Danse du soleil

La danse du soleil est une cérémonie culturelle célébrée chaque année par les Autochtones des Plaines en l’honneur du soleil et au cours de laquelle les participants démontrent leur bravoure en surmontant la douleur. Historiquement, la cérémonie se tient au milieu de l’été, à un endroit choisi d’avance, où les bandes se rassemblent. La danse du soleil est déclarée illégale par la Loi sur les Indiens de 1895. Cependant, cette interdiction a peu d’effet et est finalement retirée de la loi en 1951. Aujourd’hui encore, certaines communautés célèbrent cette cérémonie.

La danse du soleil est une cérémonie culturelle célébrée chaque année par les Autochtones des Plaines en l’honneur du soleil et au cours de laquelle les participants démontrent leur bravoure en surmontant la douleur. Historiquement, la cérémonie se tient au milieu de l’été, à un endroit choisi d’avance, où les bandes se rassemblent. La danse du soleil est déclarée illégale par la Loi sur les Indiens de 1895. Cependant, cette interdiction a peu d’effet et est finalement retirée de la loi en 1951. Aujourd’hui encore, certaines communautés célèbrent cette cérémonie.


Danse du Soleil


Histoire

La cérémonie est organisée par un chef spirituel (parfois un chaman ) pour invoquer l’aide du surnaturel ou en réponse à une vision. Chez les Siksikas (Pieds-Noirs) et les Tsuut’ina (Sarsis), c’est là le rôle des femmes. Après quatre jours de rituels préliminaires, la danse du soleil elle-même s’étend sur quatre jours, au cours desquels on vise avant tout à ériger le poteau sacré de danse et la loge sacrée. Lors du dernier jour, on exécute diverses versions de la même danse. Un type de danse, les sun-gaze dances (danses où on regarde le soleil), symbolise la capture, la torture, la captivité et l’évasion, et comporte de l’autotorture. Après la danse, les danseurs jouissaient dun respect accru. La danse du soleil est une expérience pleine d’émotions ainsi qu’une occasion de renouer des liens familiaux, de planifier des mariages et d’échanger des biens.

Interdiction de la danse du soleil

La Loi sur les Indiens de 1895 rend illégales plusieurs cérémonies, danses et festivals autochtones traditionnels, y compris la danse du soleil. Certaines communautés se conforment à la loi par crainte d’être persécutées par le gouvernement, mais d’autres continuent de pratiquer la cérémonie en secret. Le système de laissez-passer et d’autres politiques d’assimilation ont contribué à faire respecter la Loi sur les Indiens et à empêcher les peuples autochtones de se réunir en grand nombre. En 1951, la Loi sur des Indiens est modifiée et la danse du soleil n’est plus interdite.

Le saviez-vous?
Vers la fin des années 1950, le cinéaste ColinLow reçoit la permission de filmer la nation Kainai (Blood), en Alberta, en train de célébrer la danse du soleil. Cette danse est ainsi captée sur pellicule pour la première fois. Le film qui en résulte, Le soleil perdu, est diffusé en 1960 par l’Office national du film du Canada, et explore les liens qui unissent la bande à sa culture et à son environnement. Il montre aussi la difficulté qu’éprouvent les jeunes à s’approprier leur héritage et à trouver leur place dans le monde.

La danse du soleil aujourd’hui

Certaines sociétés autochtones continuent de pratiquer la danse du soleil. Depuis 2007, le World Council of Elders, une organisation sans but lucratif, organise l’International Sundance, qui réunit des communautés autochtones (provenant surtout du Canada, des États-Unis et de l’Australie) pour célébrer la cérémonie sacrée. (Voir aussi Indigenous Elders in Canada.)