If You Love This Planet (v.f. Si cette planète vous tient à Cœur)

If You Love This Planet (1982) est le premier film réalisé par Terre Nash. Il fait la manchette sur la scène internationale quand le président américain de l'époque, Ronald Reagan, le qualifie de propagande et en interdit la projection aux États-Unis.

If You Love This Planet (v.f. Si cette planète vous tient à Cœur)

If You Love This Planet (1982) est le premier film réalisé par Terre Nash. Il fait la manchette sur la scène internationale quand le président américain de l'époque, Ronald Reagan, le qualifie de propagande et en interdit la projection aux États-Unis. Produit par Kathleen Shannon au studio D (nommé le studio des femmes), ce film de 26 minutes de l'OFFICE NATIONAL DU FILM DU CANADA est d'une simplicité désarmante. On y voit la présidente nationale de Physicians for Social Responsibility des États-Unis, la Dre Helen Caldicott donner une conférence percutante sur les effets précis d'une guerre nucléaire en fait de victimes humaines si une seule bombe de vingt mégatonnes explosait au-dessus d'une région peuplée. Nash alterne des scènes éloquentes de Caldicott et des extraits en noir et blanc sur les bombes atomiques d'Hiroshima et Nagasaki. Elle insère aussi des actualités de l'époque de la guerre où on voit Truman, le président qui a pris la décision d'utiliser la bombe, et des scènes de Jap Zero, un film de propagande de 1943 du ministère de la guerre américain, où figure l'acteur montant d'Hollywood Ronald Reagan.

If You Love This Planet est un des films phares du mouvement pacifiste. En 1982, il reçoit un prix spécial du Conseil mondial de la paix au festival international du documentaire et du court-métrage de Leipzig et un certificat de mérite du Yorkton Short Film Festival. Il remporte en 1983 l'Oscar du documentaire court. Dans son discours d'acceptation, Nash remercie l'administration Reagan de la publicité entraînée par ses tentatives d'interdire le film. Au Canada, la chaîne anglaise de la SRC décide d'abord de ne pas diffuser le film, prétendant que ce n'est pas du journalisme pondéré. Mais une fois l'Oscar remporté, If You Love This Planet finit par être diffusé à l'émission de nouvelles de fin de soirée The Journal.


Lecture supplémentaire

  • Helen Caldicott, If You Love This Planet: A Plan to Heal the Earth (1992)