Bataillon Mackenzie-Papineau

 Le docteur Norman BETHUNE, certainement le Canadien présent en Espagne le plus célèbre, crée et dirige un service de transfusion sanguine.

Portrait de Norman Bethune, pris à Madrid, en Espagne, en 1937 (avec la permission des Bibliothèque et Archives Canada/PA-114788).
Transfusion sanguine, unité de
Douze cents partisans canadiens de la cause républicaine se rendent en Espagne pour combattre sous la bannière du bataillon de Mackenzie-Papineau. Norman Bethune, que l'on aperçoit ici en train de donner une transfusion, est le plus célèbre d'entre eux (Avec la permission de Bibliothèque et Archives Canada/C-67451)

Bataillon Mackenzie-Papineau

Bataillon Mackenzie-Papineau est le nom collectif de quelque 1300 volontaires canadiens qui sont membres des brigades internationales recrutées pour venir en aide au gouvernement républicain appuyé par les communistes, et combattre les fascistes de Franco durant la Guerre civile espagnole (juillet 1936 à mars 1939). Il y a un bataillon portant le nom des chefs de la RÉBELLION DE 1837 qui se joint à la XVe brigade internationale anglophone le 1er juillet 1937, à Albacete, en Espagne. D'autres Canadiens gagnent les rangs du bataillon Abraham Lincoln, du bataillon britannique et d'autres unités, y compris des détachements d'aide médicale et de transport.

Le docteur Norman BETHUNE, certainement le Canadien présent en Espagne le plus célèbre, crée et dirige un service de transfusion sanguine. Les « Mac-Paps » prennent part à cinq campagnes majeures, dont l'assaut sur Fuentes de Ebro le 13 octobre 1937, la défense de Teruel en décembre et janvier, les « retraites » de mars et d'avril 1938 et une contre-attaque sur le fleuve Èbre au cours du dernier été de la guerre. Le bataillon est dirigé par Edward Cecil-Smith, commandant militaire et chroniqueur de l'actualité ouvrière pour un journal de Toronto, et par Saul Wellman, syndicaliste de New York et commissaire politique de l'unité. Lorsque les Mac-Paps se retirent du conflit en septembre 1938, on rapporte que le bataillon ne compte plus que 35 hommes en état de marcher.

À leur retour au pays au début de 1939, les survivants, soit seulement la moitié des volontaires originaux, sont accueillis par des sympathisants, mais n'ont droit à aucun accueil officiel. En avril 1937, le gouvernement du Canada avait adopté la Loi sur l'enrôlement à l'étranger, qui interdit aux Canadiens de participer à des guerres étrangères, et la Loi sur les douanes, qui prévoit la réglementation gouvernementale des exportations d'armes. Causes d'une gêne en hauts lieux, les Mac-Paps languissent dans l'obscurité jusqu'aux années 70, alors que des livres, des films et des pièces de théâtre font connaître leur histoire.


Lecture supplémentaire

  • V. Hoar, The Mackenzie-Papineau Battalion (1969).