Alexander Colville

Alexander Colville, peintre (né 24 août 1920 à Toronto, Ontario décédé 16 juillet 2013 à Wolfville, Nouvelle -Écosse). En 1929, Alex Colville déménage avec sa famille à Amherst (Nouvelle -Écosse) où il étudie à l'Université Mount Allison (1938-1942).

Lieutenant Alex Colville, artiste de guerre
Lieutenant Alex Colville,attaché à la 3ième division Canadienne, 1945 (avec permission la Bibliothèque et Archives Canada, Ministère de la défense nationale, PA-142087).
To Prince Edward Island
Alex Colville, 1965 (avec la permission du Musée des beaux-arts du Canada).
Alex Colville
Portrait de Alex Colville, par Arnaud Maggs, 1983. (avec permission la Bibliothèque et Archives Canada, R7959. Droits d'auteur Arnaud Maggs).

Alexander Colville, peintre (né 24 août 1920 à Toronto, Ontario décédé 16 juillet 2013 à Wolfville, Nouvelle -Écosse). En 1929, Alex Colville déménage avec sa famille à Amherst (Nouvelle -Écosse) où il étudie à l'Université Mount Allison (1938-1942). Ses études terminées, il entre dans l'armée et, en 1944, est envoyé en Europe comme artiste de guerre. Il revient au Canada à la fin de 1945. Installé à Ottawa, il peint à partir d'esquisses et d'aquarelles réalisées en Europe jusqu'à sa démobilisation, en 1946. Colville enseigne à l'Université Mount Allison de 1946 à 1963, puis quitte son poste pour se consacrer à la peinture. De 1952 à 1955, la galerie new-yorkaise Hewitt organise ses premières expositions commerciales. À cette époque, au Canada, il obtient surtout le soutien de la Musée des beaux-arts du Canada (autrefois appelé la Galerie nationale du Canada), qui acquiert sept de ses tableaux durant les années 1950.

Le tableau « Nude and Dummy », qui date de 1950, marque une transition entre sa description de scènes de guerre et son orientation créatrice personnelle. Ses sujets lui sont toujours inspirés de son milieu immédiat : sa famille, ses animaux de compagnie et les paysages près de chez lui. Toutefois, il ne se contente jamais de représenter avec réalisme la vie de tous les jours; ses oeuvres intenses reflètent un monde parfois joyeux et beau, parfois dérangeant et menaçant. Colville change plusieurs fois de technique. Il passe de l'huile à la détrempe, puis retourne à l'huile et aux résines synthétiques et, après 1963, à une émulsion de polymère à l'acrylique. Pour composer chacun de ses tableaux, il suit un processus long et minutieux, qui consiste à prendre des mesures précises et à créer les proportions en fonction de modèles géométriques sous-jacents. Il travaille sur une seule oeuvre à la fois et, depuis les années 50, il n'a produit que trois ou quatre toiles ou sérigraphies par année.

La première rétrospective de ses oeuvres, organisée en 1985 au Musée des beaux-arts de l'Ontario, est présentée par la suite un peu partout au Canada. En 1984 et 1985, cette exposition fait le tour de l'Allemagne et de l'Extrême-Orient, y compris du Japon. C'est la première fois que les amateurs japonais ont l'occasion de voir les oeuvres d'un artiste canadien encore vivant. En 1994 le Musée des beaux-arts de Montréal organise une grande exposition des oeuvres qu'il a réalisées depuis 1984, et en 2000 une exposition au Musée des beaux-arts du Canada est présentée en l'honneur de son 80ième anniversaire. En 2003 le Musée des beaux-arts de Nouvelle-Écosse organise l'exposition en tournée Alex Colville: Return, Paintings Drawings and Prints 1994 - 2002.

En 1966, Alex Colville représente le Canada à la Biennale de Venise. Il est professeur invité à l'U. de la Californie à Santa Cruz en 1967, puis, en 1971, il passe six mois en tant qu'artiste invité à Berlin. Il siège au sein de plusieurs comités et commissions. Il dessine les pièces de monnaie du centenaire, frappées en 1967, ainsi que la Médaille du Gouverneur général en 1978. L'Agence Minerva Films produit, en 1984, un film intitulé Alex Colville - The Splendour of Order (v.f. Alex Colville : ordre et splendeur). Il vit dans la petite ville universitaire de Wolfville (Nouvelle-Écosse) depuis 1973, où il occupe le poste de chancelier de l'Université Acadia pendant dix ans. En 1982, il est reçu Compagnon de l'Ordre du Canada et en 2003 il reçoit le Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques.


En savoir plus

Lecture supplémentaire

  • Helen Dow, The Art of Alex Colville (1972); David Burnett, Colville (1983); Philip Fry, Alex Colville: Paintings, Prints and Processes 1983-1994 (1994); J.R.C. Perkin, Ordinary Magic, A Biographical Sketch of Alex Colville (1995).