Gros-becs, durbecs et cardinaux

 Le cardinal à poitrine rose (Pheucticus ludovicianus) est commun dans les forêts décidues, depuis la Nouvelle-Écosse jusque dans le nord de la Colombie-Britannique et le sud-ouest de la vallée du Mackenzie.

Gros-Bec errant, répartition du
Gros-bec (2), répartition du
Cardinal à poitrine rose (femelle)
Les femelles sont brunes avec des rayures foncées, mais ont un gros bec blanc, caractéristique (Corel Professional Photos).
Cardinal à poitrine rose (mâle)
Le Cardinal à poitrine rose est commun dans les forêts à feuilles caduques, de la Nouvelle-Écosse jusqu'au Nord de la Colombie-Britannique (Corel Professional Photos).
Gros-bec des pins
Le Gros-Bec des pins extrait les graines du pin et des cônes d'épinette (oeuvre de Claire Tremblay). Pour entendre le cri du Gros-Bec des pins, cliquez sur le bouton \u00ab Son \u00bb (avec la permission de Monty Brigham, Bird Sounds of Canada).

Gros-becs, durbecs et cardinaux

En anglais, on désigne sous le nom de « grosbeak » (ou gros-becs) de gros oiseaux appartenant à deux familles différentes : les cardinalidés (CARDINAUX) et les FRINGILLIDÉS (gros-becs et durbecs). Ce sont des espèces pourvues d'un gros bec conique capable de casser des graines à enveloppe dure. Quatre espèces nichent au Canada, tandis que le guiraca bleu (Guiraca caerulea) est un visiteur rare dans le sud du pays.

Le cardinal à poitrine rose (Pheucticus ludovicianus) est commun dans les forêts décidues, depuis la Nouvelle-Écosse jusque dans le nord de la Colombie-Britannique et le sud-ouest de la vallée du Mackenzie. Le plumage du mâle est éclatant : la tête est noire, le dos, les ailes et la queue sont noir et blanc, le dessous du corps est blanc, un triangle rouge rosé orne la poitrine et le bec est blanc. Les sous-alaires également rouge rosé sont visibles en vol. La femelle a un plumage brun et rayé et son bec est aussi blanc et robuste.

Le cardinal à tête noire (Pheucticus melanocephalus) fréquente les vallées boisées du sud de la Colombie-Britannique jusqu'au sud-ouest de la Saskatchewan. On le rencontre plus rarement au Manitoba. Le mâle a le dessous du corps marron et on le distingue aussi du cardinal à poitrine rose à son collier et son croupion marron. Les deux espèces sont à peu près de même taille. Les femelles se ressemblent énormément et les mâles ont des chants semblables. On a observé des hybrides là où les aires de répartition des deux espèces se chevauchent.

Le gros-bec errant (Coccothraustes vespertinus) est observé régulièrement en hiver et on peut facilement l'attirer aux mangeoires avec des graines de tournesol. Le mâle a le corps jaune citron, le dessus de la tête, le cou et le haut du dos bruns, la queue noire, les ailes noires marquées de grandes taches blanches et un gros bec jaune verdâtre. Le plumage des femelles est plus terne. On connaît mal l'aire de répartition estivale du gros-bec errant. Les plus fortes densités se retrouvent dans les régions envahies par la tordeuse des bourgeons de l'épinette (Choristoneura fumiferana). Pendant une invasion, les larves et les chrysalides pupes peuvent représenter jusqu'à 80 % du repas du soir du gros-bec. On rencontre cet oiseau depuis les forêts de conifères de la Colombie-Britannique jusque dans les Maritimes (où il est arrivé récemment).

Le durbec des sapins (Pinicola enucleator), appelé auparavant durbec des pins et gros-bec des pins, niche partout dans le nord du Canada, depuis le nord du Yukon jusqu'à Terre-Neuve et, dans le Sud, en bordure des Rocheuses en Colombie-Britannique et en Alberta. Le mâle est rouge rosé et ses ailes grises présentent une double barre blanche. La femelle et les juvéniles sont gris, leurs ailes ressemblent à celles du mâle et leur tête ainsi que le croupion sont teintés de jaune. Le durbec des sapins recherche les pins et les épinettes, étant friand des graines de leurs cônes. En automne et en hiver, il se nourrit aussi de fruits, de graines de baies et de bourgeons. Son cri se compose habituellement de trois sifflements mélodieux qui, prolongés, forment un chant. Pendant ses séjours en hiver dans le sud du Canada, il semble relativement apprivoisé, car il rencontre rarement des humains dans son aire de reproduction retirée.


En savoir plus

Lecture supplémentaire

  • Tyler Hoar, Ken De Smet and Wayne Campbell, Birds of Canada (2010).

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