ses statistiques offensives.

Cependant, à y regarder de plus près, cet argument semble excessivement simpliste. Comme l’a fait valoir Tyler Kepner, du New York Times : « Certes, Walker a profité du Coors Field, où il a atteint une moyenne au bâton de 0,381 avec un pourcentage de présence sur les buts de 0,462 et une moyenne de puissance de 0,710. Mais, ses slash lines en carrière, à l’extérieur, sont également excellentes, à 0,278/0,370/0,495, et lorsqu’il a remporté le prix du joueur par excellence de la Ligue nationale en 1997, il présentait une meilleure PPP (présence plus puissance ou on‑base plus slugging [OPS] en anglais) à l’extérieur qu’à domicile. Sa PPP en carrière à l’extérieur, à 0,865, est supérieure ou égale à celle de George Brett, de Ken Griffey Jr., Reggie Jackson et Willie Stargell, tous intronisés au Temple de la renommée lors du premier vote. Outre ses sept Gants dorés, Walker a obtenu plus de buts volés que tous ces joueurs. » Jack Etkin, de Forbes, a également fait remarquer que moins d’un tiers (31,1 %) des 8 030 présences de Larry Walker au marbre avaient eu le stade de Coors Field comme cadre.

De son côté, Larry Walker semblait optimiste quant à ses chances d’être intronisé au Temple de la renommée. Il a déclaré à Sportsnet, le 10 janvier 2020 : « Je n’ai jamais rêvé de jouer au base‑ball dans les ligues majeures. J’y ai finalement joué pendant 17 ans et j’ai été candidat à une intronisation pendant 10 ans, alors, pour moi, ce serait une belle réussite! » Le 21 janvier 2020, Walker obtient 76,6 % des voix des votants de la Baseball Writers’ Association of America (Association des chroniqueurs de baseball d’Amérique), soit seulement six votes de plus que les 75 % requis. Il devient ainsi le deuxième joueur canadien, après Ferguson Jenkins, élu au Temple de la renommée du baseball.

Voir également : Article de Maclean’s : Larry Walker (profil).

Distinctions

  • Gant d’or (voltigeur de droite), Ligue nationale (1992)
  • Bâton d’argent (voltigeur de droite), Ligue nationale (1992)
  • Joueur de l’année, Expos de Montréal (1992)
  • Gant d’or (voltigeur de droite), Ligue nationale (1993)
  • Gant d’or (voltigeur de droite), Ligue nationale (1997)
  • Bâton d’argent (voltigeur de droite), Ligue nationale (1997)
  • Joueur par excellence, Ligue nationale (1997)
  • Joueur de l’année, Rockies du Colorado (1997)
  • Gant d’or (voltigeur de droite), Ligue nationale (1998)
  • Trophée‑Lou Marsh (1998)
  • Prix Lionel‑Conacher (1998)
  • Meilleur joueur de la Ligue majeure de baseball, ESPY Awards (1998)
  • Gant d’or (voltigeur de droite), Ligue nationale (1999)
  • Bâton d’argent (voltigeur de droite), Ligue nationale (1999)
  • Joueur de l’année, Rockies du Colorado (1999)
  • Gant d’or (voltigeur de droite), Ligue nationale (2001)
  • Gant d’or (voltigeur de droite), Ligue nationale (2002)
  • Membre, Panthéon des sports canadiens (2007)
  • Membre, British‑Columbia Sports Hall of Fame and Museum (2009)
  • Membre, Temple de la renommée et musée du baseball canadien (2009)
  • Membre, Colorado Sports Hall of Fame (2011)
  • Membre, National Baseball Hall of Fame (États‑Unis) (2020)

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