Naufrages et épaves

  L'ÎLE DE SABLE, un banc de sable en forme de croissant situé à 300 km (160 milles marins) à l'est et un peu au sud de Halifax, est aussi célèbre pour ses naufrages. Surnommé le « cimetière de l'Atlantique » à cause de ses sables mouvants, ce banc de sable a été la cause plus de 350 naufrages.
  L'ÎLE DE SABLE, un banc de sable en forme de croissant situé à 300 km (160 milles marins) à l'est et un peu au sud de Halifax, est aussi célèbre pour ses naufrages. Surnommé le « cimetière de l'Atlantique » à cause de ses sables mouvants, ce banc de sable a été la cause plus de 350 naufrages.


Naufrages et épaves

Les naufrages existent depuis aussi longtemps que les voyages en mer. Par le passé, une cause fréquente des naufrages était que les bateaux perdaient leur chemin et échouaient. Cependant, certains des naufrages les plus célèbres de l'histoire sont dus à l'échec de la technologie humaine face à une mer impitoyable. Le meilleur exemple est sans aucun doute le naufrage, lors de son voyage inaugural, du SS TITANIC, la plus grande merveille technologique de son époque. Le bateau coula après avoir heurté un iceberg au cours d'une nuit brumeuse d'avril 1912, à 320 milles marins (600 km) de Terre-Neuve. Plus de 1500 personnes y ont laissé la vie.


Naufrages spectaculaires

Le Canada a aussi connu sa part de naufrages spectaculaires dont, notamment, celui du SS EMPRESS OF IRELAND. À la suite d'une collision le 29 mai 1914, ce paquebot du Canadien Pacifique sombra en 14 minutes dans le GOLFE DU SAINT-LAURENT, tout près de Rimouski. Des 1477 passagers et membres d'équipage, 1014 ont péri, un nombre de morts dépassé jusque là seulement par l'incident du Titanic. Cependant, comme le paquebot, et sa liste de passagers n'avaient pas la magnificence de ceux du SS Titanic, l'incident est rapidement tombé dans l'oubli, alors que le monde était sur le point d'entrer en guerre.

L'ÎLE DE SABLE, un banc de sable en forme de croissant situé à 300 km (160 milles marins) à l'est et un peu au sud de Halifax, est aussi célèbre pour ses naufrages. Surnommé le « cimetière de l'Atlantique » à cause de ses sables mouvants, ce banc de sable a été la cause plus de 350 naufrages.

En novembre 1975, l'Edmund Fitzgerald, un vraquier américain moderne, sombra avec tout son équipage au cours d'une tempête sur le LAC SUPÉRIEUR. Cette récente tragédie nous rappelle que les navires d'aujourd'hui ne sont pas insubmersibles. Heureusement, les naufrages sont de moins en moins fréquents, mais avec la dimension et la complexité croissantes des navires, un seul naufrage peut coûter très cher, sans compter les coûts de dépollution dans le cas de pétroliers ou de transporteurs de produits chimiques. En 1992, un peu plus de 250 navires au total ont été déclarés perdus. Ce nombre peut sembler énorme, mais il faut le comparer à la taille de la flotte mondiale, qui comprend plus de 80 000 navires marchands de plus de 100 t.

Archéologie subaquatique

Les naufrages exercent une grande fascination sur plusieurs, dont les ARCHÉOLOGUES SUBAQUATIQUES. Depuis une vingtaine d'années, la facilité avec laquelle on peut se procurer un équipement de PLONGÉE SOUS-MARINE suscite une recrudescence de l'intérêt pour les épaves. Les archéologues professionnels s'inquiètent des dommages que peuvent causer les explorateurs amateurs et les chasseurs de trésors aux vieilles épaves fragiles. Néanmoins, archéologues et amateurs de plongée découvrent beaucoup d'épaves d'intérêt historique dans les eaux canadiennes.

Les vestiges de navires naufragés de la flotte britannique de l'amiral Walker, coulée en 1711, ont été découverts près de l'île Scatari (Nouvelle-Écosse) et près de Pointe-aux-Anglais (Québec), dans le FLEUVE SAINT-LAURENT. Dans le LAC ONTARIO, les épaves des vaisseaux de guerre britanniques Hamilton et Scourge, qui ont coulé pendant une violente tempête au cours de la GUERRE DE 1812, ont été retrouvées en 1973 et sont maintenant protégées. Enfin, ans les eaux arctiques, on a retrouvé l'épave du BREADALBANE, qui a coulé alors qu'il participait à la mission de RECHERCHE DE FRANKLIN.

Épaves et navires abandonnés

Le terme « épave » réfère généralement à un navire qui coule, s'échoue ou brûle, mais on peut aussi employer des termes plus précis. Les « épaves flottantes » sont les biens matériels qui flottent à la dérive sur l'eau à la suite d'un naufrage, alors que la « cargaison jetée à la mer » est faite d'objets jetés volontairement par-dessus bord afin d'alléger un navire en train de couler. Les « objets abandonnés » englobent tous les biens (navires ou cargaison) abandonnés en mer sans espoir de les récupérer. Le terme « épave » comprend aussi bien les morceaux de navire que l'équipement ou la cargaison. Au Canada, les dispositions qui régissent le traitement et la récupération des épaves sont contenues dans la Loi sur la marine marchande du Canada, administrée par la GARDE CÔTIÈRE CANADIENNE.

Voir aussiDÉSASTRES.


En savoir plus

Lecture supplémentaire

  • J.P. Andrieux, Marine Disasters of Newfoundland and Labrador (1986); Robert D. Ballard and Rick Archbold, The Lost Ships of Robert Ballard (2005); Mark Bourrie, Ninety Fathoms Down: Canadian Stories of the Great Lakes (1995); Dorothy Dearborn, New Brunswick Sea Stories: Phantom Ships and Pirate's Gold, Shipwrecks and Iron Men (1998); John P. Eaten, Titanic: The Canadian Story (1998); Frank Galgay and Michael McCarthy, Shipwrecks of Newfoundland and Labrador (1987); Skip Gillham, Ships in Trouble: The Great Lakes, 1850-1930 (2003); Michael Goss, Lost at Sea: Ghost Ships and Other Mysteries (1994); Rick James and Jacques Marc, Historic Shipwrecks of the Sunshine Coast (2002);Keith Keller, Dangerous Waters: Wrecks and Rescues off the B.C. Coast (2002); Cris Kohl, Shipwreck Tales of the Great Lakes (2004); Frédéric Landry, Dernière course : aventures maritimes dans le Golfe Saint-Laurent (1989); Adrienne Mason, West Coast Adventures: Shipwrecks, Lighthouses, and Rescues along Canada's West Coast (2003); Robert C. Parsons, In Peril on the Sea: Shipwrecks of Nova Scotia (2000).

Liens externes

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