Charlottetown

​Charlottetown, Île-du-Prince-Édouard, constituée en 1855, population 36 094 (recens. 2016) 34 562 (recens. 2011). Charlottetown est la capitale de l'Île-du-Prince-Édouard, le chef-lieu du comté de Queens et la principale municipalité de la plus petite province du Canada. Elle est située dans un vaste port s'ouvrant sur le détroit de Northumberland, où trois rivières confluent. La ville est sise sur une pointe peu élevée entre les rivières Hillsborough (East) et North (Yorke), juste à l'opposé de l'embouchure du havre. La banlieue s'étend de l'autre côté de la rivière Hillsborough vers Stratford, ainsi qu'entre les rivière North et West (Eliot) à Cornwall. En plus de ses fonctions administratives, Charlottetown dessert un arrière-pays agricole étendu et se trouve au centre des communications insulaires. Son climat favorable, ses plages toutes proches et son titre de « berceau de la Confédération » en font aussi un lieu touristique très fréquenté.

Histoire

Peuplement autochtone

On sait que les premiers peuples autochtones ont foulé l'Île-du-Prince-Édouard il y a au moins 10 600 ans. Les Mi'kmaqs s’y sont installés il y a à peu près 2000 ans. Ce peuple nomade fréquente la région de Charlottetown, car les trois rivières permettent d'accéder facilement aux différentes parties de l'île. La nourriture est abondante à Abegweit, nom donné à l'île par les Mi'kmaqs. Au fil des saisons, on y trouve notamment des plantes comestibles, du gibier de grande et de petite taille, des oiseaux aquatiques, des anguilles, des poissons, des mollusques, des crustacés et des mammifères marins comme les phoques et les morses.

Peuplement européen

La colonisation de la région remonte à 1720, lors de l'arrivée d'une expédition envoyée par le comte de Saint-Pierre, qui s'établit à l'ouest de l'entrée du havre, au site nommé Port-La-Joie. Avec l'arrivée des Européens dans les Maritimes, les Mi'kmaqs prennent part à la traite des fourrures, ce qui bouleverse leur mode de vie traditionnel et les expose à de nouvelles maladies mortelles.

En 1730, le gouvernement français prend le contrôle de l'Île-Saint-Jean (ancien nom de l'île). Port-La-Joie devient dès lors le centre administratif, même si d'autres parties de l’île possèdent un potentiel commercial supérieur. Cette décision sera respectée par les nouveaux maîtres de la région, les Britanniques, qui prennent le contrôle après la capitulation de Louisbourg en juillet 1758. Le mois suivant, l'arrivée des troupes britanniques à Port-La-Joie scelle le sort de ses habitants qui, tout comme les autres Français et Acadiens présents sur l'île, fuient les lieux ou sont arrêtés, puis déportés. (Voir Histoire de l'Acadie).

Les Britanniques donnent à l’établissement le nom de Fort Amherst et renforcent ses défenses. Toutefois, en 1768, le topographe en chef adjoint de la Nouvelle-Écosse, Charles Morris, conçoit un nouveau site urbain de l'autre côté du havre. Ce village est nommé Charlottetown en l'honneur de Charlotte, épouse du roi George III. Pourtant éloigné des lieux de pêches lucratifs, l'emplacement offre d'excellentes voies de pénétration grâce aux rivières et il se trouve à proximité de la Nouvelle-Écosse et de la route vers Halifax.

À l'origine, le plan de la ville prévoit de larges rues formant un quadrillage dont l'axe principal s'oriente vers le Nord à partir de la rivière Hillsborough. Il y a aussi un terrain communal pour un éventuel agrandissement et une terre de la Couronne pour des pâturages et des jardins. Des emplacements sont choisis pour la halle, l'église, le palais de justice et la prison, mais il faudra un certain temps avant que ces installations soient prêtes.

En 1769, le statut de la ville est rehaussé par une décision du gouvernement britannique :l'île, rebaptisée Île-du-Prince-Édouard en 1799, se sépare de la Nouvelle-Écosse et le petit hameau devient capitale de la nouvelle colonie. Le premier gouverneur, Walter Patterson, qui arrive à Charlottetown en 1770, entreprend l'implantation de services administratifs essentiels, mais surtout le traçage de routes vers les régions éloignées de la colonie. Comme les régions agricoles progressent, Charlottetown devient une ville de commerce ainsi qu'un centre d'administration et de communications. Ces fonctions demeurent les éléments essentiels de son économie.

En 1775, Charlottetown est attaquée par des corsaires américains. Ceux-ci pillent des maisons, dérobent le sceau officiel de la colonie et kidnappent deux représentants du gouvernement. À la suite de ces événements, les systèmes de défense, construits avant la Révolution américaine, sont renforcés.

Développement

Au XIXe siècle, la construction navale et l'exploitation de navires font partie intégrante de l'économie de Charlottetown. De plus, les petites manufactures, notamment les tanneries, les brasseries et les fabricants de souliers, diversifient quelque peu l'économie. En 1870, la construction navale a pratiquement cessé dans la ville, mais la finition de navires construits ailleurs sur l'île se poursuit et le port demeure un important point de distribution. Après 1880, l'économie locale est minée par le déclin de l'industrie de la construction navale ailleurs sur l'Île-du-Prince-Édouard et par la mauvaise performance de l'industrie du transport naval due à un ralentissement du commerce international.

À cause des ressources financières modestes de Charlottetown et de l'opposition vigoureuse aux taxes, la prestation de services à la communauté se fait avec parcimonie. En général, les améliorations dans les domaines de la lutte contre les incendies et les maladies ne sont entreprises qu'après les désastres, comme le grand incendie de 1866 ou l'épidémie de variole de 1887. Néanmoins, à la fin du XIXe siècle, Charlottetown dispose de services modernes : eau courante, égouts, éclairage électrique des rues, ainsi que des hôpitaux et des écoles convenables. Sa vie culturelle est diversifiée.

Les voies de communication, notamment les services de cabotage par bateaux à vapeur, le chemin de fer, le télégraphe et le téléphone, permettent à la ville d'étendre son influence sur de plus grandes distances à l'intérieur de l'île. Elles renforcent l'interdépendance économique entre la ville et les régions rurales, même si des difficultés de communication avec les centres de commerce continentaux mettent en évidence l'isolement relatif de Charlottetown.

Conférence de Charlottetown
Les délégués des provinces se rencontrent \u00e0 Charlottetown pour envisager l'union des colonies de l'Amérique du Nord britannique.

En 1864, la première d'une série de conférences qui ont mené à la création du Canada en 1867 se tient à Charlottetown. L'Île-du-Prince-Édouard n'a rejoint la Confédération qu'en 1873, mais, grâce à la Conférence de Charlottetown, la ville peut revendiquer le titre de « berceau de la Confédération ».

De plus en plus présente dans l'économie de Charlottetown, l'industrie touristique a été stimulée par la construction d'un important hôtel par une compagnie ferroviaire en 1931, puis a pris de l'expansion grâce à la construction de motels au cours des années 1950 et 1960. Une bonne partie de cette industrie est fondée sur le rôle qu'a joué Charlottetown dans la Confédération. Ensemble, la province, la municipalité et le privé promeuvent la ville en tant que berceau de la Confédération, stimulant ainsi le tourisme et le développement économique local. La Salle des fondateurs, créée dans un atelier de réparation ferroviaire patrimonial à titre de Projet du millénaire et surnommée « Pavillon du Berceau du Canada », relate l'histoire du Canada de 1864 à aujourd'hui. À l'occasion du 150e anniversaire de la Conférence de Charlottetown, de nombreux événements ont souligné tout au long de l'année 2014 l'importance de la ville en tant que berceau de la Confédération.

Paysage urbain

Université de l
L' Université est créée en 1969 par le fusionnement de deux établissements réputés d'enseignement établis au XIXe siècle.

Charlottetown est aujourd'hui une ville de contrastes. Une atmosphère de ville-marché côtoie les aménagements culturels, d'importants bureaux administratifs et deux établissements d'enseignement supérieur : le Holland College et l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard. De vastes banlieues aux centres commerciaux modernes contrastent avec le Vieux Charlottetown, le cœur bien conservé du centre-ville.

La ville entretient un riche héritage d'imposantes résidences patrimoniales comme Beaconsfield, site du patrimoine entièrement restauré qui abrite aujourd'hui le musée de l'Île-du-Prince-Édouard et la Fondation du patrimoine. On y trouve aussi des rues datant du XIXe siècle, telles que Victoria Row et Great George Street. Parmi les bâtiments publics importants sur le plan historique, on retrouve l'hôtel de ville de style victorien, la Province House, bâtiment de style néo-classique où loge l'Assemblée législative et la Government House, de style plutôt géorgien.

Le parc Victoria, aménagé sur 40 acres de terres offertes à la ville par le gouvernement fédéral en 1875, est situé près du centre-ville de Charlottetown et surplombe le port. Prisée des résidents de la ville, cette aire de loisirs verdoyante se trouve à côté de la résidence du lieutenant-général.

Les églises offrent plusieurs exemples remarquables de styles d'architecture, dont les plus frappants sont ceux de la basilique catholique Saint-Dunstan, avec ses tours élancées, et de la magnifique chapelle All Souls de la cathédrale anglicane St. Peter's, richement ornée des peintures de Robert Harris. Le Sir Louis Henry Davies Law Courts Building jouxte un réaménagement du quartier du port qui comporte des logements, des boutiques et des bureaux. À la fin des années 1990, le terrain industriel adjacent a été transformé par l'ouverture de la Water Street Parkway, par la création d'une zone commerciale sur Peake's Wharf et par l'aménagement d'un vaste parc à Confederation Landing. Des précautions ont été prises pour garantir que les nouveaux aménagements, comme celui-ci ou le Confederation Court Mall, situé au centre-ville, respectent le patrimoine architectural de la ville tout en aidant à maintenir un noyau urbain vivant.

Population

Au cours du 19e siècle, la population de Charlottetown représente environ 9 % de la population totale de l’île et croît au même rythme que cette dernière. La plupart des colons viennent d’Angleterre, d’Écosse ou d’Irlande, en plus de nombreux Acadiens et un petit nombre de ressortissants d’autres ethnies. En 1848, plus de la moitié de la population est native de l’île. En 1873, lors de l’entrée de l’Île-du-Prince-Édouard dans la Confédération, Charlottetown est la 11e ville en importance au Canada.

Au 20e siècle, la population de Charlottetown et de ses environs augmente régulièrement, plus rapidement que celle de l’île au total, mais ne peut pas suivre le rythme de la croissance urbaine fulgurante du reste du Canada. La population de la ville diminue d’environ 3 % entre 1976 et 1991, mais au cours de la même période, la population de sa région métropolitaine augmente de 38,5 %. En avril 1995, la ville fusionne avec six villes avoisinantes (West Royalty, East Royalty, Sherwood, Parkdale, Hillsborough Park et Winsloe) et les propriétés du Queen Elizabeth Hospital y sont annexées. Ainsi, la ville multiplie sa superficie un peu plus de six fois et sa population double. Néanmoins, l’étalement urbain se poursuit. En 2016, l’agglomération de recensement de Charlottetown compte près de deux fois plus d’habitants que la ville même (69 325).

Selon le recensement de 2016, les personnes qui se sont déclarées d’origine écossaise constituent le groupe ethnique le plus important, représentant 37,1 % de la population de la ville, suivies par les Canadiens (34,4 %) et les Anglais (28,3 %). Les minorités visibles représentent 12,3 % de la population de la ville, les Chinois, les Asiatiques du Sud, les Noirs et les Arabes constituant les communautés les plus importantes de ce groupe.

Économie et population active

Beaucoup d’industries du 19e siècle, dont la construction navale, ont disparu. À leur place, des usines de transformation du poisson, des fruits de mer, des boissons, des produits laitiers et des produits de la viande ainsi que de fabrication de divers produits métalliques se sont établies. La ville accueille aussi les nouvelles industries de la biotechnologie et de la technologie de l’information. Grâce au port, des produits agricoles sont exportés et des produits pétroliers importés.

En raison des investissements du gouvernement et de partenariats, les industries de la biotechnologie et de la technologie de l’information comptent parmi les secteurs affichant la plus forte croissance à Charlottetown. Néanmoins, une grande partie des résidents de la ville travaillent dans l’administration publique.

Les soins de santé et l’aide sociale, le commerce de détail, l’hébergement et les services de restauration, et l’éducation comptent également parmi les industries importantes de la ville.

Transport

La mise sur pied d'un service spécial de courrier par voie aérienne à l'hiver 1929-1930 démontre le potentiel du transport aérien comme complément aux navires à vapeur et aux traversiers pour wagons et voitures qui relient Charlottetown au continent. Après 1932, des vols réguliers vers Moncton, au Nouveau-Brunswick, partent d'Upton Field, au nord-ouest de la ville. En 1938, la capacité limitée du site et le désir de lutter contre le chômage incitent la ville à construire, au nord de Charlottetown, un plus grand aéroport municipal sur une parcelle de terre de 300 acres. Au début des années 1940, celui-ci est au centre d'un réseau de liaisons desservies par la compagnie locale Maritime Central Airways. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement fédéral agrandit considérablement les installations, permettant ainsi à la Royal Air Force de mettre en œuvre son Plan d'entraînement aérien du Commonwealth britannique, puis à l'Aviation royale du Canada d'y installer son école de navigation aérienne. Après la guerre, le ministère fédéral des Transports améliore les installations à diverses reprises. En 1999, la gestion de l'aéroport est confiée à la Charlottetown Airport Authority Inc.

Sur l'île, des routes améliorées favorisent les déplacements en voiture et en autobus, compromettant ainsi la viabilité économique des trains de passagers, qui cessent de rouler en 1969. De même, les camions nuisent grandement au transport ferroviaire des marchandises, ce qui mène, vingt ans plus tard, à l'abandon complet du réseau ferroviaire. Le pont de la Confédération, « liaison fixe » qui enjambe le détroit de Northumberland entre l'Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick, est inauguré en 1997. Le plus long pont au monde surplombant des eaux prises par les glaces atténue sensiblement l'éloignement de Charlottetown des autres centres canadiens. En ville, la voiture règne également en maîtresse. Le transport en commun y est presque absent jusqu'en 2005, lorsqu'un service d'autobus viable est mis sur pied par un partenariat public-privé novateur.

Communications

Au cours des dernières décennies, la ville augmente son apport aux communications de la province. The Guardian, le quotidien de Charlottetown, est publié depuis les années 1870. Plusieurs petits éditeurs locaux, notamment Acorn Press, Retromedia Publishing, Bunim and Bannigan Ltd et St. Peter Publications, font paraître des ouvrages de littérature, de poésie, de théologie et d'histoire. Le musée de l'Île-du-Prince-Édouard et la Fondation du patrimoine, tout comme Island Studies Press, publient des ouvrages traitant de la province.

Administration et politique

Avant la constitution de la ville en 1855, le gouvernement est assuré par l'administration coloniale, les organisations bénévoles et les citoyens. La constitution est motivée par le besoin d'améliorer les services physiques et par deux événements externes : la réalisation d'un gouvernement responsable sur l'île en 1851 et la fin de la guerre de Crimée en 1854, qui conduit au départ de la garnison des soldats britanniques réguliers qui maintenaient la loi et l'ordre. La ville est divisée en cinq quartiers, qui élisent chacun deux membres au Conseil commun dirigé par le maire.

Au cours des années qui suivent la constitution de la ville, le nombre de conseillers et la durée de leur mandat varient, mais la structure de base de l’administration demeure stable jusqu'à l'annexion de Spring Park en 1958. La croissance des banlieues comme Sherwood et Parkdale engendre des difficultés administratives que la fusion de 1995 vient régler. Aujourd’hui, le conseil est composé d'un maire et de dix conseillers, représentant chacun l’un des dix quartiers de la ville. Les élections ont lieu tous les quatre ans.

Plusieurs maires ont laissé leur marque dans la communauté. Thomas H. Haviland (1857-1867) qui, de façon exceptionnelle, demeure longtemps en poste, donne le ton avec des budgets municipaux modestes. Le lieutenant-colonel J. David Stewart (1951-1958) saisit les occasions engendrées par l'après-Deuxième Guerre mondiale pour favoriser le développement. Dorothy Corrigan (1968-1971) est la première mairesse de Charlottetown et la première à faire du poste un emploi à temps plein.

Vie culturelle

La vie culturelle de Charlottetown puise son inspiration des zones rurales avoisinantes, créant un mélange de culture urbaine et de valeurs traditionnelles.

La ville compte bon nombre de lieux historiques nationaux de la province, notamment Apothecaries Hall, Dundas Terrace, l'hôtel de ville de Charlottetown, la chapelle All Souls, Ardgowan, la basilique catholique Saint-Dunstan, Government House, Fairholm, l'arrondissement historique de la rue Great George et le Centre des arts de la Confédération. Inaugurée en janvier 1847, la Province House abrite l'Assemblée législative de l'Île-du-Prince-Édouard. Par ailleurs, la Conférence de Charlottetown de 1864 s'est tenue dans l'ancienne chambre du Conseil législatif. Parcs Canada et la province de l'Île-du-Prince-Édouard entretiennent conjointement le site.

Le Centre des arts de la Confédération est fondé en 1964 à titre de monument commémoratif national du Canada dédié aux Pères de la Confédération. Le Centre occupe tout un quadrilatère, soit l'ancien Marquet Square. L'important Festival de Charlottetown y élit domicile. Depuis 1965, Anne of Green GablesThe Musical, la plus ancienne comédie musicale en activité au Canada, a attiré des millions d'amateurs de théâtre au Centre. Deux chorales renommées y ont également vu le jour, les Chanteurs de la Confédération et la chorale d'enfants du Centre de la Confédération. En plus du théâtre, l’établissement abrite entre autres une bibliothèque et une galerie d'art. Il représente la plus grande installation de la sorte dans le Canada atlantique et propose une collection exceptionnelle d'œuvres de Robert Harris.

Le calendrier social annuel de Charlottetown est rempli de festivals et de concerts extérieurs. Par exemple, Old Home Week, tenu au milieu de l'été, célèbre le style de vie insulaire. Parmi les musiciens réputés de la ville, on compte l'auteure-compositrice-interprète Nancy White, le contrebassiste jazz Patrick Reid, et les chanteurs John Connolly, Dennis Ellsworth et Joey Kitson de l'ancien groupe de rock celtique Rawlins Cross.

Charlottetown est bien représentée parmi l'élite de la compétition sportive internationale. William Halpenny (Happenny) a remporté la médaille de bronze en saut à la perche aux Jeux olympiques de 1912, alors que David « Eli » MacEachern a remporté la médaille de bronze en bobsleigh aux Jeux olympiques de Nagano en 1998. Lori Kane est l'une des meilleures golfeuses professionnelles au Canada. Après une brève période au cours de laquelle les Sénateurs d'Ottawa géraient une équipe-école dans la ville, l'intérêt s'est à nouveau porté sur le hockey junior. Les Islanders de Charlottetown, équipe actuelle de la ville, font partie de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Enfin, le Charlottetown Driving Park est l'une des plus importantes pistes de courses attelées en Amérique du Nord.


Charlottetown

Population (ville)

36 094 (2016)

Rang au Canada

128

Année d’incorporation

1855

Superficie

44,34 km2

Altitude

48,8 m

Température moyenne quotidienne en juillet

18,71°C

Température moyenne quotidienne en janvier

-7,74°C

Précipitations annuelles

1158,2 mm

Heures d’ensoleillement par année

1009,25

Lecture supplémentaire

  • Douglas Baldwin and Thomas Spira, ed, Gaslights, Epidemics and Vagabond Cows (1988); Benjamin Bremmer, Memories of Long Ago (1930); A.H. Clark, Three Centuries and the Island (1969); Edward MacDonald, If You're Stronghearted: Prince Edward Island in the Twentieth Century (2000); Irene L. Rogers, Charlottetown: The Life in Its Buildings (1983); A.B. Warburton, A History of Prince Edward Island (1923).

Liens externes