Les femmes canadiennes et la guerre

Tout au long de son histoire, y compris à l’époque coloniale, le Canada prend part à de nombreux conflits, dont les effets se font sentir chaque fois d’une manière différente sur les femmes du pays. Les femmes participent activement à l’effort de guerre, que ce soit en tant qu’infirmières et ouvrières d’usines d’armement pendant la Première et la Deuxième Guerre mondiale, ou encore en s’engageant toujours en plus grand nombre au sein des Forces armées canadiennes.

Service f\u00e9minin de la Marine royale du Canada (WRCNS)
Marian Wingate et Margaret Little, sp\u00e9cialistes des transmissions du Service f\u00e9minin de la Marine royale du Canada, au travail \u00e0 St. John\u2019s, Terre-Neuve, avril 1945.

La guerre touche les Canadiennes de différentes manières, selon leur emplacement géographique et leur statut socioéconomique. Les conflits antérieurs au 20e siècle ont des conséquences considérables sur les Canadiennes (en particulier les femmes autochtones), dont les communautés sont dépossédées et pillées par les soldats coloniaux. De nombreuses femmes aux antécédents associés à des pays ennemis sont internées (détenues, confinées) au Canada.

Internement des Canadiens japonais
Réinstallation des Canadiens japonais au camp d\u2019internement de la région d\u2019intérieure de la Colombie Britannique, 1942.
Camp d\u2019internement des Canadiens japonais
Cuisine communautaire au camp d\u2019internement des Canadiens japonais à Greenwood (Colombie Britannique), 1943.

Tandis que certaines femmes vivent de profonds traumatismes en raison des guerres du Canada, d’autres en tirent indirectement des avantages. En temps de guerre, il n’est pas rare de voir des femmes occuper des postes habituellement réservés aux hommes; une telle tendance contribue, dans certains cas, à l’avancement des droits des femmes.

(Voir aussi Femmes dans les forces armées; Effort de guerre au Canada.)

La Nouvelle-France et l’Amérique du Nord britannique

Les femmes qui accompagnent les forces militaires françaises et anglaises aux 17e, 18e et 19e siècles font la cuisine, le lavage et la couture et prennent soin des malades et des blessés. Les femmes qui restent à la maison protègent leur maison des maraudeurs et préparent des munitions, de la nourriture et des médicaments.

La guerre civile en Acadie
Madame La Tour d\u00e9fend courageusement le fort contre l'assaut de d'Aulnay (dessin par C. W. Jefferys, avec la permission de Biblioth\u00e8que et Archives Canada).

Au milieu du 17e siècle en Acadie, Françoise-Marie Jacquelin (mieux connue sous le nom de Madame de La Tour) prend les commandes, en l’absence de son époux Charles de Saint-Étienne, du corps colonial dirigé par celui-ci et défend Fort La Tour contre une milice rivale qui tente de l’assiéger (voir La guerre civile en Acadie). En 1692, c’est au tour de Marie-Madeleine Jarret de Verchères, âgée de seulement 14 ans, de jouer un rôle décisif en défendant Fort Verchères contre une bande de pilleurs Haudenosaunee. Pendant la guerre de 1812, Laura Secord parcourt une distance de plus de 30 km pour alerter les forces armées britanniques d’une attaque imminente.

Madeleine de Verch\u00e8res

Durant la Rébellion du Nord-Ouest de 1885, on admet officiellement les femmes dans l’armée pour la première fois, en tant qu’infirmières (voir Infirmières militaires). Des infirmières civiles accompagnent également la Troupe de campagne du Yukon pendant la ruée vers l’or du Klondike en 1898, ainsi que le contingent canadien à la guerre des Boers (de 1899 à 1902).

Minnie Affleck
Mademoiselle Minnie Affleck, infirmi\u00e8re militaire, avec le 1er Contingent canadien pendant la guerre d\u2019Afrique du Sud, de 1899 \u00e0 1902

(Voir aussi Les infirmières militaires et la participation des femmes à l’effort de guerre.)

Expansion du rôle des femmes en temps de guerre au 20e siècle

Au 20e siècle, des facteurs tels que la distance des conflits et les idées arrêtées sur les habiletés des femmes empêchent celles-ci de participer directement à la guerre en tant que combattantes. Malgré tout, lors de la Première et la Deuxième Guerre mondiale, les femmes se mobilisent pour la défense du pays, se parant d’uniformes et s’entraînant à tirer au fusil et à exécuter des manœuvres militaires.

Une infirmière avec des soldats blessés
Des Canadiens blessés donnent un chien qu\u2019ils ont rapporté des tranchées à une infirmière dans un poste d\u2019évacuation sanitaire, en octobre 1916
Service de soins infirmiers Princess Mary\u2019s
Des infirmières militaires du service de soins infirmiers Princess Mary\u2019s, de la Royal Air Force, discutent avec des soldats blessés à Beny sur Mer (France), le 16 juin 1944
Infirmières militaires à l\u2019hôpital de la Marine royale canadienne
Des infirmières militaires prennent des fournitures médicales à l\u2019hôpital de la Marine royale canadienne, à St. John\u2019s (Terre Neuve), vers 1942

Les deux premiers contingents de femmes sont établis en 1941 pour servir d’auxiliaire aux forces aériennes et à l’armée; plus de 50 000 Canadiennes s’enrôlent ainsi dans l’Aviation royale canadienne, l’armée et la marine. Bien que la division féminine de l’Aviation royale canadienne soit avant tout formée pour des rôles de bureau, administratifs et de soutien, les femmes finissent éventuellement par travailler à titre d’arrimeuses de parachute et d’assistantes de laboratoire, ainsi qu’au sein des services de mécanique et d’électricité.

CWAC au Pays-Bas
La fanfare et le corps de cornemuse du Service féminin de l\u2019Armée canadienne se préparant à participer au défilé anniversaire du Service, près d\u2019Apeldoorn, Pays-Bas, 13 août 1945
CWAC au Pays-Bas
Le caporal suppléant A. W. Hartung avec les joueuses de cornemuse Flossie Rose (au centre) et Mona Michie, du corps de cornemuse du Service féminin de l\u2019Armée canadienne, Zeist, Pays-Bas, 25 août 1945
Service féminin de la Marine royale du Canada (WRCNS)
Marian Wingate et Margaret Little, spécialistes des transmissions du Service féminin de la Marine royale du Canada, au travail à St. John\u2019s, Terre-Neuve, avril 1945.

Le Service féminin de l’Armée canadienne a une évolution semblable : ses membres font leurs débuts militaires en tant que cuisinières, infirmières et couturières, avant de commencer graduellement à conduire des camions et des ambulances, puis à travailler à titre de mécaniciennes. Le troisième service militaire formé de femmes, du nom de Service féminin de la Marine royale (WRCNS ou « Wrens »), est mis sur pied en 1942. C’est en quelque sorte la bureaucratie grandissante en temps de guerre qui permet aux femmes d’être officiellement reconnues en tant que membres des Forces armées en dehors des soins infirmiers; bon nombre de femmes du service occupent en effet des postes administratifs de sténographes, de standardistes et de secrétaires.

Droit de vote

En 1917, alors que se transforme un peu partout le monde du travail, on assiste au pays à une victoire importante du mouvement pour le droit de vote des femmes avec la promulgation de la Loi des élections en temps de guerre, laquelle confère à certaines femmes le droit de vote aux élections fédérales. À l’époque, le droit de vote est restreint aux femmes qui œuvrent au sein des Forces armées, ainsi qu’aux épouses, mères et sœurs de soldats déployés à l’étranger. La Loi des élections en temps de guerre a également un autre effet, celui-là beaucoup moins favorable, en révoquant le droit de vote des citoyens canadiens nés en territoire ennemi qui ont été naturalisés après 1902. De nos jours, la plupart des historiens s’entendent pour dire que laLoi est née de deux éléments : d’une part, on assiste à une participation de plus en plus intense des femmes dans le domaine public; d’autre part, c’est une ruse politique du premier ministreRobert Borden en vue d’assurer à son gouvernement l’appui de la population (voir Élections de 1917).

LE SAVIEZ-VOUS ?
À l’époque, on utilise le terme « ennemi étranger » pour désigner les immigrants venant de pays légalement en guerre avec le Canada. Pendant la Première Guerre mondiale, le Canada interne 8 579 de ces gens dans 24 stations et camps de 1914 à 1920. Parmi les internés, on compte des Ukrainiens, des Allemands, des Turcs, des Bulgares et des gens d’origine austro-hongroise.

Rôles en temps de guerre sur le front intérieur

Un autre rôle majeur rempli par les femmes en temps de guerre, en particulier lors de la Deuxième Guerre mondiale, est celui d’espionnage et de décryptage. Le gouvernement canadien recrute en effet des membres du Service féminin de la Marine royale du Canada et du Service féminin de l’Armée canadienne, entre autres, pour décrypter des messages codés. Les femmes travaillent en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Écosse et en Ontario, notamment au Camp X.

La fille au fusil-mitrailleur
Veronica Foster, surnommée \u00ab la fille au fusil-mitrailleur \u00bb pose avec un fusil-mitrailleur Bren assemblé à l\u2019usine John Inglis & Co., mai 1941.
L\u2019opératrice, Clémence Gagnon, observe la machine à carder les fibres d\u2019amiante, usine Johns Manville, Asbestos, Québec, juin 1944.
Une ouvrière d'usine lime une pièce de machine pendant que des hauts-parleurs diffusent de la musique, novembre 1943.
À la Société Polymer Limitée, deux employées font des essais sur du caoutchouc synthétique, janvier 1944.
Des ouvrières retournent au travail à pied après leur pause-repas de 30 minutes à la cafétéria du chantier naval.

Bien qu’un certain nombre de femmes travaillent à la production de munitions dans les usines au cours de la guerre des Boers, on observe une véritable explosion de la main-d’œuvre féminine lors de la Première et la Deuxième Guerre mondiale. D’après la Commission impériale des munitions, on dénombre pendant la Première Guerre mondiale environ 35 000 femmes dans les usines de munitions de l’Ontario et du Québec. Dès 1943, plus de 261 000 femmes participent à la production de matériels de guerre, représentant quelque 30 % de l’industrie de l’aviation, près de 50 % des employés dans les usines de fusils et la majorité de la main-d’œuvre en inspection d’armes.

Au pays, les femmes s’efforcent également de maintenir l’économie nationale en vie. Pendant les deux guerres mondiales, elles produisent et conservent la nourriture, amassent des fonds pour financer les hôpitaux, les ambulances, les auberges et l’aviation, et offrent leurs services à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Elles travaillent de concert pour le bien de la nation au sein d’organisations comme la Fédération des Instituts Féminins du Canada, l’Imperial Order Daughters of the Empire, la Young Women’s Christian Association et la Croix-Rouge canadienne.

Quels qu’aient été les rôles conventionnellement réservés aux hommes et aux femmes, la guerre fait en sorte que toutes les ressources de la communauté sont essentielles. Toutefois, du fait du caractère temporaire du travail des femmes lors de la Première et la Deuxième Guerre mondiale, les efforts consentis en temps de guerre ne parviennent pas à déstabiliser le système patriarcal bien enraciné, et les femmes, au lendemain de la guerre, doivent retourner à leurs rôles traditionnels. En temps de guerre, le travail des femmes est indispensable; en temps de paix, ce n’est pas le cas.

(Voir aussi Effort de guerre au Canada.)

Les femmes dans les Forces armées canadiennes

Malgré les contributions des femmes aux efforts militaires canadiens au 20e siècle, il faut attendre la fin des années 1980 pour que celles-ci soient admises dans l’armée. En effet, le Canada ouvre enfin en 1989 tous les postes militaires aux femmes (sauf dans les sous-marins, qui accueillent les femmes depuis 2000 seulement). En 2001, les femmes représentent plus de 11,4 % des Forces armées canadiennes. En février 2018, 15,3 % du personnel régulier, 4,3 % du personnel de combat et 17,9 % des officiers des FAC sont des femmes. Des 14 434 femmes en service, 7 408 sont dans l’Armée, 2 856 sont dans la Marine royale et 4 160 sont de l’Aviation royale.

Alors que le recrutement et le maintien en poste des hommes et des femmes des Forces armées ont ralenti au début et au milieu des années 2010 (et que le nombre de membres à temps plein et à temps partiel n’a pas atteint les objectifs), le recrutement des femmes a stagné et les femmes ont quitté leur poste à un taux légèrement plus élevé que les hommes. En réponse à ce fait, les Forces armées ont établi une stratégie de recrutement et de fidélisation qui vise à augmenter le nombre de femmes de 1 % par an, afin d’obtenir une représentation de 25 % d’ici 2026 (voir aussi Femmes dans les forces armées).

Inconduites sexuelles dans les Forces armées

Malgré le recrutement actif de femmes dans l’armée canadienne, on continue d’y observer, et ce depuis un moment, une culture de misogynie et d’agression sexuelle. Une enquête menée en 2014 par la revue Maclean’s révèle qu’à partir de 2000, la police militaire reçoit en moyenne, chaque année, 178 plaintes concernant des agressions sexuelles. Or, les experts sont d’avis que ce nombre pourrait ne représenter qu’une fraction du nombre réel d’agressions commises. Entre 1999 et 2013, le nombre moyen de soldats traduits en cour martiale dans des affaires d’agression sexuelle n’est que de 8 par année, avec une moyenne de 2,5 soldats reconnus coupables par année (voir Système de justice militaire).

L’honorable Marie Deschamps, ancienne juge à la Cour suprême du Canada, réalise entre juillet et décembre 2014 un examen externe sur l’inconduite sexuelle et le harcèlement sexuel dans les Forces armées canadiennes. Rendu public le 27 mars 2015, son rapport « Examen externe sur l’inconduite sexuelle et le harcèlement sexuel dans les Forces armées canadiennes », révèle qu’il « existe au sein des FAC un problème incontestable de harcèlement sexuel et d’agression sexuelle qui nécessite une intervention directe et soutenue ». Le rapport présente dix recommandations pour résoudre le problème, notamment : reconnaître la gravité du problème; établir une stratégie qui produira un changement de culture; mettre sur pied un bureau centralisé de traitement des plaintes de violences sexuelles qui soit indépendant des Forces armées canadiennes.

En réponse, les FAC acceptent formellement les recommandations et mettent en place l’opération HONOUR, une approche opérationnelle visant l’élimination des comportements sexuels nuisibles et inappropriés, en août 2015. De plus, le chef d’état-major de la Défense du Canada, le général Jonathan Vance, lance un ordre à tout le personnel des FAC leur interdisant les comportements qui « perpétuent les stéréotypes et les modes de pensée qui dévalorisent les membres en fonction de leur sexe, de leur sexualité ou de leur orientation sexuelle ». Le Centre d’intervention sur l’inconduite sexuelle, qui vient en soutien aux membres de la CAF touchés par une inconduite sexuelle, est également créé le 15 septembre 2015. Le centre est dirigé par un cadre civil et fonctionne au sein du ministère de la Défense nationale, mais à l’extérieur de la chaîne de commandement des FAC.

En novembre 2016, Statistique Canada publie un examen des inconduites sexuelles dans les FAC. Selon l’étude, plus de 25 % des femmes de la force régulière ont déclaré avoir été victimes d’agression sexuelle depuis qu’elles se sont jointes aux FAC. Ce nombre atteint plus de 37 % chez les femmes comptant 15 années de service ou plus.

Dans la foulée de l’examen de Statistique Canada et de la publication de trois rapports d’étape sur l’opération HONOUR, 77 membres des FAC sont démis de leurs fonctions en avril 2017 et 29 autres en novembre de la même année. Selon le troisième rapport d’étape de l’opération HONOUR, la police militaire a reçu 288 signalements d’infractions potentielles de nature sexuelle entre le 1er avril 2016 et le 31 mars 2017. De ce nombre, 21 cas sont jugés non fondés — ce qui signifie que la police a déterminé qu’aucune loi n’a été violée. Le taux de plaintes non fondées représente 7,3 % des plaintes, soit une baisse par rapport aux 29 % enregistrés entre 2010 et 2015.

Sur les 267 cas d’inconduite sexuelle en 2016-2017, la police militaire a porté 64 accusations qui ont donné lieu à 30 procès martiaux et 27 verdicts de culpabilité.

Les femmes et le mouvement d’opposition à la guerre

Les Canadiennes ont autant d’influence sur la guerre que celle-ci en a sur elles. Tandis que certaines femmes contribuent à transformer les Forces armées canadiennes en se hissant à des rangs élevés et en faisant la promotion de ses activités, d’autres se rallient à des mouvements pacifistes et d’opposition à la guerre, critiquant ouvertement l’armée. Bon nombre de Canadiennes font figure de proue dans la lutte contre la guerre. C’est particulièrement le cas pendant la Première Guerre mondiale, alors que l’on assiste, en Europe comme en Amérique du Nord, à des manifestations pacifistes d’envergure organisées par des femmes.

La guerre, loin d’avoir un effet rassembleur, divise les Canadiennes. Un certain nombre d’associations féminines d’influence, dont le Conseil national des femmes du Canada (CNFC) et le National Committee of Women for Patriotic Service (NCWPS), manifestent de façon ouverte ou implicite leur appui à la guerre. D’autres femmes, s’opposant de prime abord à la guerre, deviennent graduellement convaincues de sa nécessité. Par exemple, au sein du mouvement pour le droit de vote, certaines personnalités connues comme Nellie McClung, Emily Murphy et Flora MacDonald Denison maintiennent leur position pacifiste lorsqu’éclate la guerre en 1914, pour ensuite changer d’avis, convaincues que la seule manière de mettre un frein aux attaques allemandes en territoire britannique passe par une intervention militaire.

En 1915, Jane Addams, réformiste américaine de grande notoriété, met sur pied la Conférence de la paix des femmes à La Haye. Le CNFC et le NCWPS déclinent l’invitation à l’événement. Seule une poignée de Canadiennes, dont Julia Grace Wales et Laura Hughes, s’y rendent à titre de déléguées indépendantes. La Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté est fondée par un groupe de femmes impliquées dans le mouvement du droit de vote en Europe et en Amérique du Nord, au lendemain de la conférence de La Haye. Les fondatrices de la Ligue veulent mettre fin à la guerre et trouver des solutions pour prévenir tout conflit futur.

Dans le siècle qui suit la Première Guerre mondiale, les pacifistes et les femmes activistes de partout au pays ne seront jamais aussi unis que pendant ce conflit. Les Canadiennes jouent néanmoins un rôle de premier plan dans la lutte pour le désarmement nucléaire dans les années 1960, rôle qui donnera naissance à la Voix des femmes (organisme aujourd’hui connu sous le nom de Voix des femmes canadiennes pour la paix). Au début du 21e siècle, des milliers de femmes se mobilisent dans l’ensemble du Canada pour empêcher la participation du pays à l’invasion américaine en Irak, commencée en 2003.


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