Formation de capital

Le capital social est un des éléments de base qui déterminent la capacité d'une économie d'un pays à créer des revenus pour ses membres.

Formation de capital

Le capital social est un des éléments de base qui déterminent la capacité d'une économie d'un pays à créer des revenus pour ses membres. Composé d'équipements, de bâtiments et de biens intermédiaires non directement consommés, le capital social produit un flux de services qui, lorsque combinés avec le travail, créent de la valeur ajoutée, dont la somme est la valeur de tous les biens et services produits dans l'économie. C'est ce qui constitue le PRODUIT NATIONAL obtenu par cette économie. La formation de capital n'est autre que l'agrandissement du capital social. Plus le niveau de formation de ce capital est élevé, plus rapide est la croissance de la capacité de production d'une économie, d'où une plus grande rapidité de la croissance du revenu global.

La formation de capital peut être envisagée de plusieurs manières. Premièrement, puisqu'une partie du capital social s'épuise ou perd de son potentiel économique chaque année (dépréciation), une provision doit être faite pour son remplacement. Un certain montant de capital social doit être alloué à la dépréciation pour maintenir le capital social constant. Deuxièmement, après déduction des amortissements, les ajouts au capital social constituent l'« investissement net » ou la « formation nette du capital ». Troisièmement, puisque la formation de capital peut être financée à la fois par l'épargne intérieure et l'épargne étrangère, et parce que les Canadiens peuvent investir leur épargne à l'étranger, on fait une distinction similaire à celle qu'on trouve dans les comptes nationaux du Canada : la formation nationale brute de capital mesure le flux réel du nouveau capital créé par les Canadiens, alors que la formation intérieure brute de capital mesure le nouveau capital créé au Canada tant par les Canadiens que par des étrangers. Les flux du revenu global correspondant à ces deux formations sont le PRODUIT NATIONAL BRUT (PNB) et le produit intérieur brut (PIB) respectivement; le premier est le revenu reçu par les Canadiens de toutes sources et le deuxième est le revenu global que l'économie intérieure du Canada attribué à tous les particuliers, qu'ils soient Canadiens ou étrangers. La composition de la formation du capital réel a changé de façon spectaculaire dans l'histoire moderne. Les principales catégories d'investissement sont : la construction industrielle et résidentielle, l'équipement de production et les redressements d'inventaire. Dans une économie de marché simple, comme celle du Canada au début du XIXe siècle, les stocks des marchandises exportées, telles que les céréales et le bois constituaient, à eux seuls, la majeure partie de la formation de capital. Comme l'économie s'est élargie et industrialisée, l'importance des stocks a diminué alors que l'importance relative de la construction et des biens d'équipement a augmenté. Aussi, la valeur des biens d'équipement s'accroît dans le secteur manufacturier, alors que l'agriculture et le secteur des ressources primaires ont diminué en importance relative.

Dans le Canada contemporain, la construction compte pour environ les deux tiers de toute la formation de capital; la machinerie et l'équipement en représentent à peu près 28 p. 100 et les stocks moins de 3 p. 100. La création du capital réel est financée par recours à l'épargne. Puisque celle-ci représente une réserve de fonds prêtables, des mécanismes sont mis au point pour la collecter et la canaliser vers les différents types de formation de capital. Ces processus de mobilisation du capital font généralement appel à des intermédiaires financiers spécialisés qui tirent évidemment profit de leur arbitrage financier.


Lecture supplémentaire

  • K.A.H. Buckley, Capital Formation in Canada, 1896-1930 (1955); O.J. Firestone, Canada's Economic Development, 1867-1953 (1958); W.L. Marr and D.G. Paterson, Canada: An Economic History (1980).