Bren, scandale du fusil

Avant que n'éclate la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement britannique veut s'assurer des sources nouvelles et sûres pour la fabrication d'armes. Le gouvernement canadien hésite d'abord à collaborer, craignant une réaction isolationniste, notamment au Québec.

Bren, scandale du fusil

Avant que n'éclate la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement britannique veut s'assurer des sources nouvelles et sûres pour la fabrication d'armes. Le gouvernement canadien hésite d'abord à collaborer, craignant une réaction isolationniste, notamment au Québec. En 1938, cependant, le ministre et le sous-ministre de la Défense nationale recommandent les services de John Inglis, manufacturier d'appareils électroménagers, et les gouvernements britannique et canadien lui octroient un contrat de fabrication de mitrailleuses légères Bren.

Soupçonné d'irrégularité, le gouvernement nomme une commission royale d'enquête. Même si elle ne trouve aucune preuve de corruption, elle recommande qu'à l'avenir on sollicite l'avis du milieu des affaires civil. Le rapport a contribué à l'introduction du contrôle civil de la production de guerre pendant la Deuxième Guerre mondiale (voir Munitions et des Approvisionnements, ministère des). La production de mitrailleuses Bren connaît un vif succès; on en fabrique 200 000 au Canada.