Michael Holcombe Wilson

Michael Holcombe Wilson, C. C., homme politique, diplomate, banquier d’investissements, défenseur de la santé mentale (né le 4 novembre 1937 à Toronto, en Ontario; décédé le 10 février 2019). Michael Wilson est reconnu comme un des ministres du Cabinet les plus brillants du gouvernement progressiste-conservateur de Brian Mulroney. Michael Wilson est aussi un ardent défenseur de la santé mentale. Il a été nommé compagnon de l’Ordre du Canada en 2010.




Michael Wilson à l’ambassade du Canada à Washington, D.C., États-Unis, le 24 mars 2009. Michael Wilson a été ambassadeur du Canada aux États-Unis de 2006 jusqu’à son remplacement par Gary Doer en 2009. Avant d’entreprendre sa carrière diplomatique, Michael Wilson a été directeur des placements à Bay Street, à Toronto, où il a été élu député progressiste-conservateur à la Chambre des communes du Canada dans l’élection générale de 1979. Il a été ministre dans divers ministères au sein des gouvernements de Joe Clark et de Brian Mulroney.

(National Guard Bureau/Wikimédia, CC)

Enfance et début de carrière

Élevé dans le quartier aisé de Rosedale, à Toronto, Michael Wilson étudie au Upper Canada College et à l’Université de Toronto où il obtient un diplôme en commerce en 1959. En 1961, il se joint à la société de placement Harris and Partners Ltd. Hormis deux ans passés au ministère des Finances, de 1964 à 1966, il évolue dans le milieu des affaires de Toronto pendant 18 ans et il est nommé premier vice-président de Dominion Securities lnc., de 1973 à 1979.

Carrière politique

Michael Wilson est élu à la Chambre des communes en 1979, à titre de député conservateur d’Etobicoke Centre, et il est ministre d’État au Commerce international durant le court règne du gouvernement de Joe Clark. Il est candidat à la direction du Parti progressiste-conservateur en 1983, mais, déçu des résultats du premier tour de scrutin, il appuie la candidature de Brian Mulroney. Il est ministre des Finances en 1984. Avisé, doté d’une forte personnalité et travailleur acharné, il est généralement considéré comme l’un des ministres du Cabinet ayant connu le plus de succès dans le gouvernement Mulroney.

Michael Wilson joue également un rôle prépondérant dans la réforme de la structure canadienne d’imposition et dans les négociations visant à réduire les barrières tarifaires entre le Canada et les États-Unis. L’une de ses actions les plus controversées à titre de ministre des Finances est l’introduction, en 1990, de la Taxe sur les produits et services (TPS). Le gouvernement doit invoquer un obscur article de la Loi constitutionnelle pour nommer des sénateurs additionnels et ainsi faire adopter cette loi par la Chambre haute.

En 1991, Michael Wilson quitte le ministère des Finances pour un poste de ministre de l’Industrie, des Sciences et de la Technologie, et du Commerce international, un nouveau ministère d’envergure visant à favoriser une plus grande compétitivité du Canada. En 1991-1992, il négocie un nouveau traité de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique (voir aussi ALENA et Libre-échange).

Carrière après la politique

Michael Wilson se retire de la politique en 1993 et il devient président de Michael Wilson International, une société internationale de consultants et de services financiers. Ensuite, il occupe des postes de direction à la Banque Royale du Canada, à UBS Canada et à Barclays Capital Canada.

Ambassadeur et chancelier

En 2006, le premier ministre Stephen Harper nomme Michael Wilson ambassadeur du Canada aux États-Unis. Il occupe ce poste jusqu’en 2009.

Michael Wilson est chancelier du Trinity College (UFT) de 2003 à 2006 et chancelier de l’Université de Toronto de 2012 à 2018.

Défenseur de la santé mentale

Michael Wilson est aussi un ardent défenseur de la santé mentale. Il est déterminé à mettre fin à la stigmatisation associée à la maladie mentale. Au début des années 1990, son fils Cameron souffre d’une grave dépression qui mène à son suicide en 1995. Après le décès de son fils, Michael Wilson s’implique dans des groupes tels le Centre de toxicomanie et de santé mentale, le Partenariat NeuroScience Canada et la Commission de la santé mentale du Canada. En 2010, on le nomme Compagnon de l’Ordre du Canada, en reconnaissance de ses efforts pour défendre la santé mentale : « Partout au Canada et ailleurs, Michael Wilson s’est fait le champion des personnes souffrant de maladies mentales, faisant en sorte qu’elles soient mieux comprises, acceptées et soutenues. Défenseur des plus respectés, il a sensibilisé les milieux des affaires et les communautés d’un bout à l'autre de l’Amérique du Nord aux coûts socio-économiques de la maladie mentale. »