Ray Lewis

Raymond Gray Lewis, surnommé « Rapid Ray », C.M., sprinteur (né le 8 octobre 1910, à Hamilton, en Ontario; décédé le 14 novembre 2003, à Hamilton, en Ontario). Ray Lewis a été le premier athlète noir, né au Canada, à remporter une médaille olympique. Il a gagné une médaille de bronze, dans l’épreuve du relais 4 x 400 m, aux Jeux olympiques d’été de 1932, à Los Angeles. Il faisait également partie de l’équipe canadienne ayant décroché la médaille d’argent, dans l’épreuve du 4 x 400 m, aux Jeux de l’Empire britannique de 1934, à Londres, en Angleterre. Il a été intronisé membre de l’Ordre du Canada, en 2000.

Raymond Gray Lewis, surnommé « Rapid Ray », C.M., sprinteur (né le 8 octobre 1910, à Hamilton, en Ontario; décédé le 14 novembre 2003, à Hamilton, en Ontario). Ray Lewis a été le premier athlète noir, né au Canada, à remporter une médaille olympique. Il a gagné une médaille de bronze, dans l’épreuve du relais 4 x 400 m, aux Jeux olympiques d’été de 1932, à Los Angeles. Il faisait également partie de l’équipe canadienne ayant décroché la médaille d’argent, dans l’épreuve du 4 x 400 m, aux Jeux de l’Empire britannique de 1934, à Londres, en Angleterre. Il a été intronisé membre de l’Ordre du Canada, en 2000.


Jeunesse et début de carrière

Ray Lewis naît à Hamilton, en Ontario. Ses grands‑parents et ses arrière‑grands‑parents sont d’anciens esclaves ayant fui les États‑Unis pour le Canada (voir Chemin de fer clandestin). Lorsqu’il étudie au Central Collegiate, le jeune homme s’impose comme un sportif d’élite, en athlétisme. Il court, en compétition, sur des distances de 100, 200, 400 et 800 verges. Il remporte, au total, 17 titres aux championnats nationaux, à l’échelon des écoles secondaires.

Ray Lewis tente, avec succès, de se qualifier pour intégrer l’équipe olympique canadienne pour les Jeux de 1928. Lors des épreuves de qualification canadiennes, il termine quatrième de la course du 400 m. Finalement, il n’est pas sélectionné pour les épreuves olympiques et est remplacé par un athlète blanc. Cet épisode constitue l’une des innombrables expériences qui lui rappellent ses racines et le racisme dont sont victimes les Canadiens noirs à l’époque. Dans son autobiographie de 1999, Shadow Running, il se souvient avoir observé, depuis son domicile de Hamilton, une croix du Ku Klux Klan brûler, pendant deux jours de suite, de l’autre côté de la rue.

En 1929, les qualités de coureur de Ray Lewis lui valent une bourse à l’Université Marquette, à Milwaukee, au Wisconsin, aux États‑Unis. Il revient au Canada, après un semestre, trouvant du travail au Chemin de fer Canadien Pacifique en tant que porteur de wagons‑lits. Toutefois, il ne cesse jamais de s’entraîner, courant souvent, durant cette période, parallèlement aux voies ferrées, à la poursuite de… son ombre.

Jeux olympiques

Ray Lewis participe aux épreuves de qualification pour les Jeux olympiques d’été, à Los Angeles, en 1932. Pour pouvoir intégrer l’équipe canadienne, il sacrifie un mois de salaire de son emploi dans les chemins de fer.

Lors des Jeux de Los Angeles, il participe tout d’abord à l’épreuve du 400 m. Lors de sa course de qualification, il termine avec un temps de 50’’ 7/100. En quart de finale, il améliore sa performance en 49’’ 1/100, ce qui ne lui permet toutefois pas d’atteindre les demi‑finales.

C’est plutôt dans l’épreuve du relais 4 x 400 m, avec ses coéquipiers Jimmy Ball, Phil Edwards et Alex Wilson, que Ray Lewis va se racheter. En finale, l’équipe canadienne couvre la distance en 3’ 12’’ 8/100, terminant troisième de l’épreuve, avec, à la clé, une médaille de bronze, derrière les États‑Unis et la Grande‑Bretagne. Ce succès fait de Ray Lewis le premier athlète noir, né au Canada, à remporter une médaille aux Jeux olympiques. (Son coéquipier, Phil Edwards, un athlète noir également médaillé pour le Canada aux Jeux olympiques de 1928, est né en Guyane britannique.)

Lors des Jeux de l’Empire britannique de 1934, à Londres, en Angleterre, Ray Lewis fait partie d’une équipe canadienne qui gagne la médaille d’argent dans l’épreuve de 4 x 400 m (également appelée relais d’un mille). Il a alors, en ligne de mire, les Jeux olympiques d’été de 1936, à Berlin, en Allemagne. Toutefois, affaibli par un syndrome douloureux tibial, il est contraint de mettre fin à sa carrière sportive.

Postérité

Le Hamilton Black History Committee décerne le prix Raymond G. Lewis Sports Leadership Scholarship à une personne ayant, à son actif, des réalisations notables en matière de leadership sportif. En 2000, 68 ans après sa médaille de bronze olympique historique, Ray Lewis est nommé membre de l’Ordre du Canada. Rapid Ray: The Story of Ray Lewis, un livre pour enfants de John Cooper, racontant l’histoire de l’éducation de Ray Lewis et de son ascension jusqu’à son succès aux Jeux olympiques, est publié en 2002. Cette année‑là, l’athlète canadien reçoit également la Médaille du jubilé d’or de la reine Elizabeth II.

Ray Lewis décède le 14 novembre 2003, à l’âge de 93 ans, quatre semaines après avoir subi une chute, ayant survécu à son épouse Vivienne, avec laquelle il vivait depuis 63 ans. Après son décès, une école primaire et un centre local d’athlétisme sont nommés en son honneur, à Hamilton.

Voir aussi Les athlètes canadiens noirs pionniers.