Ellen Fairclough

Ellen Louks Fairclough, politicienne (née le 28 janvier 1905 à Hamilton, en Ontario; décédée le 13 novembre 2004, à Hamilton). Ellen Fairclough était comptable agréée de profession, et elle est devenue secrétaire d’État, et première femme ministre fédérale du Canada sous le gouvernement conservateur de 1957 de John Diefenbaker. Elle a joué un rôle déterminant à la tête du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration, en faisant pression pour des politiques d’immigration moins racistes. Elle a également plaidé pour que les autochtones inscrits aient le droit de voter (voir Droit de vote des peuples autochtones).  

Ellen Louks Fairclough, politicienne (née le 28 janvier 1905 à Hamilton, en Ontario; décédée le 13 novembre 2004, à Hamilton). Ellen Fairclough était comptable agréée de profession, et elle est devenue secrétaire d’État, et première femme ministre fédérale du Canada sous le gouvernement conservateur de 1957 de John Diefenbaker. Elle a joué un rôle déterminant à la tête du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration, en faisant pression pour des politiques d’immigration moins racistes. Elle a également plaidé pour que les autochtones inscrits aient le droit de voter (voir Droit de vote des peuples autochtones).  


Vie politique

Propriétaire d’une firme comptable à Hamilton, Ellen Fairclough est membre du Conseil municipal entre 1946 et 1949, lorsqu’elle devient maire adjointe.

Elle se présente comme candidate pour le parti conservateur-progressiste lors des élections de 1949, mais elle perd. Cependant, son rival démissionne l’année suivante et Ellen Fairclough remporte un siège fédéral lors d’une élection partielle fédérale en mai 1950. Elle devient la sixième femme à être élue à la Chambre des communes.

Alors qu’elle est à l’opposition, Ellen Fairclough devient la critique du sujet de la main d’œuvre. Elle plaide pour une réforme des pensions de vieillesse, ainsi que pour un projet de loi exigeant un salaire égal pour un travail égal. Elle se porte également à la défense de la création d’un ministère du Travail et Bureau de la main-d’œuvre féminine.   

Ellen Fairclough est réélue en 1957 lorsque John Diefenbaker mène le parti conservateur à une petite victoire électorale. Après avoir promis de nommer une femme au cabinet, John Diefenbaker forme un gouvernement minoritaire et invite Ellen Fairclough à faire partie du cabinet en tant que secrétaire d’État. Ainsi, elle devient, dans ce processus, la première femme canadienne à accéder à un poste de ministre.

Cependant, Ellen Fairclough n’est guère satisfaite du poste assez superficiel qu’on lui a donné. En 1958, après une victoire électorale historique des conservateurs, elle devient chef du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration. Elle réforme donc la politique d’immigration canadienne afin qu’elle soit moins racialement exclusive et mieux orientée vers un système fondé sur le mérite. (Voir aussi Immigration au Canada.) Malgré une opposition importante, cette réforme permet également à plus de réfugiés de chercher asile au Canada. (Voir aussi Politique canadienne sur les réfugiés.)  

En 1960, elle fait pression pour donner aux peuples autochtones qui ont le statut d’Indien le droit de voter, ce qui jusqu’à lors, leur était refusé. (Voir Droit de vote des peuples autochtones.)

Après les élections de 1962, elle devient ministre des Postes. Cependant, elle est vaincue lors des élections de 1963.

Vie ultérieure

Après avoir quitté la politique, Ellen Fairclough occupe d’abord le poste de cadre supérieur dans une compagnie de fiducie, et elle est ensuite présidente de Hamilton Hydro, pour finalement devenir trésorière du groupe de femmes Zonta International. En 1985, elle est nommée Dame de Grâce, Dame de l’Ordre de St-Jean-de-Jérusalem, elle est attribuée à l’Ordre des Knights Hopistaler, et en 1989, elle reçoit le prix Personne.   

En 1992, Ellen Fairclough se voit décerner le titre « Très Honorable » par la Reine lors d’une cérémonie célébrant le 125e anniversaire du Canada. Elle est nommée Compagnon de l’Ordre du Canada en 1995, et elle publie ses mémoires, Saturday’s Child, cette même année.