Kaillie Humphries

Kaillie Humphries (née Simundson), coureuse de bobsleigh (née le 4 septembre 1985 à Calgary, en Alberta). Kaillie Humphries est la bobeuse canadienne ayant gagné le plus de médailles de l’histoire des Jeux olympiques. Elle est également la première femme à mener une équipe canadienne de bobsleigh à la victoire aux Jeux olympiques d’hiver, remportant l’or de bobsleigh à deux femmes aux Jeux de 2010 à Vancouver avec Heather Moyse. Aux Jeux olympiques de 2014 à Sotchi, Kaillie Humphries et Heather Moyse ont remporté l’or à nouveau. Elles deviennent ainsi la première équipe féminine de bobsleigh de l’histoire à défendre avec succès un titre olympique. La bobeuse a également remporté le bronze aux Jeux olympiques d’hiver de 2018, deux titres aux Championnats du monde et quatre titres à la Coupe du monde. Kaillie Humphries est aussi la première pilote canadienne à remporter un Championnat du monde en bobsleigh et l’une des deux premières femmes à participer à une compétition internationale de bobsleigh à quatre. En 2014, elle a reçu le trophée Lou-Marsh de l’athlète canadienne de l’année.



Kaillie Humphries
Photo: Charlie Booker

Premières années

Comme de nombreux bobeurs avant elle, Kaillie Humphries ne commence pas sa carrière d’athlète en tant que pilote de bobsleigh. En fait, jusqu’à l’âge de 16 ans, elle s’adonne d’abord au ski alpin compétitif, espérant un jour remporter la médaille d’or olympique dans cette discipline. Toutefois, après s’être rendue à l’évidence qu’elle ne serait probablement pas retenue dans l’équipe nationale de ski alpin, Kaillie Humphries se tourne vers le bobsleigh. Elle est d’abord freineuse pendant quatre ans et est nommée substitut dans l’équipe nationale aux Jeux olympiques d’hiver de Turin en 2006.

Kaillie Humphries est à ce point déçue de ne pas concourir aux Jeux de Turin qu’elle envisage de se joindre à l’équipe britannique, puisqu’elle a la possibilité de postuler pour la citoyenneté britannique au lendemain de son mariage avec Dan Humphries en avril 2007 (celui-ci est le freineur de l’équipe britannique de bobsleigh aux Jeux olympiques de Turin en 2006).

Coupe Europa

Kaillie Humphries a l’occasion idéale de se perfectionner en tant que pilote de bobsleigh élite à la Coupe Europa en 2006-2007. Elle y remporte trois courses en tant que pilote et se hisse au premier rang du classement final. En 2007, elle gagne avec Jamie Cruickshank la médaille d’argent au Championnat du monde junior de bobsleigh à Altenberg, en Allemagne. Les attentes sont élevées au lendemain de son succès retentissant à la Coupe Europa, qui constitue le plus important circuit de course de perfectionnement en bobsleigh au monde.

Kaillie Humphries à droite et Chelsea Valois lors de la Coupe du monde d'Innsbruck en Australie le vendredi 18 janvier 2013. Image reproduite avec l'aimable autorisation de Kaillie Humphries.

Succès à la Coupe du monde

La saison suivante, en 2007-2008, elle monte sur le podium lors de sa première participation au circuit de la Coupe du monde. Kaillie Humphries et sa coéquipière Shelley-Ann Brown, originaire de Pickering, en Ontario, remportent la médaille de bronze lors d’une compétition à Lake Placid, dans l’État de New York. Puis, les deux coureuses mettent la main sur l’argent en 2008-2009 dans une compétition de la Coupe du monde à Park City, en Utah. Une deuxième médaille d’argent dans le circuit de la Coupe du monde 2008-2009 revient à Kaillie Humphries et à Heather Moyse, lors d’une compétition à Whistler, en Colombie-Britannique. Cette dernière médaille est symbolique pour le tandem, en ce sens que l’année suivante, Whistler est l’hôte des compétitions de bobsleigh aux Jeux olympiques d’hiver de 2010 (la course de la Coupe du monde était en fait un test pour les organisateurs des Jeux olympiques). La performance des deux coéquipières au circuit de la Coupe du monde les rend favorites pour une médaille aux Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver.

Jeux olympiques d’hiver de 2010

Kaillie Humphries gagne sa première course de la Coupe du monde deux mois à peine avant les Jeux olympiques d’hiver de 2010. Aux côtés de la freineuse Heather Moyse, elle pilote le bobsleigh canadien vers la victoire de la course de la Coupe du monde à Altenberg, en Allemagne, sur le même circuit où elle remporte une médaille d’argent en 2007 au Championnat du monde junior de bobsleigh. Les coéquipières remportent deux autres médailles avant les Jeux olympiques : l’argent à Königssee, en Allemagne, et le bronze à Igls, en Autriche.

La compétition est féroce pour les Canadiennes aux Jeux olympiques de 2010 : elles affrontent la championne du monde Cathleen Martini, de l’Allemagne ; l’Américaine Shauna Rohbock, médaillée d’argent olympique ; et Helen Upperton, collègue canadienne qui concourt dorénavant avec Shelley-Ann Brown. Malgré tout, ni l’Allemande ni l’Américaine n’allaient pouvoir tenir tête aux Canadiennes.

Le 20 février 2010, Kaillie Humphries et Heather Moyse connaissent un début parfait lors de la première journée de compétition de bobsleigh féminin aux Jeux olympiques d’hiver. Lors de leur première course, elles affichent un temps de 53,19 secondes. Elles battent ainsi le record de piste du Whistler Sliding Centre de 53,53 secondes détenu par Shauna Rohbock depuis 2009. L’une des forces du tandem est son temps de départ (le temps que prend l’équipage pour pousser la luge sur 50 mètres et y embarquer). Lors de leur première épreuve, Kaillie Humphries et Heather Moyse établissent un record avec un temps de départ de 5,12 secondes. Les deux coéquipières continuent d’établir de nouveaux records de piste à leurs deuxième et troisième épreuves. Elles établissent un record de piste avec un départ de 5,11 secondes à chaque épreuve, puis un record de piste pour temps de course avec 53,01 et de 52,85 secondes respectivement.

Avant de commencer la quatrième épreuve, Kaillie Humphries et Heather Moyse ont une avance de 0,57 seconde sur les Américaines Erin Pac et Elana Meyers. En bobsleigh, une telle avance est considérable, impossible à surpasser pour les Américaines. La véritable compétition est pour la deuxième place, entre l’équipe américaine et la deuxième équipe canadienne. Dans une finale des plus excitantes, Helen Upperton et Shelley-Ann Brown réussissent à battre l’équipe américaine et remportent la médaille d’argent. Le bobsleigh féminin est la seule discipline aux Jeux olympiques d’hiver de Vancouver en 2010 dans laquelle le Canada termine aux premier et deuxième rangs.

Course de la médaille d'or de Kaillie Humphries et Heather Moyse, Sochi 2014
Les Canadiennes Kaillie Humphries et Heather Moyse célèbrent leur victoire dans la course qui leur permet d'obtenir la médaille d 'or dans l'épreuve de bobsleigh féminin à deux lors des Jeux olympiques d'hiver de 2014 à Krasnaya Polyna, en Russie (19 février 2014).

Championne du monde

Depuis les Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver, Kaillie Humphries connaît un grand succès au Championnat du monde de bobsleigh. En 2011, au Championnat du monde à Königssee, en Allemagne, elle décroche le bronze aux côtés de Heather Moyse. L’année suivante (2011-2012), la pilote doit courir avec de nouvelles freineuses. En effet, Heather Moyse, qui se blesse à la cheville lorsqu’elle participe à la Coupe du monde de rugby féminin en 2010, se voit forcée d’arrêter le bobsleigh en octobre 2011. Malgré la perte de sa coéquipière, Kaillie Humphries se classe au troisième rang du classement de la Coupe du monde de 2011, concourant soit avec Emily Baadsvik de St. Stephen, au Nouveau-Brunswick, ou avec Jennifer Ciochetti d’Edmonton, en Alberta. Le 18 février 2012 à Lake Placid, New York, elle gagne son premier Championnat du monde aux côtés de Jennifer Ciochetti. Elle devient par le fait même la toute première pilote canadienne à remporter ce titre.

La saison qui suit (2012-2013) est la meilleure de sa carrière. Elle triomphe à six des neuf courses du circuit de la Coupe du monde et remporte le Championnat du monde de bobsleigh 2013 à Saint-Moritz, en Suisse. Sa nouvelle freineuse est Chelsea Valois, originaire de Carrot River, en Saskatchewan.

Jeux olympiques d’hiver de 2014

À l’amorce de la saison olympique de 2014, l’annonce est faite que Heather Moyse et Kaillie Humphries seront réunies. Heather Moyse est à nouveau au sommet de sa forme, ayant remporté le premier World Push Challenge à Calgary le 23 novembre 2013.

Une semaine plus tard, le 30 novembre 2013, elles remportent le premier événement de la Coupe du monde au Canada Olympic Park de Calgary. Leur temps de démarrage de 5,45 secondes lors de leur deuxième tour est un record sans précédent sur cette piste. Kaillie Humphries et Heather Moyse remportent ensuite d’autres événements de la Coupe du monde à Lake Placid, dans l’état de New York, et à Saint-Moritz, en Suisse, en chemin vers l’obtention du titre de la Coupe du monde.

Aux Jeux olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi, elles se retrouvent derrière leurs rivales américaines Elana Myers et Lauryn Williams d’un temps important de 0,23 seconde après le deuxième tour. Cependant, elles sont l’équipe la plus rapide à descendre la piste lors du troisième tour et elles retranchent 0,12 seconde au temps des Américaines. Lors du quatrième tour, Kaillie Humphries et Heather Moyse sont plus rapides que les Américaines par 0,21 seconde, et remportent ainsi leur deuxième médaille d’or consécutive par un dixième de seconde.

Vers la fin des Jeux olympiques de 2014, Kaillie Humphries et Heather Moyse sont choisies par le Comité olympique canadien afin de porter le drapeau du Canada lors des cérémonies de clôture. Selon le Calgary Herald, Kaillie Humphries était ravie de porter le drapeau :

« Ces Jeux ont été extraordinaires pour le Canada, et de pouvoir mener l’équipe dans ces cérémonies de clôture est comme la cerise sur le dessus de quelques semaines fantastiques. Je me sens très honorée. »

Kaillie Humphries et Heather Moyse défendent leur médaille d'or, Sotchi 2014
Kaillie Humphries et Heather Moyse du Canada célèbrent leur victoire lors d'une cérémonie des fleurs après avoir défendu avec succès leur médaille d'or obtenue à Vancouver en remportant l'épreuve de bobsleigh féminin à deux aux Jeux olympiques d'hiver de 2014 à Krasnaya Polyna, en Russie (19 février 2014).
Cérémonie de clôture, Sotchi 2014
Kaillie Humphries et Heather Moyse, porte-drapeau de la cérémonie de clôture Jeux olympiques d'hiver 2014 à Sotchi, en Russie.

Bobsleigh à quatre

Après avoir remporté son deuxième titre olympique consécutif à Sotchi en 2014, Kaillie Humphries continue de battre des records. Elle devient, en novembre 2014, l’une des deux premières femmes, avec Elana Meyers Taylor, à participer à une compétition internationale de bobsleigh à quatre.

En septembre 2014, la Fédération internationale de bobsleigh et de tobogganning annonce que, pour la première fois, des équipages mixtes pourront participer à des compétitions de bobsleigh à quatre (il n’existe pas de compétitions de bobsleigh à quatre réservées aux femmes). Le 1er novembre, Kaillie Humphries conduit un équipage composé de Daniel Dale, Joey Nemet et D.J. McLelland jusqu’à la médaille de bronze lors des Championnats du Canada, permettant ainsi à cette équipe de se qualifier pour les compétitions internationales. Deux semaines plus tard, Kaillie Humphries mène son équipe à la sixième place lors d’une course de la North American Cup à Park City, en Utah. La pilote américaine Elana Meyers Taylor et son équipe composée d’hommes obtiennent une septième place lors de cette même course.

Le 23 novembre, Kaillie Humphries et Meyers Taylor terminent respectivement deuxième et troisième d’une autre course de la North American Cup à Calgary. Elles deviennent ainsi les premières femmes à monter sur le podium dans une compétition internationale à quatre. Elles deviennent également les premières femmes à courir lors d’une épreuve à quatre en Coupe du monde, terminant 15e et 16e d’une course à Calgary le 20 décembre. Ce même mois, Kaillie Humphries reçoit le trophée Lou‑Marsh récompensant l’athlète de l’année au Canada.

L’équipe de Kaillie Humphries termine 18sur 34 au classement de la Coupe du monde de bobsleigh à quatre. L’équipe pilotée par Meyers Taylor, elle, se classe 25e. Kaillie Humphries continue simultanément à participer à des compétitions pour femmes de bobsleigh à deux. Elle termine deuxième au classement général en 2014‑2015, cette fois en compagnie de Melissa Lothol (Meyers Taylor remporte le titre féminin cette fois-là).

Le 9 janvier 2016, Kaillie Humphries pilote une équipe composée, avec elle, de Melissa Lotholz, Cynthia Appiah et Geneviève Thibault dans une course de Coupe du monde à Lake Placid dans l’État de New York. Les quatre coureuses sont alors la première équipe exclusivement féminine à participer à une compétition de bobsleigh à quatre. Compte tenu de l’écart de poids d’environ 135 kilogrammes en défaveur de cet équipage féminin, il n’est pas étonnant qu’elles terminent à la dernière place de la course. En participant, Kaillie Humphries espère cependant que cette course permettra de mobiliser des soutiens en faveur de l’organisation d’épreuves féminines de bobsleigh à quatre.

À la fin de la saison 2015‑2016, Kaillie Humphries remporte son troisième titre au classement général de la Coupe du monde, son premier avec Melissa Lotholz en tant que freineuse. La paire s’approprie également, cette même saison, l’argent à l’occasion des Championnats du monde. En 2016‑2017, elles mettent également la main sur deux médailles d’argent : au classement général des Championnats du monde et à celui de la Coupe du monde.

Jeux olympiques d’hiver de 2018

2017-2018 représente une saison fructueuse pour Kaillie Humphries, qui remporte sa quatrième Coupe du monde en bobsleigh féminin. Elle partage sa victoire avec les freineuses Melissa Lotholz et Phylicia George (cette dernière ayant participé à deux reprises aux Jeux olympiques d’été comme coureuse de haies, et ayant fait ses débuts en bobsleigh cette saison-là). Beaucoup se demandent qui servira de freineuse pour Kaillie Humphries aux Jeux olympiques d’hiver de 2018 à Pyeongchang. Melissa Lotholz et Phylicia George représentent les candidates naturelles avant le début des Jeux.

Aux Jeux de 2018, Kaillie Humphries et Phylicia George terminent troisièmes, affichant un temps de 3 minutes 22 secondes 89 millisecondes. Elles viennent se classer derrière Mariama Jamanka et Lisa Buckwitz, de l’Allemagne (3 minutes 22 secondes 45 millisecondes) et Elana Meyers Taylor et Lauren Gibbs, des États-Unis (3 minutes 22 secondes 52 millisecondes). Malgré la victoire de Mariama Jamanka, Kaillie Humphries se dit satisfaite du résultat, surtout compte tenu du fait que son équipe se classait au cinquième rang à l’issue des deux premières descentes sur quatre et qu’elle est parvenue à améliorer son classement. Cette médaille de bronze fait de Kaillie Humphries la coureuse de bobsleigh canadienne la plus décorée de l’histoire olympique, éliminant l’ex aequo avec Pierre Lueders.

Kaillie Humphries et Phylicia George, PyeongChang 2018

Faits saillants de sa carrière en bobsleigh féminin à deux

Jeux olympiques d’hiver

Or (Vancouver 2010, Sotchi 2014)

Bronze (Pyeongchang 2018)

Classement général de la Coupe du monde

Or (2013, 2014, 2016, 2018)
Argent (2015, 2017)
Bronze (2010, 2011)

Championnats du monde

Or (2012, 2014, 2016)
Argent (2016, 2017)
Bronze (2011)

Activisme

Kaillie Humphries est associée à plusieurs causes importantes, incluant la campagne de sensibilisation « I’ve Been Bullied », qui informe le public des effets à long terme de l’intimidation. Grâce à cette campagne, Kaillie Humphries parle de ses expériences personnelles en tant que personne intimidée et discute de l’importance de l’éradication de l’intimidation dans les sports.

Kaillie Humphries contribue aussi à faire une différence grâce à Right to Play, un organisme qui utilise le sport et le jeu pour éduquer et habiliter les jeunes à faire face à la pauvreté, les maladies et les conflits. En tant qu’athlète ambassadrice, Kaillie Humphries voyage au Libéria en avril 2011 avec un autre médaillé d’or olympique canadien, le gymnaste Kyle Shewfelt. Kaillie Humphries et Kyle Shewfelt apportent de l’équipement sportif et initient des programmes pour les enfants et les jeunes défavorisés dans cette région.

Kaillie Humphries est aussi active au sein des Jeux olympiques spéciaux et fait régulièrement des visites dans les écoles primaires de Calgary pour discuter de l’importance de l’activité physique, de l’établissement d’objectifs et du refus de prendre de la drogue.

Plainte de harcèlement et poursuite

Au début d’octobre 2018, Kaillie Humphries annonce sur Twitter qu’elle se retirera de la compétition pour la saison à venir. En janvier 2019, elle a révélé à CBC News qu’elle avait déposé une plainte de harcèlement auprès de Bobsleigh Canada Skeleton (BCS) : « Je me suis retrouvée dans une situation où mon milieu de travail était perturbé et au sein duquel je ne pouvais plus compétitionner, dit-elle. J’ai déposé ma plainte avant le début de la saison, alors je ne peux pas trop en parler ni vous dire comment elle progresse. Actuellement, l’enquête se poursuit. »

La plainte de Kaillie Humphries est envoyée à une tierce partie en vue d’une enquête indépendante. L’athlète ne pas divulgue immédiatement le type de harcèlement dont elle dit être victime. En septembre 2019, toutefois, on apprend que la plainte est dirigée contre son ancien entraîneur Todd Hays. Kaillie Humphries déclare qu’il aurait été verbalement et mentalement abusif envers elle pendant la saison 2017-2018.

Kaillie Humphries allègue également qu’elle a été « chassée » de l’équipe canadienne de bobsleigh après avoir déposé la plainte et que Todd Hays a pris des mesures pour l’empêcher de participer. L’athlète poursuit BCS pour 45 millions de dollars pour avoir enfreint le code de conduite de leur contrat et refusé de la libérer de l’équipe afin qu’elle puisse concourir pour les États-Unis. Elle demande également aux tribunaux une injonction qui obligerait BCS à la libérer, mais la Cour du Banc de la Reine à Calgary rejette la demande le 17 septembre. La veille, le 16 septembre 2019, BCS annonce qu’elle a terminé son enquête sur la plainte de harcèlement de Kaillie Humphries. L’organisation détermine qu’il n’y a pas suffisamment de preuves à l’appui des allégations de l’athlète.


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