Capitulation de Montréal, 1760

La bataille des plaines d’Abraham et la capitulation de Québec en 1759 rendent la situation stratégique de la Nouvelle-France désespérée. Malgré une victoire lors de la bataille de Sainte-Foy, les forces françaises se voient isolées à Montréal par les forces britanniques. Le commandant français, François-Gaston de Lévis, souhaite continuer la lutte. Cependant, le gouverneur de la Nouvelle-France, Pierre-Rigaud de Vaudreuil, décide de rendre la ville. Il souhaite éviter plus de pertes humaines inutiles. Lors de la capitulation de Montréal aux forces britanniques le 8 septembre 1760, la Grande‑Bretagne réalise effectivement sa conquête de la Nouvelle‑France.

La bataille des plaines d’Abraham et la capitulation de Québec en 1759 rendent la situation stratégique de la Nouvelle-France désespérée. Malgré une victoire lors de la bataille de Sainte-Foy, les forces françaises se voient isolées à Montréal par les forces britanniques. Le commandant français, François-Gaston de Lévis, souhaite continuer la lutte. Cependant, le gouverneur de la Nouvelle-France, Pierre-Rigaud de Vaudreuil, décide de rendre la ville. Il souhaite éviter plus de pertes humaines inutiles. Lors de la capitulation de Montréal aux forces britanniques le 8 septembre 1760, la Grande‑Bretagne réalise effectivement sa conquête de la Nouvelle‑France.


Guerre de Sept Ans (carte)

Contexte militaire

Au cours de l’été 1760, trois armées britanniques convergent vers l’île de Montréal de trois directions. Ils remontent le fleuve Saint‑Laurent à partir de Québec, descendent du lac Ontario et avancent sur la rivière Richelieu. En août, les Sept Nations du Canada — les alliés autochtones de la France — négocient le Traité d’Oswegatchie avec les Britanniques. Les miliciens canadiens commencent à rentrer à la maison, car James Murray fait brûler les fermes de ceux qui continuent à se battre. Ce qui reste de l’armée française, menée par François-Gaston de Lévis suite à la mort de Louis-Joseph de Montcalm, se retrouve à Montréal.

En septembre 1760, la situation est donc désespérée pour les forces françaises en Amérique du Nord. Néanmoins, François-Gaston de Lévis souhaite poursuivre le combat pour défendre l’honneur de l’armée française.

Capitulation

Le gouverneur Pierre-Rigaud de Vaudreuil convoque un conseil de guerre le 6 septembre 1760. Devant la situation, les officiers lui recommandent de négocier les conditions de la reddition avec le général Jeffrey Amherst.

Cependant, les conditions imposées par le général Amherst au gouverneur Vaudreuil sont beaucoup plus sévères que celles de la capitulation de Québec. Elles sous‑entendent la reddition de la colonie de la Nouvelle‑France. Les trois premiers articles refusent également à l’armée française les honneurs habituels de la guerre. Face à ces demandes humiliantes, le chevalier de Lévis propose de combattre l’ennemi, ce que le gouverneur refuse. Forcé de se rendre, François-Gaston de Lévis aurait fait brûler les drapeaux régimentaires sur l’île Sainte-Hélène pour éviter qu’ils tombent dans les mains de l’ennemi.

Le 8 septembre 1760, Pierre-Rigaud de Vaudreuil signe la capitulation de Montréal et de la Nouvelle-France.

Conséquences

Suite à la capitulation de Montréal, un régime militaire britannique est instauré pour remplacer l’administration coloniale française en attendant la signature d’un traité de paix définitif (voir Traité de Paris de 1763).

Entre 1760 et 1763, plus de 4 000 colons retournent en France. Grâce aux demandes françaises lors des négociations, le droit privé de propriété et le droit civil selon la Coutume de Paris sont garantis, de même que la liberté de pratiquer le catholicisme. L’article 40 garantit aux alliés autochtones de la France le droit à leurs biens et aux missionnaires. Les historiens seront toujours reconnaissants à Pierre-Rigaud de Vaudreuil d’avoir aussi demandé la protection des archives de l’administration française.