Gustave Lanctôt

Gustave Lanctôt, O.C., archiviste et historien (né le 5 juillet 1883 à Saint-Constant, au Québec; mort le 2 février 1975 à Montréal). Gustave Lanctôt est un historien éminent, spécialiste de l’histoire de la Nouvelle-France. Il est archiviste fédéral de 1937 à 1948.



Études

Gustave Lanctôt étudie le droit à l’Université de Montréal avant d’être admis au Barreau du Québec en 1907. Il travaille un peu comme journaliste, avant d’entreprendre ses études supérieures. Il arrive à Oxford avec une bourse Rhodes, où il étudie l’histoire et les sciences politiques, de 1909 à 1911. Pendant ses études à Oxford, il joue pour le Oxford University Ice Hockey Club. Après avoir terminé ses études à Oxford, il étudie la littérature à la Sorbonne à Paris en 1911. Il retourne au Canada en 1912.

Carrière dans les archives

En 1912, Gustave Lanctôt commence à travailler dans les Archives publiques du Canada (maintenant Bibliothèque et Archives Canada). En 1916, pendant la Première Guerre mondiale, Gustave Lanctôt s’enrôle dans le Corps expéditionnaire canadien, où on l’engage à faire une mission spéciale pour le Canada qui consiste à rassembler les documents d’archives sur la guerre. Il exerce ses fonctions jusqu’en 1918.

Après la guerre, il obtient son doctorat de l’Université de Paris pour sa thèse L’administration de la Nouvelle-France (traduction anglaise : The Administration of New France). À son retour au Canada, il recommence son travail dans les Archives publiques, en occupant les postes d’archiviste adjoint, de directeur adjoint des trophées de guerre et de directeur des archives françaises. En même temps, il enseigne à l’Université d’Ottawa.

En 1937, on lui confie les fonctions de sous-ministre et d’archiviste fédéral. Il exerce les fonctions d’archiviste fédéral jusqu’à sa retraite en 1948.

Ouvrages publiés

Son abondant travail historique s’étend sur plus de 40 ans. Ses principaux ouvrages sont François-Xavier Garneau (1926), Histoire du Canada (publié en volumes de 1959 à 1964) et Montréal sous Maisonneuve (1966).

Spécialiste de l’histoire de la Nouvelle France, il a comme objectif d’écrire une histoire rigoureusement exacte, exempte du racisme qui, selon lui, entache l’école de Lionel Groulx, et de la tendance à présenter la Nouvelle-France en des termes exagérément héroïques. Ses idées amoindrissent son prestige aux yeux des traditionalistes et des intellectuels nationalistes.

En 1941, Gustave Lanctôt occupe le poste du président de la Société historique du Canada. En 1948-1949, il est président de la Société royale du Canada.

Prix et distinctions

  • Membre de la Société royale du Canada (1926)
  • Médaille J. B. Tyrrell en histoire, Société royale du Canada (1943)
  • Prix Champlain (1961)
  • Prix Montcalm (1962)
  • Prix littéraire du gouverneur général (1963)
  • Officier de l’Ordre du Canada (1967)