Piapot

Piapot (également orthographié Payipwat, qui signifie « Celui qui connaît les secrets des Sioux », appelé Kisikawasan à sa naissance, ce qui veut dire « Éclair dans le ciel »), chef cri (né en 1816, dans le sud des Prairies; décédé en 1908, dans la réserve Piapot, en Saskatchewan). Au cours d’une longue vie, s’étant étendue sur 92 ans, Piapot a été témoin de grands changements dans les prairies canadiennes, notamment la disparition du bison et l’installation de non‑Autochtones sur des terres autochtones. En tant que chef, Piapot a résisté à l’assimilation et s’est efforcé de respecter les coutumes et les traditions cries.

Piapot (également orthographié Payipwat, qui signifie « Celui qui connaît les secrets des Sioux », appelé Kisikawasan à sa naissance, ce qui veut dire « Éclair dans le ciel »), chef cri (né en 1816, dans le sud des Prairies; décédé en 1908, dans la réserve Piapot, en Saskatchewan). Au cours d’une longue vie, s’étant étendue sur 92 ans, Piapot a été témoin de grands changements dans les prairies canadiennes, notamment la disparition du bison et l’installation de non‑Autochtones sur des terres autochtones. En tant que chef, Piapot a résisté à l’assimilation et s’est efforcé de respecter les coutumes et les traditions cries.


Piapot
Piapot a assuré la protection de son peuple pendant la Rébellion du Nord-Ouest en jurant fidélité au gouvernement (avec la permission des Archives du Glenbow Museum).

Jeunesse

Quand il était enfant, Piapot (alors connu sous le nom de Kisikawasan) et sa grand‑mère ont été enlevés de force à leur communauté crie par les Dakotas (Sioux). Les Cris le ramènent chez lui après un raid contre les Sioux, alors qu’il a 14 ans. C’est alors qu’il reçoit le nom de Piapot ou Payipwat, qui signifie « Celui qui connaît les secrets des Sioux ».

Rôle en tant que chef

Lorsque Piapot est encore jeune, les Cris se déplacent librement à travers les plaines et le bison est abondant. Avec l’arrivée des colons, cependant, la vie dans les Prairies commence à changer : les terres des Cris sont submergées par une immigration massive, les bisons disparaissent et les Autochtones sont isolés dans des réserves. (Voir aussi Peuples autochtones des Plaines au Canada.)

En tant que chef de sa bande, approximativement de 1846 à 1899, Piapot a pour mission de guider son peuple dans ces temps difficiles et de négocier avec les autorités coloniales les meilleures conditions possibles. Il mène à bien cette tâche avec beaucoup d’habileté et de savoir‑faire. Il obtient des concessions de la part des représentants gouvernementaux, en jouant sur sa double réputation d’ennemi dangereux et de personnage loyal.

Traité no 4 et réserve de Piapot

Le Traité no 4 est signé en 1874, en l’absence de Piapot, parti chasser. Il signe toutefois cette entente, en 1875, après la promesse de diverses ressources et d’une assistance médicale pour son peuple. (Voir également Traités numérotés.)

À l’issue d’une année, au cours de laquelle sévissent la maladie et la famine, sur la réserve qui a été allouée aux siens, près de Indian Head, en Saskatchewan, Piapot décide, en 1883, que son peuple ne pourra jamais survivre à cet endroit. Grâce à sa volonté et à ses talents de négociateur, il réussit à obtenir un bien meilleur emplacement, dans la vallée de la Qu’Appelle, où les poissons, les volailles et d’autres gibiers abondent. Il s’y installe avec sa bande en 1884. À l’origine, il souhaitait s’implanter dans la région de Cypress Hills, mais le gouvernement avait rejeté sa demande.

Relations avec le gouvernement

En 1885, Piapot assure la protection de son peuple en déclarant sa loyauté au gouvernement pendant la rébellion du Nord‑Ouest. Néanmoins, il résiste à l’assimilation, refuse la conversion au christianisme et défend fermement les coutumes et les croyances des Cris (voir également Religion et spiritualité des Autochtones au Canada.) En 1899 (certaines sources disent 1902), le ministère des Affaires indiennes le dépose comme chef, pour avoir permis une cérémonie traditionnelle à laquelle le gouvernement s’opposait. Cependant, sa bande continuera à le considérer comme chef jusqu’à sa mort et, en Saskatchewan, on se souvient encore de lui avec beaucoup de fierté.