Emprunts de la Victoire

Les emprunts de la Victoire, contractés par le gouvernement canadien, visaient à récolter de l'argent pour financer les dépenses durant les deux guerres mondiales. Le premier emprunt du genre au pays date de novembre 1915, mais c'est seulement lors de la quatrième campagne de souscription, en novembre 1917, qu'apparaît l'expression « emprunt de la Victoire ». Le premier emprunt de la Victoire, totalisant 150 millions de dollars, sous forme d'obligations payables en or (certaines atteignant à peine 50 dollars), à un taux de 5,5 p. 100 étalées sur 5, 10 et 20 ans, dépasse rapidement les attentes et permet de recueillir 398 millions de dollars, soit environ 50 dollars par habitant. Les deuxième et troisième emprunts de la Victoire, lancés en 1918 et 1919, rapportent encore 1338 millions de dollars. Durant la Deuxième Guerre mondiale, comme le deuxième emprunt en 1940 trouve difficilement preneurs, on recourt de nouveau à la panoplie d'affiches colorées, aux appels au sens patriotique et aux moyens de vente considérables employés pour les emprunts de la Victoire pendant la Première Guerre mondiale. Du 15 juin 1941 au 1er novembre 1945, on lance successivement neuf emprunts de la Victoire qui rapportent près de 12 milliards de dollars, dont 52 p. 100 sont achetés par des entreprises, le reste des obligations étant acquises par des particuliers.