Premières nations autogouvernantes au Yukon

Le Yukon compte 14 Premières Nations, 11 d’entre elles disposant de l’autonomie gouvernementale, tandis que les 3 autres sont régies par la Loi sur les Indiens. À l’instar d’une province ou d’un territoire, les 11 Premières Nations bénéficiant d’une autonomie gouvernementale sont dotées de pouvoirs législatifs et exécutifs. En 1993, elles ont signé l’Accord‑cadre définitif (ACD) avec les gouvernements du Canada et du Yukon. L’ACD a servi de base à des accords d’autonomie gouvernementale individuels, conclus entre chaque Première Nation et les gouvernements territorial et fédéral, signés entre 1993 et 2006. (Voir également Revendications territoriales globales.) Bien que cet article porte essentiellement sur les 11 Premières Nations du Yukon bénéficiant de l’autonomie gouvernementale, on mentionnera les trois autres Premières Nations du territoire, à savoir la Première Nation de White River, la Première Nation de Liard et la Première Nation de Ross River.

Le Yukon compte 14 Premières Nations, 11 d’entre elles disposant de l’autonomie gouvernementale, tandis que les 3 autres sont régies par la Loi sur les Indiens. À l’instar d’une province ou d’un territoire, les 11 Premières Nations bénéficiant d’une autonomie gouvernementale sont dotées de pouvoirs législatifs et exécutifs. En 1993, elles ont signé l’Accord‑cadre définitif (ACD) avec les gouvernements du Canada et du Yukon. L’ACD a servi de base à des accords d’autonomie gouvernementale individuels, conclus entre chaque Première Nation et les gouvernements territorial et fédéral, signés entre 1993 et 2006. (Voir également Revendications territoriales globales.) Bien que cet article porte essentiellement sur les 11 Premières Nations du Yukon bénéficiant de l’autonomie gouvernementale, on mentionnera les trois autres Premières Nations du territoire, à savoir la Première Nation de White River, la Première Nation de Liard et la Première Nation de Ross River.


Premières Nations bénéficiant de l’autonomie gouvernementale, Yukon


Quelles sont les Premières Nations du Yukon bénéficiant de l’autonomie gouvernementale?

Voici la liste des 11 Premières Nations bénéficiant de l’autonomie gouvernementale au Yukon :

  • Premières Nations de Champagne et d’Aishikik
  • Première Nation des Na‑Cho Nyäk Dun
  • Conseil des Tlingits de Teslin
  • Première Nation des Gwitchin Vuntut
  • Première Nation de Little Salmon/Carmacks
  • Première Nation de Selkirk
  • Première Nation des Tr’ondëk Hwëch’in (Häns)
  • Conseil des Ta’an Kwäch’än
  • Première Nation de Kluane
  • Première Nation des Kwanlin Dün
  • Première Nation de Carcross/Tagish

Groupes linguistiques

Les Premières Nations du Yukon parlent huit langues autochtones, sept d’entre elles faisant partie de la famille des langues athapascanes, à savoir le gwich’in, le hän, le haut tanana, le tutchone du Nord, le tutchone du Sud, le tagish et le kaska, la huitième, le tlingit, n’ayant qu’un lointain lien de parenté avec cette famille linguistique.

Il existait une forte perméabilité linguistique entre les Premières Nations : de nombreux Kwäday Dän (« le peuple immémorial » en tutchone du Sud) parlaient, en effet, plusieurs langues, chacune d’entre elles comptant plusieurs dialectes. On peut notamment citer le cas des Tutchones du Sud, nombreux à commercer avec les nations côtières des Tlingits de l’Alaska. Ces échanges se matérialisaient officiellement, dans le cadre de partenariats et de mariages rendus publics. Dans ce contexte, la majorité des Tutchones du Sud étaient en mesure de parler les deux langues. Aujourd’hui, toutes les Premières Nations du Yukon se sont engagées à préserver, à développer et à promouvoir leur langue.

Historique

Traditionnellement, les familles des sociétés des Premières Nations sont des familles nombreuses et, dans de nombreuses régions, les hommes et les femmes se marient plus d’une fois. La plupart des cultures des peuples premiers du Yukon sont régies par un système de clan matrilinéaire, dans le cadre duquel les enfants appartiennent au clan maternel et se marient en dehors de leur propre clan. Les clans sont responsables de la terre, jouent un rôle dans l’organisation des échanges commerciaux et s’occupent de la terre et des animaux. Les enfants sont élevés par tout un groupe; dans leur très jeune âge, les grands‑parents, qui se « déplacent » à la même vitesse, jouent, auprès d’eux, le rôle de gardiens et d’enseignants. Une fois les enfants plus âgés et proches de la puberté, les tantes et les oncles du côté de la mère, appartenant donc au même clan, se chargent de leur éducation, veillant à ce que les jeunes femmes deviennent des couturières compétentes et les jeunes hommes de solides chasseurs.


Chaque jeune est élevé pour savoir se débrouiller dans de nombreuses situations et pour avoir une conscience aiguisée de la réalité. La culture autochtone exige de chacun une grande force physique, émotionnelle, mentale et spirituelle. Tout déséquilibre venant rompre cette harmonie, par exemple si quelqu’un néglige son esprit et donne la priorité à son corps, produit des conséquences fâcheuses, par exemple, une chasse infructueuse. Dans une culture si étroitement liée à la terre, personne ne peut s’offrir le luxe de comportements brouillons désorganisés. Chacun est constamment occupé, sachant ce qu’il a à faire et conscient des objectifs à atteindre. La culture fournit l’éducation, l’expérience et les connaissances nécessaires pour que tous soient toujours protégés et préparés et ne se retrouvent jamais dans une situation intenable. Les Autochtones ainsi élevés sont ingénieux et autonomes, au sein des groupes sociaux des Premières Nations, de la communauté et de la famille.

Le cycle annuel est étroitement lié aux saisons et aux migrations des animaux. De petites unités familiales se déplacent continuellement, de la débâcle des rivières et des lacs, au printemps, jusqu’au retour du gel à la fin de l’automne. Elles pêchent, par exemple du saumon, chassent notamment le caribou, cueillent, par exemple des canneberges et récoltent des herbes médicinales, notamment du sapin baumier, du mertensia et de l’achillée. La nourriture est stockée dans des caches en hauteur ou au niveau du sol, un peu partout sur leur territoire d’origine, en vue de l’hiver. Les mois froids peuvent s’avérer difficiles. De nombreux récits sur des périodes où il n’y avait pas d’animaux et où régnait la famine circulent encore aujourd’hui. Pendant l’hiver, les familles pratiquent le piégeage, chassent, pêchent au filet sous la glace et continuent à être largement occupées, en attendant le retour des oiseaux.

Contact avec les Européens et commerce des fourrures

Dans les années 1700, les nations tlingits, sur la côte de l’Alaska, commercent avec les Russes, apportant des marchandises à l’intérieur des terres. Les Russes introduisent le concept de propriété et de commerce, ainsi qu’un système de valorisation, dans le cadre duquel une arme à feu coûte « sa hauteur en peaux de fourrure empilées ». Les schémas saisonniers traditionnels évoluent lorsque des familles, venues de tout le Yukon, commencent à se rendre dans des centres de négoce avec les fourrures des animaux chassés pendant l’hiver, afin de les échanger contre des produits russes importés.

Les premières personnes non autochtones connues pour avoir pénétré au Yukon sont, dans les années 1800, des négociants en fourrure de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Ils établissent des postes de traite, du sud (territoire des Dénés kaskas) au nord (territoire de la Première Nation des Gwitchin Vuntut). Ils apportent du thé, de la farine et des outils, que les Premières Nations utilisent, sans changer leur mode de vie. La traite des fourrures constitue le principal moteur des échanges commerciaux et des relations entre les Premières Nations du Yukon et les étrangers non autochtones jusqu’en 1896, date à laquelle on découvre de l’or dans le Klondike.

Ruée vers l’or du Klondike

La ruée vers l’or du Klondike amène environ 40 000 personnes au Yukon, entre 1896 et 1899. Les prospecteurs emploient des membres des Premières Nations comme guides et comme porteurs. Malgré cette aide, de nombreux Cheechakos, c’est‑à‑dire des nouveaux venus dans la région n’ayant pas encore connu leur premier hiver, périssent. En 1905, la majorité des chercheurs d’or a quitté le territoire.


Ruée vers l’or du Klondike


Les répercussions de la ruée vers l’or ont été profondes. En 1902, Jim Boss, chef des Ta’an Kwäch’än, écrit à Ottawa pour demander au gouvernement fédéral de protéger les terres et les ressources des peuples autochtones. Le gouvernement lui répond, sans grand enthousiasme, affirmant que la police protégera son peuple et ses terres. À cette époque, des traités, conclus entre les Premières Nations et le gouvernement fédéral, portent sur une grande partie du territoire canadien. Par exemple, en 1905, neuf des onze traités numérotés ont déjà été signés, y compris le Traité no 8, qui s’applique à une grande partie des terres du sud‑est du Yukon. L’objectif d’Ottawa est alors de promouvoir cette région comme une route d’accès « entièrement canadienne » aux champs aurifères. Cependant, le gouvernement fédéral a pour politique de ne proposer des traités que lorsqu’il s’attend à ce que les régions concernées connaissent un développement économique à long terme et puissent faire l’objet d’une colonisation blanche. C’est pourquoi, estimant que la ruée vers l’or ne constitue qu’un épisode ponctuel, il ne propose pas de traités aux Premières Nations du Yukon.

Pensionnats indiens et route de l’Alaska

Dans la foulée de la ruée vers l’or, le Yukon connaît rapidement des évolutions importantes. Les pensionnats indiens et la route de l’Alaska constituent deux des facteurs ayant présidé à ces changements. Quatre pensionnats indiens, en activité, au Yukon, entre 1903 et 1985, font, à l’instar de ceux du restant du pays, des ravages dans la vie des Premières Nations.

La route de l’Alaska, entre Dawson Creek en Colombie‑Britannique et Big Delta en Alaska, qui traverse le sud‑ouest du Yukon, est construite pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Des membres des Premières Nations s’installent le long de la nouvelle route, à la recherche de travail. En outre, le gouvernement fédéral les force à déménager dans des centres administratifs, pour « bénéficier » de services éducatifs et sociaux. Ces délocalisations forcées ont des effets immenses sur le mode de vie migratoire de la plupart des Premières Nations du Yukon. Durant cette période, la totalité des fondements de la vie économique, sociale, culturelle et spirituelle des peuples autochtones de la région est profondément perturbée.

Together Today for Our Children Tomorrow


Together Today for Our Children Tomorrow


En 1973, une organisation appelée la Fraternité des Autochtones du Yukon, dirigée par le chef Elijah Smith, et une délégation de chefs du Yukon, présentent, au premier ministre Pierre Trudeau, un exposé de leurs griefs et une démarche en vue d’un règlement équitable. Ce document historique est intitulé Together Today for Our Children Tomorrow. À l’époque, il y a 12 Premières Nations au Yukon, et la Fraternité les représente toutes. Leurs principaux messages sont alors les suivants : « Nous devons briser la dépendance créée par les programmes gouvernementaux, tels que l’aide sociale », « Nous avons besoin d’aide pour réussir » et « Nous ne voulons pas la charité ». Le document précise que l’objectif des Autochtones du Yukon consiste « à obtenir un règlement, plutôt qu’un traité, qui les aidera, ainsi que leurs enfants, à apprendre à vivre dans un monde en mutation ».

Le premier ministre acquiesce à la demande de ses interlocuteurs, ce qui constitue une première pour le Canada, qui accepte de négocier une revendication territoriale globale.

Négociations sur l’autonomie gouvernementale

De nombreux obstacles doivent être surmontés, au cours des 20 années qui s’écoulent entre 1973 et 1993, date de signature de l’Accord‑cadre définitif. Certaines de ces difficultés concernent les Premières Nations, le Canada et le Yukon; il s’agit, par exemple, du choix des terres visées par le règlement et de l’organisation des pouvoirs décisionnels. D’autres, internes aux Premières Nations, portent, par exemple, sur l’inclusion ou non des personnes n’ayant pas le « statut d’Indien », ou sur l’équilibre à trouver entre l’indemnisation recherchée et l’octroi du statut d’autonomie gouvernementale.

En 1984, les négociations sont dans l’impasse. Les Premières Nations du Yukon rejettent, à l’issue d’un vote, une offre de règlement prévoyant une indemnisation importante, mais ni autonomie gouvernementale ni cogestion des terres et des ressources du Yukon. Le chef des GwichinVuntut, Joe Linklater, déclarera à ce propos : « Renoncer à un accord de plus de 600 millions de dollars a certainement été l’une des décisions les plus difficiles de ma vie. » En 1985, toutes les parties reviennent à la table des négociations. Au cours des huit années suivantes, elles s’efforcent conjointement de faire émerger une vision pour tous les enfants du Yukon de demain.

Accord‑cadre et accords individuels définitifs avec les Premières Nations

Le 29 mai 1993, 11 Premières Nations du Yukon et les gouvernements du Canada et du Yukon signent l’Accord‑cadre définitif (ACD). Ce dernier ne constitue pas un document juridique en tant que tel, mais plutôt un accord politique entre les signataires des Premières Nations, du Yukon et du Canada, jetant les bases des 11 accords définitifs qui seront conclus avec les Premières Nations du Yukon, qui auront, eux, contrairement à l’ACD, valeur de documents légaux, protégés par la Constitution.


Accord cadre définitif


Entre 1993 et 2006, les 11 Premières Nations négocient avec les gouvernements territorial et fédéral, sur la base de l’ACD, des accords particuliers à chacune d’entre elles. Ces ententes portent notamment sur le territoire visé et intègrent certains éléments uniques importants pour telle ou telle Première Nation signataire. Par exemple, la Première Nation de Kluane négocie, dans le cadre de son accord individuel, à titre de mesure de développement économique, un système d’étiquettes pour la chasse aux moutons sauvages. L’objectif est que le produit de ces chasses puisse être vendu aux enchères et générer d’importantes rentrées d’argent pour la Première Nation. En raison de leur complexité, certains accords mettent plus de temps à être conclus. Les ententes signées par la Première Nation des Kwanlin Dün et par le Conseil des Ta’an Kwäch’än, toutes deux situées dans la région de Whitehorse, doivent, de ce fait, traiter également des relations à mettre en place avec la capitale du territoire, et pas seulement avec le gouvernement territorial et avec le gouvernement fédéral.

En 1993, quatre Premières Nations concluent des accords : les Premières Nations de Champagne et d’Aishikik, la Première Nation des Na‑Cho Nyäk Dun, le Conseil des Tlingits de Teslin et la Première Nation des Gwitchin Vuntut. En 1997, la Première Nation de Little Salmon/Carmacks et la Première Nation de Selkirk s’ajoutent à la liste, suivies par la Première Nation de Tr’ondëk Hwëch’in, en 1998. Les quatre Premières Nations restantes signent des accords au début des années 2000 : le Conseil des Ta’an Kwäch’än, en 2002; la Première Nation de Kluane, en 2003; la Première Nation des Kwanlin Dün, en 2005; et la Première Nation de Carcross/Tagish, en 2006.

Je crois que ces accords définitifs visent l’avenir, c’est‑à‑dire nos futurs enfants. Leur « esprit » consiste à travailler, main dans la main, à la recherche de toutes les occasions de prospérité et d’harmonie. Le Yukon est toujours jeune. Il est, aujourd’hui encore, en train de gagner sa véritable indépendance, en tant que territoire unique par ses aspirations et par ses modalités de gouvernance. Les Premières Nations du Yukon renouent actuellement activement avec leur culture, avec leur langue et avec leur mode de vie qu’elles revitalisent. Le défi qui s’offre à elles maintenant consiste à trouver un équilibre entre le mode de vie des ancêtres et la modernité, et ce, aussi bien sur le plan de la vie quotidienne que sur celui de la gouvernance. Heureusement pour les Premières Nations du Yukon, le chemin de guérison vers l’indépendance est inscrit au plus profond de leurs récits, de leurs terres et de leurs langues. Leurs ancêtres les ont dotés de tous les outils nécessaires, il ne leur reste plus qu’à s’en saisir pour les utiliser.
Jocelyn Joe‑Strack, auteure, membre du Clan des loups, Premières Nations de Champagne et d’Aishikik

Aussi bien l’ACD que les accords définitifs individuels propres à chacune des nations incarnent une vision d’une gouvernance cogérée. Les universitaires et les signataires autochtones décrivent souvent cette vision comme faisant partie « de l’esprit et de l’intention » des traités modernes. Il existe, toutefois, de nombreuses interprétations de l’esprit et de l’intention de ces traités, notamment illustrées, de manière remarquable, en ce qui concerne le Yukon, par un arrêt de la Cour suprême du Canada, en 2017. Plusieurs parties, dont la Première Nation des Na‑Cho Nyäk Dun, la Première Nation des Tr’ondëk Hwëch’in et la Première Nation des Gwitchin Vuntut, intentent une action en justice concernant le bassin hydrographique de Peel, dans le nord‑est du Yukon. Elles soutiennent qu’en établissant un plan d’aménagement du territoire pour la région, le gouvernement territorial n’a pas respecté le processus de consultation explicité dans les ententes définitives qu’elles avaient signées. La Cour suprême se prononce largement en faveur l’argument des Premières Nations, les juges écrivant : 

« L’ACD est un modèle à suivre sur la voie de la réconciliation. Ce cadre établit des institutions d’autonomie gouvernementale et de gestion des terres et des ressources. Les ententes définitives conclues dans le cadre de l’ACD doivent favoriser chez les signataires une relation à long terme harmonieuse et empreinte de respect mutuel. Ainsi, les ententes définitives règlent les griefs du passé, tout en se tournant vers l’avenir. »

Gouvernance

Les 11 Premières Nations du Yukon ayant signé une entente individuelle sont dotées de leurs propres accords d’autonomie gouvernementale. Ceux‑ci reconnaissent leur droit d’élaborer leur propre constitution et de promulguer des lois concernant les terres visées par le règlement et leurs citoyens. Elles peuvent, par exemple, adopter des politiques en matière d’aménagement du territoire, de justice ou d’éducation. Chaque nation a, ainsi, créé ou adopté, un modèle de gouvernance différent.

Le choix du chef et des conseillers se fait principalement par la voie électorale, sans que ce soit toujours le cas. Certaines Premières Nations, comme le Conseil des Tlingits de Teslin, reconnaissent que leurs clans (Kukhhittan, Ishkitan, Yanyedi, Deshitan et Dakhlawedi) sont dotés de l’autorité nécessaire pour nommer les membres du Conseil exécutif et du Conseil général. Les représentants des Premières Nations siègent dans les commissions d’administration des revendications territoriales et occupent des postes de direction au sein du gouvernement du Yukon. Comme l’envisageait le document Together Today for our Children Tomorrow, les Premières Nations du Yukon sont aujourd’hui des contributeurs clés de l’économie du Yukon. Elles assument un rôle de leadership en matière d’innovation énergétique, de gestion des terres et des ressources et d’éducation.