Collège classique

Le collège classique est unique au Canada francophone. Il a préparé pendant des siècles l'élite sociale et intellectuelle du Québec aux études supérieures. Le premier collège classique, le COLLÈGE DES JÉSUITES, est fondé en Nouvelle-France en 1635 par les missionnaires jésuites.

Collège classique

Le collège classique est unique au Canada francophone. Il a préparé pendant des siècles l'élite sociale et intellectuelle du Québec aux études supérieures. Le premier collège classique, le COLLÈGE DES JÉSUITES, est fondé en Nouvelle-France en 1635 par les missionnaires jésuites. Bien que le collège n'ait pas survécu à la conquête britannique de 1760, son héritage est resté. À la fin du XIXe siècle, il y a 19 collèges classiques au Canada français, tous réservés aux garçons. Le premier collège classique pour les filles est fondé en 1908. En 1966-1967, il y a un nombre record de 98 collèges classiques au Québec. À peine quelques années plus tard, une grande réforme du système d'éducation fait disparaître la quasi-totalité de ces écoles privées dans lesquelles il faut payer des frais d'inscription. Les collèges classiques perdent ainsi leur identité au profit de nouvelles institutions, les CEGEPS.

Jusqu'à leur disparition, les collèges classiques demeurent, pour les étudiants canadiens-français, la seule porte d'entrée aux études universitaires. La plupart des collèges offrent un programme de huit ans, divisé en deux étapes de quatre années chacune : d'abord une formation secondaire et ensuite une formation collégiale équivalente au baccalauréat ès arts offert dans les universités francophones. À la fin de ses études, l'étudiant reçoit un B.A. qui lui permet de s'inscrire à l'université.

Puisque la direction et le personnel enseignant des collèges sont des membres du clergé catholique, le programme s'inspire beaucoup de religion et de littérature. À l'instar des premiers collèges de tradition jésuite, les étudiants y apprennent le latin, le grec, les auteurs anciens, les langues modernes, la philosophie, les mathématiques et la religion. On considère que ces disciplines favorisent le développement intellectuel et spirituel de l'étudiant.


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