Peters, Thomas

Thomas Peters, chef de la communauté noire (v. 1738 -- Freetown, Sierra Leone, 25 juin 1792). Durant la Guerre de l'Indépendance américaine, l'Angleterre promet la liberté et l'égalité aux esclaves de propriétaires rebelles qui se joignent à la cause LOYALISTE.

Peters, Thomas

Thomas Peters, chef de la communauté noire (v. 1738 -- Freetown, Sierra Leone, 25 juin 1792). Durant la Guerre de l'Indépendance américaine, l'Angleterre promet la liberté et l'égalité aux esclaves de propriétaires rebelles qui se joignent à la cause LOYALISTE. Parmi les milliers qui répondent à l'appel, Peters s'engage dans les Black Pioneers et y devient sergent. Après la défaite britannique, quelque 3500 Noirs loyalistes sont transportés en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick. Les promesses d'égalité n'étant pas respectées pour des raisons de désorganisation et de discrimination, Peters est choisi pour aller présenter la cause des Noirs à la Couronne. En 1790, il se rend à Londres avec des pétitions faisant état des griefs des Noirs. On leur refuse notamment le droit de voter et d'être jugé par procès devant jury ainsi que des concessions de terres équitables.

À Londres, Peters rencontre des représentants de la Sierra Leone Co., dont la colonie pour esclaves affranchis en Afrique de l'Ouest est à la recherche de colons noirs. Il retourne en Amérique du Nord en possession d'un plan financé par le gouvernement offrant terres gratuites et indépendance en Sierra Leone. En janvier 1792, près de 1200 Noirs quittent Halifax pour l'Afrique, où ils fondent Freetown. Entre-temps, par le truchement de réformes administratives, le lieutenant John Clarkson, l'agent de migration officiel, y devient gouverneur avec un conseil formé de Blancs nommés. Peters dirige un mouvement d'opposition contre le nouveau système, mais il meurt de « la fièvre » avant d'obtenir des résultats concrets. Les membres survivants de la migration continuent de développer Freetown en une capitale commerciale et politique, où leurs descendants sont encore connus comme des « Néo-Écossais » et où le souvenir de Thomas Peters est celui d'un chef pionnier courageux.