Coopérative d'habitation

La coopérative d'habitation à possession continue fait son apparition dans les années 60 quand de nombreux Canadiens, surtout des familles avec enfants, ne peuvent plus se permettre d'être propriétaires et ont de la difficulté à louer un logement de bonne qualité.

Coopérative d'habitation

La coopérative d'habitation à possession continue fait son apparition dans les années 60 quand de nombreux Canadiens, surtout des familles avec enfants, ne peuvent plus se permettre d'être propriétaires et ont de la difficulté à louer un logement de bonne qualité. Au milieu de la même décennie, la première coopérative de ce genre, soit celle de Willow Park à Winnipeg (200 unités), prouve que ce mode d'occupation est non seulement pratique, mais aussi souhaitable sur le plan social parce que cette forme de propriété et de gestion crée un sens d'appartenance communautaire. Pour mettre la coopérative d'habitation en valeur, le Congrès du Travail du Canada, la Co-operative Union of Canada et l'Union canadienne des étudiants établissent, en 1968, la Fondation de l'habitation coopérative du Canada. Les agents responsables du logement finissent par accepter le fait que la coopérative d'habitation à composantes sociales mixtes est une solution perfectionnée de l'aide au logement. Ainsi, en 1973, le gouvernement apporte une modification à la Loi nationale sur l'habitation permettant la création d'un programme de coopératives d'habitation.

Depuis, on a créé 1 300 coopératives d'habitation fournissant un logement abordable et autogéré à plus de 46 000 ménages. Les groupes qui veulent construire une coopérative reçoivent l'aide d'un réseau national de sociétés à but non lucratif de promotion de coopératives d'habitation, appelées groupes-ressources. Ce genre d'habitation combine les caractéristiques de la propriété et de la location, tout en se distinguant des deux par sa forme d'occupation. Les résidants sont copropriétaires des immeubles et paient des frais mensuels leur donnant droit à l'usage de leur unité. Comme le propriétaire, le membre de la coopérative jouit d'un mode d'occupation stable et prend toutes les décisions touchant son logement. Comme le locataire, il ne doit effectuer aucune mise de fonds et il ne vend pas son unité quand il déménage. La coopérative d'habitation est organisée selon un système de copropriété sans but lucratif. Chaque membre dispose d'un vote.

La coopérative de construction et la coopérative d'étudiants sont les premiers types d'habitations du genre à voir le jour au Canada. La première n'est que temporaire. Elle permet à ses membres de devenir propriétaires tandis qu'ils s'entraident durant la construction. Plus de 20 000 maisons ont été ainsi construites depuis qu'un groupe de mineurs de Tompkinsville, au Cap-Breton, a construit les 11 premières maisons en 1938. Quant à la coopérative d'étudiants, elle fait son apparition dans les années 30 et commence à proliférer aux abords ou au coeur des campus universitaires après 1964, quand des fonds sont versés en vertu de la Loi nationale sur l'habitation. Au milieu des années 80, il existe 1750 unités de coopératives d'habitation d'étudiants.


Lecture supplémentaire

  • J.C. Bacher, Keeping to the Marketplace: The Evolution of Canadian Housing Policy (1993); M. Cooper and M. Critchlow Rodman, New Neighbours: A Case Study of Co-operative Housing (1992); A.F. Laidlaw, Housing You Can Afford (1977).