La crise des années 1930 au Canada (résumé en langage simple)

Durant les années 1930, la Grande Dépression sévit au Canada et dans le monde entier. Le terme « dépression » est employé pour décrire un déclin économique qui s’étend sur une longue période. Au pire de cette crise économique, quelque 30 % de la population canadienne se retrouvent sans emploi. Leurs conditions de vie deviennent alors nettement plus difficiles, car les programmes sociaux canadiens sont à l’époque peu nombreux. La situation change avec la crise économique. Pour aider les personnes dans le besoin, le gouvernement met sur pied des programmes sociaux au cours des années 1930, en plus d’intervenir davantage dans l’économie du pays.

(Cet article est un résumé en langage simple sur la crise des années 1930 au Canada). Si vous souhaitez approfondir le sujet, veuillez consulter notre article intégral, intitulé La crise des années 1930 au Canada.)

Durant les années 1930, la Grande Dépression sévit au Canada et dans le monde entier. Le terme « dépression » est employé pour décrire un déclin économique qui s’étend sur une longue période. Au pire de cette crise économique, quelque 30 % de la population canadienne se retrouvent sans emploi. Leurs conditions de vie deviennent alors nettement plus difficiles, car les programmes sociaux canadiens sont à l’époque peu nombreux. La situation change avec la crise économique. Pour aider les personnes dans le besoin, le gouvernement met sur pied des programmes sociaux au cours des années 1930, en plus d’intervenir davantage dans l’économie du pays. (Cet article est un résumé en langage simple sur la crise des années 1930 au Canada). Si vous souhaitez approfondir le sujet, veuillez consulter notre article intégral, intitulé La crise des années 1930 au Canada.)
The Single Men's Unemployed Association

Causes de la crise économique

Le krach des marchés boursiers de l’automne 1929 est à l’origine de la crise des années 1930. En l’espace de quelques semaines, beaucoup de grandes sociétés perdent l’essentiel de leur valeur. Le marché boursier s’effondre parce que les entreprises produisent trop de biens, entraînant la chute du prix de ces derniers. La demande est trop faible et l’offre est trop élevée. Peu après le krach, de nombreuses entreprises font faillite, et des dizaines de milliers de Canadiens et Canadiennes perdent leur emploi. La situation économique s’aggrave. Les gens n’ont pas d’argent à dépenser, et d’autres entreprises font alors faillite. Lorsque davantage d’entreprises font faillite, davantage de personnes perdent leur emploi. C’est un véritable cercle vicieux.

La situation est particulièrement grave dans les provinces de l’Ouest. Leur économie dépend des exportations et du commerce mondial, qui s’effondrent. Les Prairies souffrent également de plusieurs années de sécheresse, ce qui nuit considérablement aux récoltes.  

Intervention du gouvernement

Au début de la crise économique, le gouvernement fédéral intervient peu dans l’économie du pays. De nombreux économistes et politiciens croient en l’approche économique du laisser-faire. Ils estiment que le système économique fonctionne mieux lorsque le gouvernement n’intervient pas. Selon cette approche, seuls les capitalistes doivent mener l’économie. Dans les années 1930, beaucoup commencent à remettre cette idée en question. Le taux de chômage est alors très élevé. Les pauvres s’appauvrissent encore davantage, et la situation économique ne s’améliore pas.

Deux premiers ministres dirigent le Canada pendant la crise économique. William Lyon Mackenzie King est premier ministre du Canada de 1926 à 1930, puis de 1935 à 1948. R. B. Bennett occupe cette même fonction de 1930 à 1935. Au début, aucun des deux ne souhaite l’intervention du gouvernement fédéral. Ils croient qu’il incombe à l’Église, ainsi qu’aux gouvernements locaux et provinciaux, d’assurer les services sociaux. Sans le soutien fédéral, de nombreux gouvernements locaux font faillite. Les provinces des Prairies font faillite aussi.

Les vues de certains politiciens diffèrent largement de celles des premiers ministres R. B. Bennett et Mackenzie King : ils souhaitent l’intervention du gouvernement. J. S. Woodsworth, chef du premier parti socialiste du Canada (la Co-operative Commonwealth Federation) est l’un des plus importants d’entre eux.

Avec le temps, de nombreuses autres personnes au Canada commencent à croire que le gouvernement fédéral doit intervenir. Ils pensent qu’à défaut de le faire, il ne sera pas possible de relancer l’économie. Le premier ministre R. B. Bennett change alors d’avis. En 1932, le gouvernement fédéral crée des camps de secours pour les chômeurs célibataires. Mais les conditions y sont mauvaises, et certains déclenchent des grèves ou des émeutes.

Le gouvernement Bennett crée également la Banque du Canada, responsable de la masse monétaire. En outre, il met sur pied la Commission canadienne du blé, qui s’assure que le prix du blé est favorable aux fermiers. R. B. Bennett prévoit également instaurer le salaire minimum et l’assurance-emploi. Il perd toutefois les élections de 1935 et cède le pouvoir à William Lyon Mackenzie King.

Une fois devenu premier ministre du Canada, William Lyon Mackenzie King met en place la Commission nationale d’emploi. La commission lui recommande d’investir dans la création d’emplois. Il hésite toutefois à le faire. La Deuxième Guerre mondiale le fait néanmoins changer d’avis. C’est précisément en raison de la guerre que l’État canadien intervient activement dans l’économie du pays. En 1940, le gouvernement du premier ministre Mackenzie King instaure le programme d’assurance-emploi, puis celui d’allocation familiale. À la fin de la guerre, l’intervention du gouvernement fédéral dans l’économie du pays est beaucoup plus importante.