Pickering

Pickering, Ontario, constituée en ville en 2000, population de 91 771 habitants (recensement de 2016), de 88 721 (recensement de 2011). La ville de Pickering est située à 43 km à l’est de Toronto, sur le lac Ontario. Pickering a été nommée d’après la ville du même nom située dans le Yorkshire, en Angleterre. Pickering fait également partie de la municipalité régionale de Durham.



Peuples autochtones et colonisation

La ville de Pickering est située sur le territoire traditionnel des Hurons-Wendats, des Haudenosaunee et des Mississaugas (voir Anichinabé). À l’époque de la colonisation européenne, ce sont les Mississaugas qui habitent sur la rive nord du lac Ontario, incluant la région qui deviendra Pickering. Les archives indiquent que près de 800 colons vivaient dans le canton de Pickering en 1825. La région est, à cette époque, fortement boisée. Il y a trois scieries et quelques chantiers navals à l’embouchure de la rivière Rouge. La région attire aussi des agriculteurs de la Grande-Bretagne et des États-Unis. En 1850, lorsque Pickering devient un comté, sa population compte plus de 6000 habitants. Au cours des années 1870, la Frenchman’s Bay Harbour Company construit un phare, un quai et un silo à grains à Frenchman’s Bay. Un petit village se développe autour de ces installations.

En 1923, le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial concluent deux traités à la hâte afin d’anéantir le titre des Mississaugas sur ces terres. Les documents sont connus collectivement comme les Traités Williams, et le document en lien avec la région de Pickering est signé en novembre 1923. Il comprend quatre Premières Nations de Mississaugas : Alderville, Mud Lake (aussi connu comme Curve Lake), Rice Lake (maintenant connu sou le nom de Hiawatha) et Scugog Lake.

Développement

Pickering City Hall, Ontario

Pickering City Hall de Snowjam, sur Wikipédia anglais, sous la licence CC BY-SA3.0.

Durant la majeure partie de la fin du 19e et du début du 20e siècle, la région demeure principalement agricole. Le nombre de sa population reste constant. Comme pour plusieurs localités en périphérie de Toronto, le rythme du développement de Pickering s’accélère après la Deuxième Guerre mondiale. De nombreuses personnes s’y installent dans les années 1950. Après 1960, d’importants développements immobiliers voient le jour. Des entreprises industrielles s’y installent également, attirées par l’accès à l’autoroute 401 et à d’autres voies de transport. En 1965, Hydro Ontario commence la construction de la centrale nucléaire de Pickering, juste à l’est de Frenchman’s Bay, contribuant ainsi encore plus à la croissance de la région. En 1974, le canton est divisé entre les parties est et nord, comprenant les villages de Brougham, Claremont, Green River, Greenwood et Whitevale qui deviennent la ville de Pickering. Le reste devient la ville de Ajax.

Population

De nos jours, comme pour bien d’autres communautés de la région du Grand Toronto, la population de Pickering est ethniquement diversifiée. Selon le recensement de 2016, de larges groupes ethniques vivent dans cette ville, incluant des Asiatiques du Sud (15,2 % de la population), des Noirs (10,8 %), des Philippins (3,7 %) et des Chinois (2,7 %). La majorité des immigrants qui vivent à Pickering déclare leur pays d’origine comme étant le Royaume-Uni, suivi de la Jamaïque, de l’Inde, de la Guyane, et des Philippines. Les peuples autochtones comptent pour 1,2 % des résidents de Pickering.

Vie culturelle Le Pickering Museum Village, situé à Greenwood, est constitué d’une collection de bâtiments du 19e siècle au milieu desquels s’animent des interprètes en costume d’époque. On trouve quatre zones de conservation ainsi que Seaton Trail, qui préservent une partie des paysages naturels de la ville. De plus, la région de Pickering comprend une partie du parc urbain national de la Rouge.