Shingwaukonse

Shingwaukonse, ou Petit Pin (aussi épelé Shinguacöuse ou Chingwackonce), chef autochtone (né vers 1773; mort en 1854 à Garden River, au Canada-Ouest [maintenant l’Ontario]). Fils d’une femme ojibwée (voir Ojibwés) et peut-être Lavoine Barthe, un commerçant, Shingwaukonse devint guerrier, orateur, guérisseur et chef de son peuple.



« Chefs autochtones ojibwés à Montréal »

Shingwaukonse (Chingwackonce), Nebenaigoching (Nabunagoging) et Menissinowenninne.

Histoire

Shingwaukonse se joint aux Britanniques pendant la guerre de 1812, mais s’emploie par la suite à promouvoir l’harmonie entre les Ojibwés et le gouvernement américain. En 1832, il demande au lieutenant-gouverneur sir John Colborne de l’aider à établir un peuplement autochtone près de Sault Ste. Marie. Aux côtés de l’Ogama (chef) anishinaabeg Nebenaigoching, qui est peut-être son gendre par l’entremise de sa fille Annie Shingwauk, Shingwaukonse lutte pour les droits et les terres de son peuple dans les années 1840 et 1850.

Avec Allan Macdonnell, spéculateur minier et avocat, Shingwaukonse élabore un plan qui permettrait aux Autochtones de profiter, sous la protection du gouvernement, des revenus et des possibilités d’emplois créés par l’exploitation minière en territoire ancestral non cédé. Devant le refus du gouvernement, Shingwaukonse et Nebenaigoching, accompagnés principalement de Métis et de membres des Premières nations, s’emparent de force des exploitations minières à Mica Bay (sur les rives du lac Supérieur) à l’automne. Shingwaukonse et Nebenaigoching sont ensuite arrêtés et transportés à Montréal pour y être jugés. Le juge sir John B. Robinson déclare illégales ces arrestations et les hommes sont libérés. Selon l’historien autochtone Karl Hele, l’incident survenu à Mica Bay marque un tournant majeur pour les peuples autochtones de la région, menant à des négociations entre le gouvernement et les peuples autochtones en 1850.

Bien que Shingwaukonse, au même titre que Nebenaigoching, joue un rôle important dans les négociations qui donnent lieu aux traités Robinson de 1850, il ne réussit pas à faire accepter son plan minier de 1849, puisque les politiques en vigueur considèrent les peuples autochtones comme des pupilles, et non comme des acteurs dans le développement du pays.

Héritage

Shingwaukonse est un chef important de son peuple dans la première moitié du 19e siècle. Dans les années 1830, il persuade le gouvernement de l’aider à établir un peuplement pour son peuple près de Sault Ste. Marie. Il défend les droits fonciers des Anishinaabeg (voir Ojibwés) et des Métis à Mica Bay en 1849 et pendant les négociations des traités Robinson de 1850. Après sa mort en 1854, ses fils, Ogista et Buhkwujjenene, s’allient à Nebenaigoching et suivent les traces de leur père.