Pêche, industrie de la

 Au Canada, en 1995, on évalue la production primaire de la pêche à 2,1 milliards de dollars, dont 85 p. 100 proviennent de la pêche commerciale et 15 p. 100 de la pisciculture. Avec la valeur ajoutée de la manutention et de la transformation, estimée à un peu moins de 2 milliards de dollars, la valeur totale de la production pour l'industrie a atteint 4 milliards de dollars la même année. Le rôle de l'industrie dans l'économie canadienne est donc mineur, même dans l'économie locale du littoral du Pacifique. Elle représente seulement 5 p. 100 de la production de toutes les industries de production primaire. Toutefois, dans les provinces atlantiques, ce chiffre est de 15 p. 100 en Nouvelle-Écosse et de 20 p. 100 à Terre-Neuve.

La production se répartit entre les régions du Pacifique (Colombie-Britannique et Yukon, 20 p. 100); du centre (provinces des Prairies et Ontario, 5 p. 100); et de l'Atlantique (Québec, provinces maritimes et Terre-Neuve, 75 p. 100). Actuellement, la Nouvelle-Écosse prédomine, avec 30 p. 100 de la production totale, suivie de la Colombie-Britannique et de Terre-Neuve qui produisent chacune environ 20 p. 100. L'industrie de la pêche a aussi des répercussions importantes dans les régions, car elle est étroitement liée aux producteurs de biens et de services, en particulier aux chantiers maritimes, mais également aux fournisseurs d'équipement de navires et autres intermédiaires. Ces relations, ajoutées aux interactions entre les familles des pêcheurs, des travailleurs d'usine et les communautés locales, font que toute variation économique dans l'industrie des pêches se répercute sur l'ensemble de l'économie, en s'amplifiant.

Le long de la côte atlantique, quelque 1000 communautés dépendent partiellement ou entièrement de la pêche. Il en est de même pour d'autres communautés, moins nombreuses toutefois, qui se trouvent sur la côte du Pacifique et sur les rives des lacs de l'intérieur, en fait des villages autochtones, surtout dans les deux dernières régions. La plupart sont des hameaux de moins de 500 habitants, mais la pêche soutient aussi de grandes villes dans les 3 régions.

 L'emploi dans le secteur de la pêche et de la transformation du poisson a tendance à être saisonnier et à temps partiel. La moitié des pêcheurs déclarés de la région de l'Atlantique, les deux tiers de celle du Pacifique et les trois quarts de celle du centre ont un revenu principal provenant d'autres sources que de la pêche. Certains comptent sur la pêche pour augmenter leur revenu, d'autres pêchent par tradition familiale ou culturelle et tiennent à être reconnus comme pêcheurs. Pour ceux qui disent en avoir fait leur principal gagne-pain, la pêche représente environ 65 p. 100 de leur revenu total. Dans la région du Pacifique et dans le centre du Canada, le reste provient d'activités autres que la pêche, tandis que dans la région de l'Atlantique, le supplément de revenu provient de l'assurance-chômage à laquelle ont droit les pêcheurs (propriétaires et équipages). Jusqu'à présent, tout porte à croire que, dans la plupart des cas, les revenus engendrés par l'industrie de la pêche, non seulement ne permettent pas l'accumulation et l'investissement de capitaux, mais n'arrivent même pas à faire vivre la famille du pêcheur.

Nature des ressources

 Les ressources comprennent les poissons (les principales espèces marines et toutes les espèces d'eau douce habituelles) et les fruits de mer (CRUSTACÉS et MOLLUSQUES). Les mammifères aquatiques et les ALGUES MARINES sont aussi considérés comme des ressources. Parmi les espèces marines, on distingue les espèces littorales (dans une zone ne dépassant pas 50 ou 60 brasses de la côte), les espèces démersales (vivant près du fond, surtout sur les bancs situés au large) et les espèces pélagiques (de surface, en haute mer). Les espèces littorales regroupent les crustacés (HOMARD et certaines espèces de CRABE) et les mollusques (la plupart des CLAMS et les HUÎTRES).

Dans les espèces démersales on inclut certains crustacés (crabes), un mollusque (PÉTONCLE) et une grande variété de poissons (comme la MORUE et les espèces apparentées, le POISSON PLAT et le scorpène). Les principales espèces pélagiques ne regroupent que des poissons (comme le HARENG et le THON), à l'exception d'un mollusque, le CALMAR. Certaines espèces, dont le sébaste (perche de mer) aux doubles caractéristiques, pélagiques et démersales, échappent à cette classification. D'autres, comme les espèces anadromes, qui frayent en eau douce (p. ex., le SAUMON), sont classées séparément. Très dépendantes des bassins hydrographiques et des milieux estuariens, les espèces anadromes sont les plus sensibles à la dégradation de l'environnement, tout comme les espèces littorales.

Les espèces démersales et de prédateurs pélagiques, ces derniers étant plus gros, vivent relativement longtemps et leur taux de mortalité naturelle est faible. Les stocks ont tendance à demeurer relativement stables : par exemple, d'une année à l'autre, les prises de morue de l'Atlantique varient de 10 p. 100, alors que les prises de SAUMON DU PACIFIQUE varient de 30 p. 100. Les petites espèces pélagiques se nourrissent de PLANCTON, et, comme elles sont au début de la chaîne alimentaire, on les trouve généralement en relative abondance. À cause du niveau élevé de mortalité aux stades plus jeunes, leurs stocks fluctuent beaucoup, certaines (comme le calmar totam) à court terme et d'autres (comme les stocks de hareng) à long terme. Le peuplement ichtyologique en tant qu'entité possède une plus grande stabilité que beaucoup de stocks d'espèces individuelles.

Les stocks de la plupart des espèces pélagiques ont un schéma régulier de migration saisonnière nord-sud, parfois sur de longues distances. Certaines de ces espèces, ainsi que quelques espèces démersales et anadromes, connaissent aussi une migration saisonnière, de la côte vers le large. La présence de ces stocks temporaires côtiers et des stocks sédentaires côtiers fournit les bases d'une pêche diversifiée, pratiquée avec de petites embarcations. L'exploitation des champs de pêche au large des côtes, qui repose sur les bancs (c.-à-d., les concentrations de poissons qui se nourrissent ou qui fraient) de stocks d'espèces pélagiques et démersales, requiert de plus grands bâtiments armés pour la pêche.

En matière de pêche, les ressources du Canada abondent, depuis les côtes de l'Atlantique jusqu'à celles du Pacifique, y compris les eaux intérieures. Même si ces ressources sont renouvelables, elles ne sont pas inépuisables. La façon dont les espèces se reproduisent et les perspectives de leur augmentation montrent que, même en les exploitant au maximum, le total des prises ne peut dépasser 2,5 millions de tonnes par an, soit moins du double du volume actuel. Cette quantité ne représenterait que 2,5 p. 100 des prises annuelles mondiales, qui semblent avoir plafonné à 100 millions de tonnes.

Exploitation des ressources

Une des particularités des ressources de la pêche c'est qu'elles n'appartiennent à personne et sont donc soumises à la « loi du preneur ». Les poissons ne deviennent la propriété d'une entreprise de pêche qu'après avoir été capturés et retirés de l'eau. Chaque entreprise va donc tenter de tirer le maximum d'une exploitation limitée par la nature et la réglementation. Pour ce faire, elle aura recours à de larges flottes de pêche, d'où des coûts de production élevés, un haut taux de gaspillage et de longues périodes d'inactivité pour les navires et les usines de traitement et de manutention. En outre, la tendance de plus en plus marquée qui consiste à contourner ou à violer les règlements de CONSERVATION met les réserves de poissons en péril.

Cet effet, probablement renforcé par les facteurs environnementaux, se ressent dans les champs de pêche de l'Atlantique et dans les pêcheries de saumon du Pacifique, dont les prises ont chuté respectivement de 85 p. 100 et de 55 p. 100 au cours de la décennie qui s'est terminée en 1995. Pendant la même période, ces pertes sont compensées par une augmentation de 85 p. 100 des prises de crustacés et de 400 p. 100 de la production d'élevage (surtout du saumon). Ce phénomène combiné à certaines augmentations de prix a provoqué une augmentation de la valeur de l'ensemble du marché portuaire de 60 p. 100 au cours de cette période. On remarque que le niveau d'emploi dans cette industrie primaire est demeuré le même (85 000) à la fin de cette période et, bien que la flotte ait diminué (de 12,5 p. 100) en nombre de bâtiments armés pour la pêche, il n'y a probablement pas eu de réduction de la capacité de pêche. Ces tendances se sont manifestées de façon constante dans les trois régions.

La plupart des entreprises de pêche canadiennes sont des entreprises individuelles privées. Les associations sont courantes dans certains types de pêche, et il existe de puissantes coopératives de producteurs, tant sur les côtes de l'Atlantique et du Pacifique que dans l'intérieur. Dans certaines régions, des bandes autochtones exploitent des entreprises communautaires. L'intégration verticale (phénomène par lequel l'exploitant est également propriétaire de la société traitant le poisson) prédomine dans l'Atlantique, chez les spécialistes du chalutage ou du dragage des pétoncles; bien qu'en régression, elle existe encore chez les pêcheurs à la senne du Pacifique et d'ailleurs.

La rémunération se fait en général au prorata du produit de la pêche. Ordinairement, le propriétaire reçoit un pourcentage fixe pour la mise à contribution du bateau, après quoi on effectue certaines déductions couvrant une partie des dépenses et, dans le cas d'entreprises plus importantes, les primes des responsables. Le reste est alors réparti à parts égales entre les membres de l'équipage. La formule de partage varie avec le volume des prises. Chez les pêcheurs à la senne du Pacifique, la part du propriétaire s'élève à environ 35 p. 100. Chez les exploitants au chalutier de l'Atlantique, elle est de 60 p. 100. Avec la syndicalisation des équipages, ces accords peuvent faire l'objet de négociations et être modifiés (comme en fixant un salaire minimal de base indépendant des résultats de la pêche).

 On fait souvent une distinction entre les petites et les grandes entreprises industrielles de pêche, généralement désignées respectivement par pêche « côtière » et « hauturière ». Les bateaux côtiers, définis à des fins administratives comme ceux qui ne dépassent pas 25 tonneaux de jauge brute, représentent 95 p. 100 des effectifs de la flotte canadienne, mais seulement 35 p. 100 du tonnage. Toutefois, cette distinction simplifie beaucoup la réalité : les embarcations de toutes tailles, sauf peut-être les plus petites, pêchent souvent sur les mêmes champs. Une distinction plus significative peut être faite entre les embarcations qui sont limitées à une exploitation saisonnière et celles qui permettent une exploitation tout au cours de l'année; et entre les embarcations qui peuvent servir à différentes sortes d'exploitation et celles qui sont spécialisées.

Transformation du poisson

 Au moins 95 p. 100 du produit de la pêche canadienne sont convertis en produits alimentaires : 75 p. 100 (25 p. 100 réfrigérés et 50 p. 100 congelés) préparés sous forme de filets; 15 p. 100 salés et 5 p. 100 mis en conserve. Les procédés plus élaborés, comme le filetage, la congélation, la salaison et la mise en conserve, prédominent en fonction des besoins d'entreposage (à cause de pointes saisonnières dans l'approvisionnement en matière première), ainsi qu'en fonction des nécessités du transport sur de longues distances et de l'approvisionnement en aliments préparés.

L'industrie de transformation compte 400 usines employant près de 20 000 personnes, réparties à peu près ainsi : 75 p. 100 dans la région de l'Atlantique, 15 p. 100 dans la région du Pacifique et 10 p. 100 dans la région du Centre. Mis à part l'Office de commercialisation du poisson d'eau douce, qui traite plus de la moitié de la production régionale du Centre, les activités de transformation relèvent exclusivement du secteur privé. Les sociétés de transformation varient en importance : de petites, normalement spécialisées, à grandes, en intégrant celles qui fournissent une grande variété de produits.

Dans la région du Pacifique, le regroupement des activités autour des grands centres côtiers s'accompagne d'une concentration massive des entreprises au moyen de fusions et d'acquisitions. Il existe aussi des regroupements dans la région atlantique, mais jusqu'à récemment, ils n'étaient pas accompagnés de la consolidation des usines de transformation. Au contraire, au fur et à mesure que les entreprises artisanales traditionnelles ont décliné dans la période d'après-guerre, les usines se sont multipliées et les ont remplacées. Au début des années 90, près de 400 villes côtières possèdent leurs usines de traitement, la plupart appartenant à des intérêts privés, mais plusieurs à des compagnies ou à des coopératives intégrées (horizontalement). La saturation de l'industrie de transformation et l'effondrement de la pêche à la morue ont obligé certaines de ces dernières à fermer, temporairement ou définitivement.

Mise en marché

 Bien qu'une part importante des produits de la pêche soit mise en marché par des vendeurs, des courtiers ou des maisons spécialisées en import-export, la plus grande partie est commercialisée par des sociétés de transformation et des coopératives. Certains produits (comme le saumon en conserve et le poisson de fond congelé) sont préparés pour être exportés en quantités considérables sous la raison sociale d'acheteurs étrangers.

Le marché du poisson canadien a toujours été très fortement orienté vers l'exportation et le demeurera vraisemblablement. En 1995, la valeur des exportations des produits de la pêche atteint 3 milliards de dollars, soit les trois quarts de la valeur de la production totale. Par produits, ces exportations se répartissent ainsi : crustacés et coquillages (sous toutes les formes 50 p. 100); poisson (y compris le poisson d'eau douce) préparé en filets, réfrigéré et congelé (25 p. 100), salé et mis en conserve (10 p. 100) et autres produits. La répartition par destination se fait ainsi : États-Unis (50 p. 100), Japon (30 p. 100), Europe (10 p. 100) et autres pays (10 p. 100). Les États-Unis constituent le premier marché pour le poisson d'eau douce réfrigéré, le poisson de fonds réfrigéré ou congelé et les produits des crustacés. Le Japon est le marché le plus important pour le saumon congelé, et l'Europe pour le saumon en conserve. Le poisson fumé et salé est exporté vers les pays méditerranéens et les Caraïbes. Le hareng en conserve est exporté dans le monde entier.

Le marché canadien absorbe près du quart de la production totale annuelle. Avec des livraisons de 1 milliard de dollars à la sortie des usines (valeur FAB), la valeur du marché de détail est environ de 2 milliards de dollars. La proportion de la production vendue au Canada varie selon les produits de pratiquement 0 à 100 p. 100. Le saumon en conserve est probablement le principal produit s'écoulant essentiellement sur le marché intérieur. Quand les ressources intérieures sont insuffisantes, on fait appel à l'importation. En 1995, celle-ci est évaluée à 1,4 milliard de dollars et se compose de produits de crustacés et de coquillages (50 p. 100); de produits du poisson réfrigéré ou congelé (25 p. 100) et de divers produits (25 p. 100). Les États-Unis sont le principal fournisseur (45 p. 100), mais on s'approvisionne aussi dans divers pays.

Au Canada, la consommation de poisson par habitant est approximativement de 7,5 à 8 kg par an, constituée surtout de produits de filets congelés (40 p. 100), de produits de crustacés (autres que des conserves, 20 à 25 p. 100) et de produits de poisson en conserve (autre que les crustacés, 20 p. 100). Ce taux de consommation est légèrement supérieur à celui des États-Unis, mais il demeure très faible par rapport à beaucoup d'autres pays.

Aspects institutionnels

Les deux grands syndicats actuels de pêcheurs, situés en Colombie-Britannique et à Terre-Neuve, protègent les travailleurs des usines de transformation ainsi que quelques propriétaires de bateaux et leurs membres d'équipage, deux groupes dont les intérêts entrent parfois en conflit. Par ailleurs, les pêcheurs de la côte du Pacifique, des eaux intérieures et de la côte de l'Atlantique, Terre-Neuve mise à part, sont généralement groupés en associations de pêcheurs partageant un même secteur d'activité, un même genre d'équipement ou des intérêts communs. Dans les Maritimes, nombre de ces associations se sont réunies en fédération. À la différence des syndicats, qui négocient surtout avec les acheteurs le prix du poisson, les associations ont pour objet de faire valoir les intérêts de leurs membres auprès des gouvernements en matière de réglementation de la pêche.

Il existe aussi en Colombie-Britannique, en Saskatchewan, au Québec et dans les Maritimes des coopératives de pêcheurs qui s'occupent de la pêche, de la transformation et de la mise en marché. Les coopératives et les entreprises privées oeuvrant dans les domaines du traitement et de la mise en marché soutiennent les associations qui représentent leurs intérêts. Ces dernières, organisées à l'échelle provinciale, sont regroupées en fédération sous l'égide du Conseil canadien des pêches (CCP) à Ottawa, principal organe de liaison entre le gouvernement fédéral et l'industrie de la pêche.

Seul le gouvernement fédéral a juridiction sur les pêches, le commerce interprovincial, les importations et exportations des produits de la pêche. Les gouvernements provinciaux régissent le commerce local, la préparation, la transformation et la mise en marché. Tout en se réservant un droit de regard, le gouvernement fédéral a délégué son droit de gérance à l'Ontario et aux provinces des Prairies pour la pêche commerciale en eau douce, ainsi qu'au Québec pour la pêche côtière.

Tous les gouvernements provinciaux et divers organismes fédéraux participent au développement des pêches. On tente de coordonner les politiques, avec plus ou moins de succès, à l'aide d'ententes officielles ou ponctuelles. Le gouvernement fédéral exerce son autorité par l'intermédiaire de Pêches et Océans et de certains organismes spéciaux relevant directement du ministre des Pêches.

L'administration centrale est à Ottawa et des administrations régionales se trouvent à Vancouver, Winnipeg, Halifax, St. John's et Moncton. Il existe des stations de recherche et d'importants laboratoires à Nanaimo (Colombie-Britannique), à Winnipeg, à Burlington (Ontario), à St. Andrew's (Nouveau-Brunswick), à Dartmouth (Nouvelle-Écosse) et à St. John's (Terre-Neuve). Voir OFFICE DES RECHERCHES SUR LES PÊCHERIES; INSTITUT DES EAUX DOUCES.

La loi de référence administrée par le ministère des Pêches et des Océans est la Loi sur les pêches, sur laquelle repose la réglementation pour la gestion de la pêche, y compris la surveillance des eaux côtières, la protection de la vie aquatique dans les courants, etc. La Loi sur la protection des pêcheries côtières donne le pouvoir au gouvernement de contrôler la conduite des bateaux de pêche étrangers dans les ports canadiens et les eaux territoriales. La Loi sur l'inspection du poisson garantit le contrôle de la qualité des produits de la pêche. Les programmes de soutien et d'intervention en développement industriel et des marchés sont régis par un ensemble de lois, comme la Loi sur le développement des pêches et la Loi sur la commercialisation du poisson d'eau douce.

Voir PHOQUE, CHASSE AU; BALEINE, CHASSE À LA.