Ligues ouvrières féminines

Les Ligues ouvrières féminines font leur apparition au Canada avant la Première Guerre mondiale. Créées sur le modèle des ligues ouvrières britanniques, qui sont affiliées au Parti travailliste indépendant, leur but consiste à soutenir les luttes des ouvrières et à appuyer le mouvement ouvrier.

Ligues ouvrières féminines

Les Ligues ouvrières féminines font leur apparition au Canada avant la Première Guerre mondiale. Créées sur le modèle des ligues ouvrières britanniques, qui sont affiliées au Parti travailliste indépendant, leur but consiste à soutenir les luttes des ouvrières et à appuyer le mouvement ouvrier. La portée de leurs actions et leur influence varient selon la région et le moment.

La Ligue ouvrière féminine de Winnipeg, dirigée par la socialiste Helen Armstrong, défend les ouvrières en grève durant la Première Guerre mondiale et tous les ouvriers au cours de la grève générale de 1919. Au Cap-Breton, les Ligues ouvrières féminines appuient les mineurs en grève et leurs familles durant les années 20. Après une période de croissance limitée, les ligues sont ranimées en 1923-24 par le COMMUNIST PARTY OF CANADA. Sous la direction de Florence Custance, le nombre de ligues est porté à 37 en 1927, et la fédération des Ligues ouvrières féminines publie un journal mensuel, le Woman Worker, qui discute dans une perspective marxiste des questions pertinentes aux femmes de la classe ouvrière.

La majorité des membres sont des ménagères de la classe ouvrière et quelques-unes sont salariées. Beaucoup d'entre elles sont de langue finnoise, yiddish ou ukrainienne, à l'image de l'emprise du mouvement communiste sur les groupes ethniques. Le programme des Ligues ouvrières féminines, radical à l'époque, inclut l'équité salariale, le congé de maternité et le contrôle des naissances. Bien que les ligues ne réussissent guère à syndiquer les femmes, elles démontrent l'inefficacité des lois sur le salaire minimum. Elles font un travail d'éducation, amassent des fonds pour les causes communistes et amènent leurs membres à mieux comprendre le socialisme. En 1930, on leur conseille de se joindre à la LIGUE POUR L'UNITÉ OUVRIÈRE. Par la suite, certaines filiales disparaissent, bien que quelques ligues très fortes poursuivent leur oeuvre jusque dans les années 40.


Lecture supplémentaire

  • Joan Sangster, Dreams of Equality: Women on the Canadian Left, 1920-50 (1989).