Station PAPA

La station météorologique océanique P est communément appelée station PAPA, d'après le code représentant la lettre P dans l'alphabet phonétique des opérateurs radio.
La station météorologique océanique P est communément appelée station PAPA, d'après le code représentant la lettre P dans l'alphabet phonétique des opérateurs radio.


Station PAPA

La station météorologique océanique P est communément appelée station PAPA, d'après le code représentant la lettre P dans l'alphabet phonétique des opérateurs radio. Située dans le Pacifique nord par 50° de latitude Nord et 145° de longitude Ouest, elle repose sur la mer qui à cet endroit a une profondeur de 4200 m. Des navires météorologiques y sont positionnés de 1949 à 1981, d'abord pour appuyer l'aviation en fournissant des observations météo de surface et d'altitude, tout en aidant à la navigation aérienne et en assurant des secours en cas d'écrasement. Ils assument aussi des missions de recherche et d'assistance pour les navires en difficulté et servent à recueillir une multitude de données scientifiques à des fins de recherche océanographique et météorologique, y compris dans le domaine des PRÉVISIONS MÉTÉOROLOGIQUES. De nombreuses expériences scientifiques internationales sont menées à proximité de la station PAPA, afin de profiter de la présence de navires météo et des données qu'on y a déjà recueillies.

À l'origine, les navires appartiennent à la Garde côtière américaine. Le Canada occupe la station à partir de 1950, avec des frégates réaménagées (CCGS St. Catharines et CCGS Stonetown) et confiées à la Garde côtière. En 1967, ils cèdent la place à des navires spécialement construits et équipés pour cette tâche, le CCGS Quadra et le CCGS Vancouver. La station PAPA est occupée sans interruption : chaque navire y passe 6 semaines, les voyages aller-retour au port d'attache (Esquimalt, Colombie-Britannique) exigeant une autre semaine. Tenu de mouiller à moins de 100 km de la station, le navire se laisse normalement dériver et doit parfois remonter le vent pour ne pas s'en éloigner. Par mesure d'économie, on rapatrie ces navires en 1981.