Bonnie Devine

Bonnie Devine, artiste, écrivaine, professeure (née le 12 avril 1952 à Toronto, en Ontario). Membre de la Première Nation de Serpent River, Bonnie Devine est une artiste et écrivaine ojibwée de premier plan. Elle a appliqué la mythologie et les traditions orales ojibwées au dessin, à la peinture, à la sculpture, aux interventions localement ciblées, à l’interprétation et à la vidéo. Elle a tenu une exposition solo, The Tecumseh Papers, à la Art Gallery of Windsor, en 2013. Elle a également été présentée avec d’autres artistes autochtones à l’exposition Anishinaabe Artists of the Great Lakes, au Musée des beaux-arts de l’Ontario. Elle est professeure agrégée à l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario, et elle est la présidente fondatrice du programme de culture visuelle autochtone de l’université. Elle a reçu le Prix du Gouverneur Général en arts visuels et médiatiques en 2021.

Bonnie Devine, artiste, écrivaine, professeure (née le 12 avril 1952 à Toronto, en Ontario). Membre de la Première Nation de Serpent River, Bonnie Devine est une artiste et écrivaine ojibwée de premier plan. Elle a appliqué la mythologie et les traditions orales ojibwées au dessin, à la peinture, à la sculpture, aux interventions localement ciblées, à l’interprétation et à la vidéo. Elle a tenu une exposition solo, The Tecumseh Papers, à la Art Gallery of Windsor, en 2013. Elle a également été présentée avec d’autres artistes autochtones à l’exposition Anishinaabe Artists of the Great Lakes, au Musée des beaux-arts de l’Ontario. Elle est professeure agrégée à l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario, et elle est la présidente fondatrice du programme de culture visuelle autochtone de l’université. Elle a reçu le Prix du Gouverneur Général en arts visuels et médiatiques en 2021.

Éducation

Bien que Bonnie Devine soit née et élevée à Toronto, elle est membre de la bande de Serpent River. Elle maintient un lien profond avec la région de Serpent River, située dans le centre-nord de l’Ontario. Bonnie Devine retourne aux études dans sa quarantaine. En 1997, elle obtient son diplôme avec distinction en beaux-arts et une spécialisation en sculpture et en installation, de l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario. Elle obtient ensuite sa maîtrise en beaux-arts de l’Université York en 1999.

Début de carrière

Dès ses débuts, le travail de Bonnie Devine explore ce qui s’est arrivé aux peuples autochtones et à la terre elle-même dans la région de Serpent River, dans le centre-nord de l’Ontario. Bonnie Devine applique la mythologie et les traditions orales ojibwées au dessin, à la peinture, la sculpture, aux interventions localement ciblées, à l’interprétation, et à la vidéo. Smallpox Blankets (1995) est une œuvre multimédia composée de cinq sculptures murales qui ressemblent à de vieilles couvertures tachées de boue. Faisant allusion à la manière dont les peuples autochtones ont été infectés et décimés par des couvertures infestées par la variole, cette œuvre ressemble également à des cartes géographiques de paysages pollués. Earth-Braid (1999) est une longue tresse d’herbe tissée posée au sol qui évoque la manière dont la vie humaine et la terre, et peut-être en particulier les femmes, sont tressées les unes dans les autres.

Les deux séries de techniques mixtes de Bonnie Devine, Book of Transformation (1999) et Book of Radiance (1999), sont occasionnellement visionnaires et extatiques. Elles abordent également les problèmes de souillures du paysage par les industries, et par les mines d’uranium plus particulièrement. Une œuvre de Book of transformation, intitulée « and two nights I waited » (« et deux nuits j’ai attendu »), dépeint des bandes pourpres descendant d’une lune rayonnant au-dessus de collines ondulantes dans la nuit; on y sent l’attente d’une vision mythique, voire même rédemptrice. Dans une pièce de Book of Radiance intitulée « We lived in a mysterious country » (« Nous vivions dans un pays mystérieux »), des formes sont disposées sur une pente verte abrupte qui s’élève devant un ciel taché de nuages blancs. Cette œuvre implique qu’afin de respecter le monde naturel comme étant sacré, il doit également conserver son mystère pour nous.

La première exposition solo importante de Bonnie Devine, Radiation and Radiance, se tient à la Gallery 1313 de Toronto en 1999. Cette exposition est suivie de l’exposition Time/Space/Presence à la galerie A Space Gallery, en 2000, toujours à Toronto. En 2003 et 2004, son exposition solo Stories from the Shield fait une tournée à divers endroits à travers le Canada, notamment au Centre culturel ojibwé de l’île Manitoulin en Ontario; à la Justina M. Barnicke Gallery de la Hart House, à l’Université de Toronto; à la Art Gallery de Sudbury; et à la Urban Shaman Gallery à Winnipeg.

Écriture et conservation d’expositions

Bonnie Devine met sur pied l’exposition des œuvres de l’artiste ojibwée Daphne Odjig, lauréate d’un Prix du Gouverneur général, The Drawings and Paintings of Daphne Odjig : A Retrospective, qui fait une tournée dans divers endroits canadiens, dont le Musée des beaux-arts du Canada, entre 2007 et 2010. Elle écrit un essai pour le catalogue de l’exposition qui présente les œuvres. Bonnie Devine écrit également un essai pour le catalogue d’une exposition des œuvres d’Anong Beam (la fille de Carl Beam) à la Latcham Gallery à Stouffville, en Ontario.

Projets récents

En 2010, l’exposition de Bonnie Devine, Medicine Basket, Body Bags à la Station Gallery de Whitby en Ontario poursuit son exploration sur la dévastation causée aux lacs, aux cours d’eau, et aux terres du nord de l’Ontario par les mines d’uranium. L’une des œuvres principales de cette exposition, Canoe, présente un canot de pleine grandeur enveloppé de papier sur lequel est dessiné et écrit au goudron, ce qui s’est passé dans ces régions. Pour Bonnie Devine, les histoires rédigées directement sur le canot rapprochent celles-ci de leur source : l’eau et la terre. Et pour Bonnie Devine, la pollution n’est pas que physique; elle constitue l’un des moyens par lesquels la technologie occidentale et le capitalisme industriel ont conspiré pour voler l’esprit de la Terre.

Pour son exposition The Tecumseh Papers à la Art Gallery of Windsor à Windsor en Ontario, Bonnie Devine utilise deux sculptures en terre cuite du 19e siècle de Hamilton MacCarthy, Tecumseh (1896) et Brock (1896) comme sources d’inspiration. Elle utilise des peintures, des dessins, des installations et des vidéos pour rendre hommage à Tecumseh et pour explorer la manière dont la Proclamation royale de 1763, le Traité de Greenville de 1795, et le Traité de Gand de 1814 ont eu un impact sur la vie des peuples autochtones de la région.

En 2021, Bonnie Devine a reçu le Prix du Gouverneur général en arts visuels et médiatiques pour « l’impact de sa pratique artistique, pour son engagement à mettre de l’avant les voix autochtones, [et pour] sa contribution à la recherche révisionniste et à l’éducation postsecondaire, en particulier pour les élèves autochtones. »

Voir aussi Artistes autochtones importants; Art autochtone contemporain.