Miura, le skieur de l'Éverest

Miura, le skieur de l'Éverest (1975), version française de The Man Who Skied down Everest est le premier long métrage produit au Canada à gagner un Oscar, celui du meilleur documentaire, en 1976.

Miura, le skieur de l'Éverest

Miura, le skieur de l'Éverest (1975), version française de The Man Who Skied down Everest est le premier long métrage produit au Canada à gagner un Oscar, celui du meilleur documentaire, en 1976.

Yuichiro Miura est un skieur casse-cou japonais qui établit des records du monde de vitesse. Le film traite de sa randonnée dans l'Himalaya en 1970 en direction du mont Everest, qu'il descend en ski. Il dépense 3 millions de dollars pour mettre sur pied une expédition et rassembler 850 hommes et 27 tonnes d'équipement. Son équipe d'ascension affronte de terribles chutes de glace qui font six victimes, le pire accident dans l'histoire de l'Himalaya. L'équipe réussit à se rendre à 100 mètres du sommet et, de là, Miura amorce sa descente sur plus de 2000 mètres, dépassant 190 kilomètres à l'heure, avec un parachute sur le dos et un masque à oxygène sur le visage. Quand son parachute s'ouvre, Miura tombe, rebondit et réussit à s'immobiliser... à 60 mètres d'une profonde crevasse.

Les images de ce tour de force, toutefois, s'empoussièrent au Japon pendant plus d'un an, jusqu'à ce que le producteur et entrepreneur canadien Budge CRAWLEY voit leur potentiel. Il achète le négatif original et les droits d'utiliser le journal personnel que Miura a rédigé autour de l'événement. Judith CRAWLEY, sa femme et partenaire, confectionne un scénario à partir du journal pour accompagner les images, dont elle fait un documentaire cohérent. Douglas RAIN est choisi pour en être le narrateur. Il en résulte un succès au box-office, et peut-être le premier film de sport extrême.