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Association d'études canadiennes (AEC)

Fondée en 1973 et basée à Montréal, l’Association d’études canadiennes (AEC) a débuté à titre de société savante comptant plus de 150 membres institutionnels et 600 membres individuels. Elle s’est efforcée de donner suite aux principales recommandations de l’étude de T. H. B Symons, intitulée Se connaître (1975), qui soulignait l’existence d’un écart considérable dans les connaissances des Canadiens sur le pays. L’AEC a proposé de remédier à cette situation en promouvant la connaissance du Canada par l’enseignement, la recherche et les publications.

Association d'études canadiennes (AEC)

Historique

L’organisation aborde d’abord les études canadiennes comme une exploration interdisciplinaire de tous les aspects de l’environnement social, culturel et physique du Canada, de son système économique et de sa place dans le monde. Elle soutient des études thématiques sur le Canada en tant qu’entité, plutôt que d’offrir des bourses pour des études régionales ou fondées sur une seule discipline. Au cours de ses deux premières décennies d’existence, l’AEC organise des conférences et dirige des publications universitaires sur des thèmes nationaux, notamment le Nord canadien, le Canada et la mer, le discours théorique dans la communauté canadienne, l’écologie et la culture, et la pratique des arts au Canada. Elle entreprend également des projets sur l’histoire du Canada, le multiculturalisme, le cinéma et l’enseignement supérieur.

Évolution

Dans les années 1990, le mandat, la mission et le modèle de financement de l’AEC se veulent un hybride entre une société savante/universitaire, une maison d’édition et un gestionnaire de projet. Financées principalement par le programme d’études canadiennes du ministère du Patrimoine canadien, les activités de l’AEC s’adressent à des personnes extérieures au milieu universitaire qui souhaitent approfondir leur connaissance du Canada.

En 1999, l’AEC réduit l’importance de ses programmes universitaires en faveur d’une approche d’éducation publique axée sur le partage d’informations sur le Canada en dehors de l’université. Les programmes de l’AEC, y compris sa publication phare, Thèmes canadiens, ne sont donc plus des activités universitaires. Elles visent plutôt un grand nombre d’éducateurs, de décideurs politiques et de représentants de la société civile canadiens. L’objectif est de promouvoir une meilleure compréhension du Canada et, en partenariat avec le ministère du Patrimoine canadien, de faire de la connaissance de l’histoire du Canada une priorité.

L’AEC se donne donc le défi de mesurer les connaissances historiques des Canadiens et leurs effets sur leur sentiment d’appartenance au Canada. À cette fin, l’AEC met en place une capacité de recherche interne et publie régulièrement des rapports évaluant le niveau d’intérêt et de connaissance du pays. Au fil du temps, l’AEC mène des recherches pour les décideurs politiques et d’autres parties prenantes sur un ensemble de sujets variés, en mettant de plus en plus l’accent sur la question des langues officielles, du multiculturalisme et de l’immigration.

En 2013, l’Association des Canadiens prend en charge la gestion du Congrès national Metropolis sur l’immigration et l’intégration, le plus grand rassemblement annuel de prestataires de services aux immigrants, de décideurs politiques et de chercheurs au pays. La recherche sur les politiques d’immigration devient ainsi une part de plus en plus importante de la mission de l’AEC et en 2015, l’AEC établit l’Indice canadien de mesure de l’intégration (ICMI). En 2003, l’Association crée la publication Diversité canadienne qui devient éventuellement la publication officielle du Congrès Metropolis.

Une conférence internationale sur l’état des études canadiennes, organisée par l’AEC en 1981, mène à la création du Conseil international des études canadiennes (CIEC). Le mandat du CIEC est de promouvoir, à l’échelle mondiale, l’étude, la recherche, l’enseignement et la publication d’ouvrages savants sur le Canada dans toutes les disciplines et dans tous les pays. En fin de compte, le CIEC devient une fédération rassemblant plus de vingt associations d’études canadiennes à l’étranger qui, jusqu’en 2008, comprend l’AEC. En 2012, le financement du CIEC est interrompu par le ministère des Affaires étrangères du Canada (aujourd’hui Affaires mondiales Canada).

Depuis 2008, l’AEC poursuit un nombre limité d’initiatives de transfert des connaissances avec plusieurs autres pays. Depuis 2017, elle supervise, en collaboration avec des partenaires américains et mexicains, le Forum Metropolis sur la politique migratoire en Amérique du Nord.

L’AEC de nos jours

Bien qu’elle soit toujours décrite comme une association, l’AEC fonctionne davantage comme un groupe de réflexion ou un institut de recherche qui aborde les questions relatives aux identités canadiennes tout en offrant aux Canadiens des possibilités d’élargir leurs connaissances sur leur pays. L’AEC continue à encourager un dialogue national sur l’immigration, l’intégration et les identités en établissant des liens entre la communauté des décideurs politiques, le monde universitaire et la société civile, comme en témoignent les conférences, les publications et les recherches de l’organisation.

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