Expédition sur le Nil

 Au début de 1884, le général britannique Charles Gordon se rend au Soudan pour secourir les garnisons égyptiennes isolées par une insurrection musulmane menée par Mahdi. Il est cependant capturé à Khartoum, la capitale.

Garnet Wolseley
Wolseley a reçu des félicitations pour avoir organisé l'expédition de la rivière Rouge. Par la suite, il a dirigé une expédition de secours sur le Nil, en Égypte (avec la permission des Bibliothèque et Archives Canada/C-20658).

Expédition sur le Nil

 Au début de 1884, le général britannique Charles Gordon se rend au Soudan pour secourir les garnisons égyptiennes isolées par une insurrection musulmane menée par Mahdi. Il est cependant capturé à Khartoum, la capitale. En mars 1884, la Grande-Bretagne organise une expédition de secours commandée par Garnet WOLSELEY, chef des troupes canado-anglaises envoyées en 1870 pour mater la RÉBELLION DE LA RIVIÈRE ROUGE. Wolseley croit que le Nil présente la seule route fiable pour se rendre à Khartoum et que les VOYAGEURS canadiens pourraient aider à faire passer une grande expédition.

 Puisqu'il est clair que les 386 « voyageurs » (pour la plupart des bûcherons) sont des volontaires inscrits sur la feuille de paie britannique, le gouvernement du premier ministre Macdonald ne s'oppose pas au recrutement effectué par le gouverneur général, le marquis de LANSDOWNE. Pendant six mois, les hommes recrutés rament et pagayent à bord des bateaux d'expédition sur le Nil, bateaux qu'ils traînent ou font parfois avancer à l'aide d'une perche. Tous ces efforts sont vains. Deux jours avant que l'expédition n'arrive à Khartoum le 26 janvier 1885, la ville tombe aux mains des mahdistes, qui avaient exécuté Gordon entre-temps. L'expédition est un échec, mais, pour les Canadiens, elle a constitué une expérience teintée d'exotisme et une occasion de faire leurs preuves aux yeux des autres membres de l'Empire britannique, qui est en pleine expansion.