La reine c. Truscott

En 1959, Steven Truscott, âgé de 14 ans, est déclaré coupable devant un tribunal pour adultes du meurtre de Lynn Harper, une fillette de 12 ans. Peu de causes dans la jurisprudence canadienne ont créé autant de controverse.

La reine c. Truscott

En 1959, Steven Truscott, âgé de 14 ans, est déclaré coupable devant un tribunal pour adultes du meurtre de Lynn Harper, une fillette de 12 ans. Peu de causes dans la jurisprudence canadienne ont créé autant de controverse. Dans son livre The Trial of Steven Truscott (1966), Isabel LeBourdais clame avec véhémence l'innocence de Truscott. Invoquant des incohérences dans la preuve et ce qu'elle croit être une preuve médicale discutable, elle affirme que la preuve n'appuie pas une déclaration de culpabilité et que les émotions entourant la cause ont empêché Truscott de subir un procès équitable. En raison de l'intérêt public soulevé par l'affaire, en 1966, le Parlement prend la décision inhabituelle de renvoyer l'affaire à l'examen de la COUR SUPRÊME DU CANADA. La Cour confirme la déclaration de culpabilité, mais la controverse ne cesse pas. Après avoir purgé 10 ans d'une peine d'emprisonnement à perpétuité, Truscott obtient la libération conditionnelle, insistant toujours sur son innocence. L'affaire a déclenché un débat sur la loi régissant les jeunes contrevenants, la PEINE CAPITALE et les modes de présentation de la preuve au jury.