Diane Jones Konihowski

Diane Helen Jones Konihowski, O.C., pentathlonienne, administratrice (née le 7 mars 1951, à Vancouver, en Colombie‑Britannique). Diane Jones Konihowski a remporté plusieurs médailles d’or pour le Canada, au pentathlon féminin, aux Jeux panaméricains de 1975 et de 1979, ainsi qu’aux Jeux du Commonwealth de 1978, à Edmonton. Elle était considérée comme la favorite pour la médaille d’or aux Jeux olympiques d’été, à Moscou, que le Canada a boycottés. Elle a également été directrice du Comité olympique canadien et chef de mission du Canada, lors des Jeux olympiques d’été de 2000, à Sydney. Elle a remporté le prix Bobbie‑Rosenfeld en tant que meilleure athlète féminine du Canada, et a été faite Officier de l’Ordre du Canada. Elle a été intronisée au Temple de la renommée des sports de la Saskatchewan, au Temple de la renommée et musée des sports de l’Alberta, au Temple de la renommée olympique du Canada et au Panthéon des sports canadiens.

Diane Helen Jones Konihowski, O.C., pentathlonienne, administratrice (née le 7 mars 1951, à Vancouver, en Colombie‑Britannique). Diane Jones Konihowski a remporté plusieurs médailles d’or pour le Canada, au pentathlon féminin, aux Jeux panaméricains de 1975 et de 1979, ainsi qu’aux Jeux du Commonwealth de 1978, à Edmonton. Elle était considérée comme la favorite pour la médaille d’or aux Jeux olympiques d’été, à Moscou, que le Canada a boycottés. Elle a également été directrice du Comité olympique canadien et chef de mission du Canada, lors des Jeux olympiques d’été de 2000, à Sydney. Elle a remporté le prix Bobbie‑Rosenfeld en tant que meilleure athlète féminine du Canada, et a été faite Officier de l’Ordre du Canada. Elle a été intronisée au Temple de la renommée des sports de la Saskatchewan, au Temple de la renommée et musée des sports de l’Alberta, au Temple de la renommée olympique du Canada et au Panthéon des sports canadiens.



Enfance

Diane Jones est la deuxième des quatre enfants de Hugh et Joan Jones. Comme Diane, sa sœur Joanne est pentathlète. Toutes deux participent aux Jeux panaméricains, à Mexico, où Diane remporte l’or et Joanne termine huitième.

À l’âge de cinq ans, Diane déménage de Vancouver à Saskatoon, avec sa famille. Ses parents ouvrent une boulangerie européenne, où elle travaille les fins de semaine pendant son adolescence.

Enfant, Diane est une sportive active. En 1962, elle obtient son premier grand résultat, en décrochant la médaille d’argent au concours de saut en largeur pour filles, organisé lors des rencontres d’athlétisme des écoles primaires publiques de Saskatoon. Outre l’athlétisme, elle pratique le ballet, le ballon-balai, le volleyball, le basketball et la gymnastique. À 14 ans, en 1967, elle remporte la médaille d’argent au concours général, dans la catégorie des novices, lors de l’Open de gymnastique du Manitoba. À 15 ans, elle représente la Saskatchewan, en volleyball féminin, lors des premiers Jeux d’hiver du Canada, à Québec.

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Succès précoces en athlétisme

Parmi tous les sports qu’elle pratique, c’est en athlétisme que Diane Jones affiche ses meilleures performances. Aux Jeux du Jubilé de la Saskatchewan de 1965, elle remporte la médaille d’or, au concours de saut en hauteur féminin, dans la catégorie des minimes. En 1967, à l’âge de 16 ans, elle représente le Canada sur la scène mondiale lors de différentes compétitions d’athlétisme, ce qui ne l’empêche pas de remporter de nombreux succès lors de manifestations au pays. En 1968, alors qu’elle n’est encore âgée que de 16 ans, elle décroche la médaille d’or, au saut en hauteur féminin, aux Championnats canadiens d’athlétisme en salle, à Edmonton. En 1969, elle établit le record du lancer du poids féminin senior du Championnat d’athlétisme des écoles secondaires de Saskatoon, avec un lancer de 12,82 m, un record toujours en vigueur aujourd’hui.

Jeux d’été du Canada 1969

À 18 ans, Diane Jones concourt pour l’équipe de la Saskatchewan, lors des Jeux d’été du Canada de 1969, à Halifax. Elle y devient la première médaillée d’or de la Saskatchewan, en remportant le pentathlon féminin, soit cinq épreuves : 200 m, 80 m haies, saut en hauteur, saut en longueur et lancer du poids. Elle termine également deuxième du concours féminin du saut en hauteur, s’appropriant ainsi la médaille d’argent.

À cette époque, elle entame une relation avec John Konihowski. Ce dernier a remporté une médaille de bronze, pour la Saskatchewan, au triple saut, aux Jeux d’été du Canada de 1969, et a, par la suite, joué neuf saisons dans la Ligue canadienne de football (LCF), remportant quatre Coupes Grey, alors qu’il jouait receveur éloigné pour les Eskimos d’Edmonton (renommés Équipe de football d’Edmonton). Diane et John se marient, en 1977.

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Carrière universitaire

Diane Jones fréquente l’Université de la Saskatchewan, de 1969 à 1976. Là, elle participe à des compétitions d’athlétisme et de volleyball et obtient un diplôme en éducation physique. Durant cette période, elle remporte trois Championnats de la Canada West Conference, en 1970, en 1971 et en 1975, ainsi que 12 médailles d’or et le trophée Mary‑Ethel‑Cartwright 1974 et 1975, décerné à la meilleure athlète féminine de l’Université de la Saskatchewan.

Pendant ses études universitaires, Diane Jones remporte la médaille de bronze, pour le Canada, au concours de saut en hauteur féminin, aux Jeux de la Conférence du Pacifique de 1969, à Tokyo. Elle représente également son pays, lors des Jeux olympiques d’été de 1972, à Munich où elle termine dixième du pentathlon ; cette même année, elle met la main sur une médaille de bronze aux Universiades d’été de Moscou.

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Médailles d’or lors de manifestations sportives internationales

Dans les années 1970, Diane Jones Konihowski est considérée, par beaucoup, comme la meilleure spécialiste canadienne des épreuves combinées d’athlétisme. De 1973 à 1978, elle emporte six médailles d’or consécutives en pentathlon féminin, aux Championnats canadiens d’athlétisme en plein air.

En 1975, Diane Jones Konihowski remporte la médaille d’or, lors des Jeux panaméricains, à Mexico. Viendront ensuite une sixième place, aux Jeux olympiques d’été à Montréal, en 1976, et une médaille d’or lors des Jeux du Commonwealth de 1978, une compétition dans laquelle elle se montre particulièrement dominante, réalisant le meilleur temps au 100 m haies, en 13s 85/100, lançant le poids le plus loin, à 14,87 m, sautant le plus haut et le plus loin, à respectivement 1,88 m et 6,41 m, pour un total de 4 768 points, qui lui permet d’établir un record du Canada et de réaliser la meilleure performance mondiale de l’année. Elle défend, avec succès, sa médaille d’or aux Jeux panaméricains de 1979, à San Juan, à Porto Rico.

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Boycott olympique de 1980

Diane Jones Konihowski n’a pas la chance de représenter le Canada, aux Jeux olympiques d’été de 1980, à Moscou, le gouvernement canadien ayant décidé de suivre l’exemple américain et de boycotter les Jeux, pour protester contre l’invasion soviétique de l’Afghanistan. Elle envisage de concourir comme athlète indépendante, avant d’y renoncer. Deux semaines après les Jeux olympiques, elle remporte une compétition majeure, en Allemagne, à l’occasion de laquelle elle bat toutes les médaillées olympiques de Moscou.

Vie personnelle

Diane Jones Konihowski vit actuellement à Calgary, avec son mari John Konihowski. Le couple a deux filles, Janna et Alana.

Administration sportive

Après sa retraite d’athlète, Diane Jones Konihowski s’implique activement dans l’administration sportive. Elle a été directrice du Comité olympique canadien et d’Esprit sportif Canada, ainsi que chef de la direction de SportJeunesse Canada. Elle a également été chef de mission du Canada, aux Jeux olympiques d’été de 2000, à Sydney.

Distinctions et récompenses