Daniel Roby

​Daniel Roby, réalisateur, directeur, scénariste et directeur de la photographie, est né le 25 octobre 1970 à Montréal, au Québec.

Daniel Roby sur le tournage de Funkytown.
Image: Agence Artistique Maxime Vanesse/photo \u00a9 Jan Thijs.
Daniel Roby sur le tournage de Funkytown.
Image: Agence Artistique Maxime Vanesse/photo \u00a9 Jan Thijs.

Daniel Roby, réalisateur, directeur, scénariste et directeur de la photographie, est né le 25 octobre 1970 à Montréal, au Québec. Daniel Roby possède une compétence à travailler différents styles et genres, qui aboutit à une gamme de réalisations impressionnante. Son premier film, La peau blanche (2004), un film d’horreur qui dérive du genre, remporte plusieurs prix majeurs, y compris le prix Claude-Jutra pour le meilleur premier film canadien de l’année. Ses deux prochains films, le drame de discothèque Funkytown (2011) et le film biographique historique Louis Cyr (2013), sont tous les deux de grands succès au guichet québécois. Louis Cyr remporte neuf prix Jutra, y compris le meilleur film et le billet d’or pour le film ayant généré le plus de revenus bruts au Québec en 2013.


Formation et début de carrière

Diplômé de l’Université Concordia, à Montréal, et de l’University of Southern California, à Los Angeles, Daniel Roby commence sa carrière de directeur de la photographie et d’opérateur sur plusieurs projets de télévision et de cinéma, en plus de faire des annonces publicitaires. Il est l’opérateur du film Hochelaga (2000), de Michel Jetté, et établit son entreprise, la société de production Zone Films, au sein de laquelle il conçoit et produit cinq courts-métrages qui font la tournée des festivals; entre autres Quelques instants de la vie d’une fraise (2003), qu’il réalise lui-même.

Longs-métrages

Le premier long-métrage de Daniel Roby, La peau blanche (2004), qu’il écrit en collaboration, mais réalise et produit lui-même, est projeté à plus de 25 festivals de films autour du monde et remporte le prix du meilleur premier film canadien de l’année au Festival international du film de Toronto. Il est nommé l’un des dix meilleurs films du Canada en 2004 par le Festival international du film de Toronto, reçoit le prestigieux prix Claude-Jutra pour le meilleur premier film canadien de l’année aux prix Génie, et est projeté dans Canadian Font, une série annuelle de films canadiens du Musée d’art moderne de New York. La peau blanche, basé sur le roman du même titre écrit par Joël Champetier en 1997, est un film qui dérive du genre horreur en y mélangeant des éléments de science-fiction, d’amour romantique et de fantaisie. Thierry (Marc Paquet), un jeune Gaspésien, arrive à Montréal pour y étudier et tombe amoureux d’une belle rousse, Claire (Marianne Farley), qu’il aperçoit jouer du violon dans le métro. Son engouement pour elle le mène à la découverte du secret dangereux et fatal de sa famille.

Daniel Roby sur le tournage de Funkytown.
Image: Agence Artistique Maxime Vanesse/photo \u00a9 Jan Thijs.
Daniel Roby sur le tournage de Funkytown.
Image: Agence Artistique Maxime Vanesse/photo \u00a9 Jan Thijs.

Le succès critique de La peau blanche et sa vente sur 12 marchés internationaux méritent à Daniel Roby l’attention d’agents états-uniens. Il signe avec l’agence d’artistes ICM, à Los Angeles, pour développer de nouveaux projets. Après avoir travaillé en tant que directeur de photographie sur des séries télévisées québécoises comme La Vie rêvée de Mario Jean (2004-2005) et François en série (2006), il complète son deuxième long-métrage, Funkytown (2011), mettant en vedette le québécois Patrick Huard. L’histoire se déroule à Montréal, et montre la croissance et le déclin du disco pendant les années 1970 et 1980, et les mœurs économiques, politiques et sociales de l’époque. Le film montre une version fictive d’une boîte montréalaise bien connue, la Lime Light, et présente des personnages qui s’apparentent à certaines personnalités de l’époque. Funkytown est le premier long-métrage québécois à employer du français et de l’anglais dans son dialogue depuis Bon Cop, Bad Cop (2006), d’Éric Canuel, et suscite un grand débat lorsque Nathalie Petrowski, chroniqueuse de La Presse, argumente que le film n’est pas véritablement bilingue parce qu’il emploie trop d’anglais.

Le succès commercial relatif de Funktyown permet à Daniel Roby d’entreprendre son projet le plus grand jusqu’à maintenant, Louis Cyr : L’homme le plus fort du monde (2013), avec un budget de 8,2 M$. Suivant les traces d’autres films biographiques, tels Ma vie en cinémascope, de Denise Filiatrault, au sujet de la chanteuse québécoise Alys Robi, et Maurice Richard (2005), de Charles Binamé, au sujet du joueur de hockey légendaire Maurice « Rocket » Richard, Louis Cyr raconte l’histoire vécue de Louis Cyr, homme fort du XIXe siècle et héros national du Québec. Louis Cyr remporte neuf prix Jutra, y compris le meilleur film et le billet d’or pour le film ayant généré le plus de revenus bruts au Québec pour l’année (au-dessus de 4 M$). Il reçoit également le prix Guichet d’or de Téléfilm Canada pour le plus de revenus bruts d’un film de langue française en 2013.

Daniel Roby sur le tournage de Funkytown.
Image: Agence Artistique Maxime Vanesse/photo \u00a9 Jan Thijs.

Prix

  • Meilleur premier film canadien de l’année (La peau blanche), Festival international du film de Toronto (2004)
  • Meilleur long-métrage canadien (La peau blanche), Victoria Independent Film and Video Festival (2005)
  • Prix Claude-Jutra (La peau blanche), prix Génie (2005)
  • Meilleur film (Louis Cyr), prix Jutra (2014)
  • Billet d’or Cineplex (Louis Cyr), prix Jutra (2014)
  • Prix Guichet d’or (Louis Cyr), Téléfilm Canada (2014)

Liens externes